

15 Juin 1928 - 9 Septembre 2006.
Arrangements sous la direction de
La Maison Darche Services funéraires
Chambly, QC.
Les Ancêtres Dubois qui sont venus de France jusqu’à aujourd’hui.
Les Ancêtres Dubois
Michel Dubois et Marie Texier
Michel Dubois : marié à Marie Texier de St-Bonnet de Bellac dans la Marche, diocèse de Limoges. Cette commune fait aujourd’hui partie du département de la Haute-Vienne.
Premier au Canada
Ancêtre#1-Jean Dubois et Antoinette Limousin
Originaire du Limousin, plus exactement de Saint Bonnet de Bellac né vers 1659, Arrondissement Bellac, Limoges, France, il émigra au Canada vers la fin du 16e siècle. Il s’établit à Champlain et exerça le métier de maçon. Marié à Catherine Jean en 1688, qui lui donna une fille et décéda après un peu plus d’un an à Champlain, Québec, Canada.
Le veuf jeta son dévolu sur deux autres compagnes, Geneviève Tinon, tout d’abord, puis Anne Brault, allant dans chaque cas jusqu’à passer contrat, mais c’est Jeanne Rault qu’il conduisit à l’autel en 1693, puis Antoinette Limousin, le 17 janvier 1713, fille de Hilaire et de Marie-Antoinette Lefebvre. Celles-ci lui donnèrent respectivement 6 et 2 enfants, dont un seul fils dans chaque cas. Il décéda le 24 Septembre 1738 à Champlain, Québec, Canada
Ancêtre#2- Jean-Baptiste Dubois et Geneviève Dubord (Latourelle)
Jean-Baptiste Dubois : né vers 1714 à Champlain, Québec, Canada et décédé vers 1793. Il a été marié chez le notaire Lalosse le 8 février 1740 à Champlain, Québec, Canada, à Geneviève Dubord (Latourelle) née le 7 Janvier 1714 fille de Jean Baptiste Latourelle (1683-) et Marie Thérèse Laferrière (1688-1761)
Ancêtre#3- François Dubois et Marie Jos (Josette) Frappier
François Dubois: Né vers 1746 à Champlain, Québec, Canada, décédé le 13 Novembre 1809. Il a été marié à St-Cuthbert le 27 février 1775, à Marie Josephete Frappier (Frapier) née vers 1756 et décédée le 28 Avril 1821 à St Cuthbert, Berthier, Québec, Canada. Elle était la fille d’Étienne Frappier et de Marie-Josephete Dénommé (Délaunay), marié à Bethier Québec, le 18 août 1755.
Ancêtre#4-Alexis Dubois et Marie Pincence
Alexis Dubois: Né 28 juillet 1789 à St Cuthbert, Québec, Canada et décédé 3 May 1869 à St Cuthbert, Québec, Canada. Il a marié le 23 janvier 1809 à St-Cuthbert, Josephete Pincince, née en 1792. Fille de Jean Noël Pincince et Marie Josephete Pin. Ils eurent 5 enfants.
1-Norbert Dubois: né le 14 Février 1830 à St Cuthbert, Québec. Décédé en 1951. Marié à Emérence Chevrette à St-Cuthbert le 9 juillet 1850, fille d’Alexis Chevrette et de Geneviève Durand, Il élit domicile à St-Didace.
2-Caroline Dubois : née le 31 Août 1834 et Mariée à Alexis Brousseau 12 juin 1871à St-Cuthbert, Québec.
Ancêtre #5 de Bernard Dubois au Canada
3- Louis Dubois: Marié à St-Cuthbert Québec, à Julie Morel de la Durantaye, fille d’André et Marie Morel, le 24 février 1835.
4-Dubois Pierre : Né en 1827 et décédé en 1892, marié à Angèle Denis, née en 1824 et décédée en 1909. Ils se marièrent en 1850.
5-Alexis Dubois : Marié à Archange Morel. Ils eurent Léocardi Dubois qui se maria en 1887 à Horace Sarazin.
Ancêtre#5- Louis Dubois et Julie Ladurantaye (dit Morel)
Louis Dubois: Né le 2 mai 1815, décédé le 26 juin 1891, marié à Julie Morel (Ladurantaye) le 24 février 1835 à St-Cuthbert. Ils eurent 6 enfants.
1-Louis Dubois : né en 1835 à St Didace, Québec, Canada marié à Zoé Brouillet. Il aurait été recensé à Ottawa (City/Cité) Ottawa (Ward/Quartier, Ottawa (City/Cité), Ontario, Canada en 1901
2-Ludger Dubois : né en 1841 à St-Didace, Québec, et décédé le 25 Mars 1905, St-Didace, Maskinongé, Québec, Canada. Il a marié Théophise Marcil de St Jean De Matha, Québec, et qui décéda le 6 juillet 1897 St-Didace, Québec.
Ancêtre # 6 de Bernard Dubois au Canada
3-Aimé Dubois : Né en 1853 à St-Cuthbert, Québec et décédé le 5 avril 1935 à St-Didace, Québec. Il a été marié à Marie-Louise Brousseau (Mme Ludger) 1864-1904. Ils ont eu 13 enfants.
4-Louise Dubois: mariée à Cyriac Pichette le 2 juin 1865.
5-Hercule Dubois : né le 24 Août 1846 St Didace, Québec, Canada marié à Élisabeth Champagne le 11 janvier 1869. Elle est née en 1846.
6-Julie Dubois: Marié à Jean-Baptiste Joliette. Au recensement de 1901 Montréal (City/Cité) Saint-Jacques (Ward..., Montréal (City/Cité), Quebec, Canada6- Aimé Dubois et Marie-Louise Brousseau
Ancêtre#6-Aimé Dubois (Amédé) et Marie-Louise Brousseau
Aimé Dubois (Amédé) : né en 1853 à St-Cuthbert, Québec et décédé le 5 avril 1935 à St-Didace, Québec. Il a marié Marie-Louise Brousseau fille d’Agélina Adam ou Sophie Arvieux et de Joseph Brousseau. Elle est née en 1854 et décédée le 8 février 1904 aux États-Unis. Ils se marièrent à St-Didace, compté Maskinongé le 6 mars 1883. Ils eurent 10 enfants.
1-Marie Anna Dubois: née le 28 juillet 1872 et décédée le 9 mars 1888 à l’âge de 15 ans à St-Didace, Québec.
2-Joseph Dubois: né le 17 mars 1874 à St-Didace et décédé 14 novembre 1944
1er mariage : marié le 22 août 1895 à Délima Brousseau : décédée le février 1904.
2e mariage de Joseph Dubois : marié à Adèle Lagacé le 29 novembre 1905, qui est décédée le 3 mai 1945. Ils eurent 4 enfants.
• 1-Pamélia Dubois : née le 27 mai 1897
• 2-Arthur Dubois : né le 19 août 1899. Il a eu 9 enfants.
• 3-Aldéa Dubois : née le 23 septembre 1906 à St-Didace, Québec. Elle a mariée Eugène Parent le 15 juillet 1925.
• 4-Élia Dubois : née le 24 juin 1908 à St-Didace, Québec. Elle a mariée à Antonio Rousseau le 10 juillet 1927. Elle a eu 19 enfants.
3- Aimé Dubois: né le 19 février 1876 et décédé le 22 avril 1943. Il a marié Évelina Sarrasin le 20 février 1906. Elle est née le 13 Novembre 1886 à St Didace, Québec, a et est décédée le 17 Juillet 1945 à Albanel, Québec. Elle a été recensée aux États-Unis en 1900 à Waterbury, New Haven, Connecticut. Ils eurent 7 enfants.
• 1-Rose Alba Dubois: née le 18 février 1907 à Albanel, Québec, mariée à Rosaire Parent le 13 juillet 1925.
• 2-Ovide Dubois : né le 21 juin 1908 à Normandin, Québec, Canada et marié à Bernadette Plourde le 8 avril 1931.
• 3-Alma Dubois : née le 19 avril 1909 à Albanel, Québec, et décédée le 5 septembre 1909 à Albanel, Québec.
• 4-Alexina Dubois : née le 23 septembre 1910 à Albanel, Québec, et décédée le 11 octobre 1954 ou 1944 à Albanel Québec.
• 5-Régina Dubois : née le 19 janvier 1912 à Albanel Québec, mariée à Philippe Plourde le 8 juillet 1912. Elle est décédée le 20 juin 1966 à Albanel Québec.
• 6-Ernest Dubois : né le 10 juin 1913 à Albanel, Québec, marié à Angela Grondin le 5 mai 1937.
• 7-Erneste Dubois : née le 11 juin 1918 à Albanel, Québec. Elle a mariée Benoît Lavoie le 4 juin 1940.
4-Marie-Georgiana Dubois: née le 10 mai 1878 à St-Didace, Québec. Elle a mariée Olivier Gagnier le 4 juin 1899.
5-Camille Dubois: né le 8 juillet 1880 à St-Didace, Québec, et décédé le 14 décembre 1885 à St-Didace, Québec, Canada à l’âge de 5 ans.
6-Marie-Anne Dubois: née le 8 novembre 1892 à St-Didace, Québec. Elle a mariée Étienne Brissette le 9 janvier 1912.
7-Adolphe (Delphis) Dubois: né le 8 mai à St Didace, Québec,
1er mariage marié à Denise Gagné le 11 août 1908.
2e mariage Alexina Franche le 10 juin 1943.
8-Délima Dubois: née le 14 juin 1886 à St-Didace, Québec, et mariée à Joseph Longpré le 14 mai 1907.
9-Camille Dubois: né le 14 mars 1888 à St-Didace, Québec, et marié à Marie Brousseau le 22 juin 1909. Recensement 1910 US Central Falls Ward 3, Providence, Rhode Island. Ils eurent 1 enfant.
• 1-Ovide Dubois : né le, marié à Florentine Longpré le 25 février 1936.
Ancêtre # 7 de Bernard Dubois au Canada
10-Dubois Hormisdas : Né le 2 février 1890 à St Didace, Québec et est décédé le 7mai 1964 à Châteauguay, Québec marié le 8 juillet 1912 à St Félix de Valois, à Flore Aubin. Ils eurent 13 enfants. (voir Hormisdas)
11- Dubois Édouard : né le 14 octobre 1894 à St-Didace, Québec.
12-Marie (RoseAlma) Dubois : née le 17 mars 1899 à St-Didace, Québec, et mariée à Liboire Brousseau. Ils ont eu une fille Edilda Brousseau.
13- Marie Aldéa Dubois: née le 5 avril 1901 à St-Didace, Québec, et mariée à Marcil J.Georges le 22 septembre 1920.
14- Marie Clara Dubois: née le 8 juillet 1906 et mariée à Elséar Desjardins le 31 décembre 1924.
7e Génération au Québec. Grand père directe de Bernard
Hormisdas Dubois et Flore Aubin
Hormisdas Dubois, né le 2 février 1890 à St-Didace, Québec, décédé le 7 mai 1964 à Châteauguay, Québec, et inhumé à Côte des Neiges Lot 1968V. Mariée le 8 juillet 1912 à Flore Aubin (Auzia) née le 27 juin 1893 à St-Cuthbert, Québec. Il a demeuré avec ses parents jusqu’en 1921, (avec une belle mère). Il a acheté une terre à Albanel au montant de 7,000$.
Ils eurent 13 enfants.
Hormisdas et Flore passaient leur temps à jouer aux cartes.
50e anniversaire de mariage 1962
Cimetière Cote des Neige lot 1968V Montréal, Québec. Où sont enterrés Flore, Hormisdas Dubois en 1964 www.cimetierenddn.org/fr/le_cimetiere/acces.asp
Les enfants de Hormisdas Dubois
1- Cécile Dubois et Raoul Guay
Cécile Dubois: née le 25 avril 1913, à St-Didace, Québec. Décédée en 2006, mariée le 19 avril 1933, à Raoul Guay, décédé le 8 janvier 1972. Cécile : Parrains : Aimé Dubois et Angelina Adam. Ils eurent 11 enfants
1-Lucie Guay : née 9 janvier 1934. Mariée le 24 juin 1953 à Jacques Galarneau.
Le mariage
2-Rose Guay (de Lima): née le 9 février 1935, mariée le 11 mai 1955 à Maurice Girard, né le 14 juillet 1934. Ils ont eu 3 enfants.
1-Girard Doris; née le 14 février 1956
2-Girard Danielle: née le 12 juillet 1957
3-Girard Michelle : née le 29 mai 1958
3-Thérèse Guay: née le 21 avril 1936, Mariée le 2 avril 1956, à Clément Thibault. Ils ont eu 4 enfants.
1-Thibault Gilles : né le 28 novembre 1956
2-Thibault Carole : née 6 octobre 1957.
3-Thibault Christiane : née le 17 décembre 1958.
4-Thibault Linda née le 20 janvier 1961.
4-Lucienne Guay : 23 août 1939, Sœur Marie Thérèse 1960. Elle a enseigné à l’école secondaire de Laprairie (secondaire 2)
5-Marie-Claire Guay: née le 1 avril 1941, marié le 15 avril 1963 à Yvan Girard (frère de Maurice) décédée le 2 mars 1998 du cancer du pancréas.
6-Camille Guay: né le 18 février 1943, marié le 23 juin 1963 à Danielle.
7-Irène Guay: née le 1er janvier 1944.
8-Gertrude Guay : née le 22 juillet 1946.
9-Léo Guay:
10-Rosaire Guay:
11-Ghislaine Guay: née le 24 décembre 1954.
2- Alphonse Dubois né le 10 juillet 1914, décédé le 9 juin 1921
Flore était de nouveau enceinte de son 8e enfant et un mois avant l'accouchement, un autre de mes petits frères, nommé Alphonse, commence à se plaindre de maux de ventre. Dans le temps, la flanelle chaude était recommandée pour le mal de ventre. De fait, après quelques heures, il avait moins mal. Cependant, il est décédé tout doucement le 9 juin 1921. Ce qu'on appelait à l'époque "coliques cordées" n'était en fait que l'appendicite, qu'on soigne aujourd'hui avec du froid et non de la chaleur. Le 8 juillet 1921, le nouvel Alphonse est venu au monde. La liste d'enfants s'est allongée par la suite: un couple de jumeaux, Gérard et Léo, une fille Thérèse, mes parents étaient contents de voir arriver une fille. Après, ce fut Rosaire le tannant et Armand le beau bébé rose, le seul dont je me souviens à sa naissance. Nous étions 13 enfants: 1 décédé vers l'âge de 7 ans, 2 couples de jumeaux, un garçon, une fille et deux garçons.
3- Alphonse Dubois et Marcelle Pelletier
Alphonse Dubois; né le 8 juillet 1921 à Albanel, Québec. Parrains : Camille Dubois et Marie Brousseau. Il part pour l’armé le 24 août 1942, il est blessé le 26 avril 1945. Il est de retour juillet 1945. Mariée à la paroisse St-Irènée, Montréal, Québec, le 29 mai 1948 à Marcelle Pelletier qui est née le 22 décembre 1922. Alphonse est décédé le 2 septembre 2010
Ils eurent 6 enfants
1-Michel Dubois: né le 21 mai 1949
• Dubois Catherine :
2- Pierre Dubois: né le 21 mai 1949
• Dubois Naik
• Dubois Arianne
• Dubois Mélina
3- Denis Dubois: 25 avril 1957
• Dubois Anne Valérie
4- Marthe Dubois: née le 1er mai 1953
• Mathieu
• David
5- Caroline Dubois: née le 23 novembre 1963
• Ismael
• Orphé Caroline née 5 janvier 1995
6- Sylvie Dubois: 9 décembre 1957
4- Camille Dubois et Antoinette Coderre
Camille Dubois: né le 26 septembre 1915 à St-Didace, Québec. Parrains : Delphis Dubois et Denise Gagné. Décédé le 24 octobre 1971. Marié le 26 novembre 1938 à Antoinette Coderre née le 15 mars, décédée le 29 octobre 1984.
Ils eurent 8 enfants.
1-Gisèle Dubois: née le 11 mars 1939,
• Jules Lafleur.
2-Claude Dubois: né le 27 août 1940 et décédé le 10 novembre 1973 dans un accident d’auto sur route 132 et Rolland Thérien à Longueuil, Québec.
3-Rosaire Dubois: né le 12 décembre 1941
4-Arthur Dubois: né le 13 mars 1943
5-Marcel Dubois;
6-Pierre Dubois: né le 31 mai 1945
7-Yvon Dubois: né le 16 juin 1955
8-Huguette:
5- Paul Dubois et Simonne Demers
Paul-Aimé Dubois: né le 7 octobre 1916 à St-Didace, Québec. Parrains : Félix Aubin et Marie Aubin et est décédé le 22 mai 1997 à St-Hubert, Québec. Il part pour l’armé de avril 1942 à 11 octobre 1945. Marié le 11 mars 1940 à 1940 à Simone Demers, née le 25 mars 1923.
Ils eurent 3 enfants
1-Gilles Dubois: né le 6 octobre 1949, marié à Jocelyne Poitras
• Dubois Anick : né le 23 juin 1982
• Dubois Pascal : né le 23 octobre 1984
2-Alain Dubois: né le 14 juin 1953 avec Nicole Gauvin
• Dubois Vanessa : née le 26 octobre 1979
• Dubois Julian : né le 24 avril 1985
Alain 1985 Avocat Longueuil.
Portrait de Maitre Alain Dubois Avocat de Longueuil
Membre de-Association des Familles Dubois
Né le 14 juin 1953 à St-Hubert (anciennement MacKayville) de Paul (101) et Simone Demers (pour la généalogie. Complète voir Le Boisé no 19 de 1993). Il termina son secondaire au St-Laurence College à Ste-Foy. Ayant complété ses études collégiales au Collège Dawson, il a obtenu son baccalauréat à l'Université Simon Fraser à Vancouver en 1973.
Me Alain Dubois fut reçu avocat en 1978 et il a agi comme Substitut du Procureur Général jusqu'en 1981, année où il a ouvert le premier bureau de criminaliste sur la Rive-Sud.
Père de Vanessa (19 ans) et Julian (14 ans). Il pratique depuis ce temps comme avocat de la défense à Longueuil. Il est l'auteur du "Code criminel Annoté Dubois" depuis 1980, un volume de référence utilisé par les juges, les avocats, les policiers et les étudiants. Au cours de sa pratique il fut professeur dans différents Cégep, à la Maison du Barreau et à l'Institut de Police du Québec. Il fut Président National du Barreau Canadien, Section criminelle, et il est actuellement Président de l'Association des Avocats de la Défense de Longueuil. Sa pratique est spécialisée en droit criminel, plus particulièrement les causes de facultés affaiblies, stupéfiants, violence conjugale et toutes autres infractions aux lois Fédérales ou Provinciales.
Jeudi le 18 septembre 2003 Journal de Montréal
Agression de l'avocat Alain Dubois: deux Bo-gars arrêtés.
Deux membres en règle du brutal gang de rues lès Bo-gars figurent au nombre des suspects auxquels la police de Longueuil a finalement mis la main au collet hier, relativement à l'agression de l'avocat criminaliste Alain Dubois.
DAVID SANTERRE
Dès 6 h hier, 75 agents de Longueuil ont frappé dans une résidence du secteur Greenfield Park et dans l'arrondissement Rivière-des-Prairies à Montréal, assistés du groupe d'intervention du SPVM. Ils ont arrêté au total six individus. «Ils comparaîtront demain (aujourd'hui) pour vol qualifié, séquestration et complot», indique l'agent Gaétan Durocher.
JEAN-LUC SANON HARRY MYTIL
Deux de ces suspects qui Trimbalent déjà à 23 ans un très long dossier criminel sont des membres en règle du violent gang de rues les Bo-gars. Il s'agit d’Harry Mytil et Jean-Luc Sanon.
Le 8 mai dernier, après qu'une jeune femme eut réussi à se faire ouvrir la porte du condo de Me Dubois, rue Barre à Longueuil, deux Individus avaient fait irruption dans le domicile. Ils ont frappé l'avocat à coups de
Crosse de revolver avant de tirer un coup de feu. Ils ont volé 10000$ en argent et bijoux, avant de lui piquer sa BMW 12jours plus tard. «ça m'a semblé durer une éternité. Quand tu es pointé par une arme à feu chargée à bloc, que le gars qui la tient semble aussi nerveux que toi - c'est d'ailleurs pour ça que le coup de feu est parti -, c'est indescriptible comme stress», récite Alain Dubois. «Je suis soulagé qu'ils aient été arrêtés. La police de Longueuil a fait un excellent travail d'enquête. Mais dans mon domaine, je suis réaliste, ils vont être remis en liberté rapidement ... Je souhaite tout même qu'ils reçoivent des sentences proportionnelles à leur crime »,
poursuit-il. Me Dubois croit que le complot a été mis sur pied par de mauvaises connaissances de son fils, au courant du métier et du train de vie du criminaliste.
3-Nicole Dubois: née le 14 juin 1953 mariée à Robert Tremblay
• Tremblay Stéphane : né le 14 juin 1969
• Tremblay Chantale : née le 28 mars 1972
• Tremblay Manon : née le 26 juin 1978
6- Omer Dubois et Élodia Paquette
Omer Dubois : né le 18 mars 1918 à St-Didace, Québec. Parrains : Télesphore Dubois et Marceline Rocheleau. Paralysé le 19 juin 1983, décédé le 23 mars 1986, marié le 19 septembre 1939 à Élodia Paquette née le 10 septembre 1918
Ils eurent 5 enfants :
1-Lucie Dubois: née le 20 juillet 1940, mariée le 6 mai 1961 à Bigras Bernard
2-Robert Dubois: né le 19 juillet 1941
3-Thérèse Dubois: née le 3 juin 1943, mariée le 8 mai 1960 à Leprohon Rudy.
• Leprohon Geneviève; née le 28 février 1961
4-Paul Dubois: né le 22 mai 1947
5-Rolland Dubois; né le 6 janvier 1949 marié le 9 juin 1973 à Lise
7- Lucienne Dubois
Lucienne Dubois : née le 18 mars 1918 à St-Didace de Maskinongé. Parrain : Etienne Brissette et Marie Anne Dubois. Sœur de congrégation Ste-Anne le 10 février 1939. Les premières obédiences de Marie Thérèse Lucie lui assignent la cuisine du pensionnat L’Ange Gardien et celle de L’École Saint Arsène. Après six années de service au Québec, elle est appelée aux États-Unis, principalement à l’Académie Sainte Anne de Malboro où, pendant sept ans, elle se révélera attentive et empressée à répondre aux besoins d’un personnel nombreux et diversifié.
Les parents des religieuses recevaient un accueil particulièrement chaleureux.
Revenue des États-Unis en 1963, épuisée et même malade, elle a dépensé ses dernières énergies comme lingère, réceptionniste, réfectorière, à Napierville, pendant 4 ans.
Sœur de congrégation Ste-Anne le 10 février 1939, opéré pour tumeur cérébrale 20 janvier 1977, décédée le 25 octobre 1977.
8- Arthur Dubois
Arthur Dubois: né le 29 mai 1919 à St-Didace, Québec. Parrains : Alfred Branconnier et Salina Marcil. Arthur est décédé à St-Jean sur Richelieu le 31 mai 2000. Marié le 18 juillet 1942 à Gertrude Duchesne qui est décédée le 4 décembre 1969.
Il part pour l’armé en janvier 1942 à 1946.
Enfants : 1er mariage d’Arthur
1-Jacques Dubois : né le 25 juillet 1943
2-André Dubois: né le 23 mai 1944.
Un message d'André Dubois, 2006-2007 Président de FOIC
Chers (ères) Optimistes,
Depuis que je suis devenu un membre optimiste, en 1979, plusieurs occasions se sont présentées pour me permettre de servir l’organisation. En tant que président 2006-2007, il me fait grand plaisir de servir la Fondation Optimist International du Canada.
Notre Fondation canadienne est âgée de 19 ans. Depuis deux ans, son conseil d’administration est composé entièrement de membres canadiens. Voici également deux ans que nos donateurs et donatrices élisent les membres qui siègent au conseil d’administration. Nous apprécions et encourageons votre participation.
La Fondation en collaboration avec ses douze représentants et représentantes de la Fondation au district (RFD) sollicitent des dons pendant l’année. Ces représentants et représentantes sont encouragés à travailler avec les représentants et les représentantes de la Fondation au club (RFC), afin de mieux diffuser des renseignements sur la Fondation auprès des clubs.
Le point capital à retenir est le suivant : l’argent amassé au Canada reste au Canada. Actuellement, les lois canadiennes permettent aux organisations comme la nôtre de participer aux efforts internationaux, pour venir en aide aux personnes qui sont touchées par des situations d’urgence, en amassant des fonds qui sont ensuite remis à un organisme responsable d’un projet humanitaire précis (par exemple : la Croix-Rouge canadienne).
Les Canadiens et les Canadiennes sont généreux. Ils ouvrent leur cœur et leur bourse pour aider des enfants atteints du cancer ou des étudiants désireux et capables de poursuivre leurs études grâce aux bourses d’étude. Le programme de bourses d’étude d’Optimist International est financé presque entièrement par des dons sans restriction. Bon an, mal an, les Fondations offrent 5 150 $ en bourses d’étude à chaque district.
Nous avons demandé à nos RFD de souligner, auprès de nos donateurs et donatrices, l’important besoin de dons sans restriction. Les dons sans restriction assurent le financement des bourses d’étude ; ils financent le programme de reconnaissances ; ils nous permettent de former nos RFD ; ils payent les frais du site Web et de notre littérature ; ils fournissent les fonds qui rendent possible le programme « Via la Fondation » ; ils garantissent le financement des services professionnels (services légaux et de vérificateurs) nécessaires au fonctionnement de notre organisation. Bref, les dons ou fonds sans restriction sont le moteur de la Fondation.
Je vous félicite de l’intérêt soutenu dont vous témoignez en venant en aide aux enfants par le biais de la Fondation, et je sollicite votre appui à la Fondation Optimist International du Canada.
Avec Optimisme,
André Dubois Président, Fondation Optimist International du Canada
3-Micheline Dubois: 2 octobre 1946
4-Luc Dubois: né le 23 octobre 1950
5-Ginette Dubois: née le 29 août 1953.
6- Diane Dubois: née le
7-Monique Dubois : née le
2e mariage d’Arthur: le 18 décembre 1976, à Thérèse Turcot née le 13 avril
10-Léo Dubois
Léo Dubois: né le 8 janvier 1923 à Albanel, Québec. Parrain : Siméon Lambert et Rose Alma Dubois part pour les Indes 1949, Malaria le 26 novembre 1964, décédé le 13 mars 1984 à 12 :15h Frère congrégation Ste-Croix
Le frère Léo Dubois est décédé au Grand Saint-Joseph, Chomedy, Laval, Québec, le 13 mars 1984.
Le défunt naquit à Sainte-Lucie d’Albanel, Lac Saint Jean, Québec, le 8 janvier 1923. Il entra au noviciat de la congrégation de Sainte Croix en juillet 1940. Il prononça ses premiers vœux le 16 août 1941 et fit profession perpétuelle le 16 août 1946.
Après trois années d’études au Scolasticat École normale Sainte Croix, il enseigna à l’École Notre Dame des Neiges de 1944 à 1947. Après une année d’études au sciences-mathématiques à l’université de Montréal, on le retrouve professeur à l’École supérieur Saint Joseph de Grande-Baie au Saguenay.
En 1949, il est nommé missionnaire au Pakistan oriental (Bangladesh, Indes) où il arrive en décembre. Après une année d’étude à Padrishibpur, il enseigna un an à l’École Saint Placide de Chittagong, un an à l’École Frère André de Noskhali. Après un an passé au scolasticat de Barisal, il revient pour un premier congé au Canada.
De retour en mission en janvier 1954, il est successivement professeur et vice-supérieur, puis supérieur à Saint Placide, directeur de l’école de Barisal. Après un deuxième séjour au pays, il est, en octobre 1958, directeur de St-Joseph’s Press à Chittagong, puis directeur de l’École de Narikelbari et nouveau professeur à Saint Placide.
Après un troisième séjour au Canada, il retourne en mission, mais en Inde cette fois; puis la maladie le force à revenir définitivement au pays quelques mois plus tard. Après quelques mois de repos au Grand Saint Joseph, il reprend sa carrière d’enseignant : à l’Annonciation et à Mont Laurier durant une dizaine d’années et finalement au Collège de Saint-Césaire depuis 1976. Dès 1979, il était éprouvé par des troubles cardiaques qui lui valurent plusieurs séjours dans les hôpitaux; le dernier remonte à décembre 1983. Il était depuis lors en convalescence au Grand Saint Joseph où il est décédé.
Les funérailles eurent lieu à l’Oratoire Saint Joseph, le jeudi 15 mars 1984, à 14 heures.
11- Gérard Dubois et Aline Gleize
Gérard Dubois: né le 8 janvier 1923 à Albanel, Québec. Parrain : Joseph Dubois et Adèle Lagacé. Il part pour l’armé le 25 novembre 1942 à 1945. Il est décédé le 3 mars 2002.
Marié à Aline Glaise le 26 octobre 1946, née le 2 mars 1926,
Et décédée le 6 juillet 1997, à St Hubert, Québec.
Ils eurent 4 enfants
1-Normand Dubois: né le 6 septembre 1947, avec Ghislaine
• Dubois Andrée :
• Dubois Nathalie :
2-Daniel Dubois: né le 1951 et décédé le 7 mai 2002 à St-Hubert, Québec. Marié à Gabrielle Lebel.
Denis Petits enfants Kimberley et Francis
*Gabrielle Lebel avait un enfant Mélanie.
3-Lise Dubois: née le 29 septembre 1954, mariée le 8 août 1975 à Claude Lafrenière et ils eurent 2 enfants
• Lafrenière Frédéric
• Lafrenière Roseline
4- Joanne Dubois: née le 15 mars 1958 et décédée le 24 septembre 1999.
12- Thérèse Dubois Rainville
Thérèse Dubois Rainville, née le 3 juin 1924 à Albanel, Québec. Parrain : Aimé Dubois et Evchina Sarrasin.
1er mariage le 26 décembre 1944 à Gérard Rainville. Décédé. Ils ont eu 1 enfant : André Rainville
2e mariage : marié le 11 octobre 1975, à Robert Gloutney, né le 5 juillet 1930 décédé le 6 juin 2006
André Rainville : né le 31 octobre 1945.
1er Mariage 3 janvier 1970
2e mariage 27 juillet 1996 à Anne-Marie
Filles d’Anne-Marie 1997. Dans la marine sur bateau
Souvenir d’enfance de Thérèse Dubois fille de Flore et Hormisdas Dubois
A 72 ans, les souvenirs les plus lointains
Je devais avoir quatre ans, mon père me ramenait de chez nos voisins Eléodore Fredette et sa femme Blanche Lavoie. En arrivant à la maison, on me présente mon nouveau petit frère. Comme il était beau! Tout rose. C'était Armand le tout dernier, né le 15 juin 1928. Il est quasi aussi beau aujourd'hui. A la naissance des enfants, on se faisait garder par nos voisins. C'était un échange de bon voisinage, parce que quelquefois ça se présentait en pleine nuit. A Albanel, Camilla Lamontagne était la sage femme qui accouchait les femmes dans le rang. Un autre événement, malheureux celui-là, s'est produit un an après la naissance de mon dernier petit frère. Je dis un an parce que nous avons environ un an et demi à 2 ans entre chaque enfant et que le seul moyen d'empêcher la famille était d'allaiter les enfants le plus longtemps possible. Ma mère était couchée sur le lit dans le coin de la maison et très malade. Le médecin demeurait à environ une quarantaine de milles de chez-nous. Il fallait aller le chercher et le reconduire en boghei. C'était un pensez-y bien qu'une telle aventure. Mais à Albanel, si les gens avaient besoin d'aide médicale, psychologique ou s'ils avaient de graves décisions à prendre, ils allaient consulter le curé, en l'occurrence Adjutor Tremblay. Il était venu à la maison et en voyant ma mère très malade, très faible, les mains et les pieds commençant à bleuir, il a conseillé de la conduire à l'hôpital. Mon père est allé emprunter l'auto de notre cousin Rosaire Parent qui demeurait à trois milles de chez nous. Après tous ces retards, aller et retour du village, l'auto est finalement arrivée. On a déposé un lit de plume sur le siège arrière. L'auto de 1930 était très étroite, le lit n'était pas tellement confortable et la route de terre très cahoteuse et ma mère était mourante. En arrivant à l'hôpital, elle a été opérée d'urgence pour l'appendicite et elle a perdu le fœtus de trois mois qui aurait pu être le 14e enfant de la dynastie des Dubois. Ma sœur Cécile qui avait soin de la maisonnée m'avait taillé et cousu une belle petite robe verte garnie de frills roses et mon père m'avait amené visiter ma mère à l'hôpital. Je devais être privilégiée ou la plus tannante ou encore la plus agitée ... Quel émerveillement, à 5 ans, de prendre le train, de voir un hôpital, de voir des sœurs semi cloîtrées prodiguer les soins hospitaliers. Comme cadeau à ma mère, nous avions apporté des Klondye (Kiss). Je voyais ça et mangeait ça pour la première fois. Je disais que ma mère était couchée dans un lit dans le coin de la cuisine.
Notre maison était petite. Elle devait mesurer au maximum pieds par pieds. Elle possédait un deuxième étage dans un toit à pignon et une cave de terre de 21/2 à 3 pieds de profond, tout juste pour garder nos patates durant l'hiver. Notre premier plancher n'était pas séparé par de cloisons de bois, seulement des rideaux autour du lit de nos parents, le reste était pour la grande table de bois, toutes les chaises, un huche à pain, un poêle à deux ponts et un semblant d'évier. Nous avions l'eau à la maison mais les toilettes étaient dans l'étable pour le jour et la chaudière pour la nuit. L'escalier menant au 2e étage enlevait encore de l'espace dans la maison. Enfin, dans le haut de la maison, les filles avaient un lit entouré de rideau et le reste de l'espace était occupé par les garçons.
Comme les toilettes étaient à l'étable le jour, une bonne fois, Armand, qui devait avoir trois ou quatre ans, était installé dans une allée, les culottes baissées en train de faire ses besoins. Il a dû déranger le coq qui ne l'a pas pris. Il lui a sauté sur le dos lui picossant les fesses. Il est rentré à la maison en pleurant, les culottes à la main. Il était le seul à ne pas rire.
Un autre incident nous a aussi fait bien rire. Léo était allé vider la fameuse chaudière en arrière du hangar dans une espèce de dump. En s'élançant pour la vider, les deux pieds lui ont glissé et il est tombé assis dans les déchets. Imaginez le retour à la maison tout dégoulinant. Maman avait la job de tout nettoyé, une autre occasion de se taquiner.
Un jour ma mère faisait son lavage dans notre machine à laver, genre de berceau avec des planches en travers en dedans pour mieux nous aider à nettoyer le linge. La journée du lavage, ma mère faisait bouillir de grandes marmites d'eau sur le poêle à deux ponts. Elle ajoutait du Lecy dans l'eau pour blanchir le linge; l'eau de Javel n'existait pas dans le temps. Au moment de transporter l'eau dans la machine à laver, elle s'est renversé l'eau bouillante sur le pied. Elle portait des bas de laine et des running lacées jusqu'à la cheville. Le temps de délacer la chaussure, le liquide a eu le temps de pénétrer jusqu'à l'os. La peau venait avec le bas; maman souffrait le martyr. Il ne fallait pas penser au médecin demeurant à 40 milles de la maison. Mon père est allé chercher le curé. C'était ce qui se faisait à l'époque. Le presbytère était à trois milles de la maison. En arrivant, le curé a enlevé le feu par la prière et l'imposition des mains. Il a recommandé d'appliquer de l'huile d'oie avec une plume d'oiseau, le seul remède à l'époque. Les antibiotiques n'ont été inventés que beaucoup plus tard. J'étais très jeune et maman a dû souffrir le martyr, entourée de la gang de petits qui ne cessaient de quémander. Au bout d'une couple de semaines, ma mère a pu recommencer à marcher, la plaie se cicatrisant petit à petit. Le bon Dieu a eu pitié d'une mère de famille avec de jeunes enfants. Nous avions grandement besoin d'elle.
Mon grand père paternel habitait St-Didace. Il s'était marié trois fois. Sa première épouse est décédée durant la première ou la deuxième année de mariage sans laisser d'enfants. Sa deuxième épouse, la mère de mon père, est décédée aussi. Mon grand père a alors convolé en juste noce une troisième fois et ils ont eu une fille nommée Clara qui a épousé mon oncle Télesphore. La belle mère voulait donner la terre à sa fille.
A cette époque, mon père était marié à Flore Aubin et ils avaient déjà 7 enfants. Ils habitaient avec le père et la belle-mère et mon père travaillait la terre avec son père. Acculé au pied du mur et sans argent, mon père décide de déménager à Albanel. Il achète une petite terre, un demi-lot. Ce n'était pas assez grand pour faire vivre une famille comptant déjà sept enfants et à laquelle s'en ajouteraient six autres au cours des années suivantes. "Il faut faire avec ce que l'on a", disait mon père. Très courageux, le père. Ils sont déménagés en 1921.
Mon père comptait déjà un frère à Albanel. Ainsi, il se sentait moins orphelin. Ma mère était de nouveau enceinte de son 8e enfant et un mois avant l'accouchement, un autre de mes petits frères, nommé Alphonse, commence à se plaindre de maux de ventre. Dans le temps, la flanelle chaude était recommandée pour le mal de ventre. De fait, après quelques heures, il avait moins mal. Cependant, il est décédé tout doucement le 9 juin 1921. Ce qu'on appelait à l'époque "coliques cordées" n'était en fait que l'appendicite, qu'on soigne aujourd'hui avec du froid et non de la chaleur. Le 8 juillet 1921, le nouveau Alphonse est venu au monde. La liste d'enfants s'est allongée par la suite: un couple de jumeaux, Gérard et Léo, une fille Thérèse, mes parents étaient contents de voir arriver une fille. Après, ce fut Rosaire le tannant et Armand le beau bébé rose, le seul dont je me souviens à sa naissance. Nous étions 13 enfants: 1 décédé vers l'âge de 7 ans, 2 couples de jumeaux, un garçon, une fille et deux garçons.
Nous étions comme deux familles, les plus vieux au travail et les plus jeunes à l'école située à un mille de la maison. Ce n'était pas chaud l'hiver de marcher dans la poudrerie.
Mon père gagnait notre vie en allant au chantier couper du bois. Il trimait d'octobre à avril pour $26.00 par mois. Par soucis d'économie, il ne descendait pas toujours au temps des Fêtes. Plus tard, mes frères Camille et Paul montaient au chantier avec lui. Omer et
Arthur travaillaient chez des habitants du voisinage. Ils donnaient à manger aux animaux pour la nourriture et quelques dollars par semaine. Cécile et Lucienne travaillaient chez des dames riches de Dolbeau pour le gîte et quelques dollars. En l'absence de papa, maman soignait les animaux et trayait les vaches, aidée par les plus vieux au retour de l'école. De cette façon, on arrivait à vivre. Nous avions nos œufs, nos légumes: patates, carottes, choux. Avant de partir pour les chantiers, papa avait acheté de la cassonade et de la mélasse. Nous étions alors en mesure de passer l'hiver. La famille solidaire et on était heureux.
Nous avions un voisin, la 4e maison de chez nous, Adalbert Lavoie, une famille de 10 enfants, toutes des filles. Monsieur n'allait pas au chantier, couper du bois. Il ne voulait pas laisser sa femme pour tout l'hiver. Il avait dit à mon père: "J'aime trop ma femme, pour la laisser toute seule tout l'hiver". Il préférait se coller les fesses sur elle et priver sa famille de nourriture. Heureusement, des voisins lui donnaient de la nourriture pour manger avec ses légumes. Pas trop travaillant, notre Adalbert.
Les gens cultivaient les céréales, la nourriture pour les animaux et quelques légumes pour eux. Mon père a implanté la culture du Sarrazin, des navets pour nous, pour les vaches et les cochons, la culture de la carotte, du chou et de la gourgane. Il était un innovateur. Nous faisions notre savon de pays, notre boucherie et ma mère faisait du boudin. Au temps de la boucherie, nous les plus jeunes allions nous cacher pour ne pas entendre les cochons pleurer.
De chez-nous jusqu'au bout du rang, nous avions les voisins suivants: en face, Albert Potvin (Albert Péteux), marié à Ida Lavoie. Notre Albert paraissait le double de son âge. Ils ont eu un garçon qui n'avait pas de cheveux, comme son père. Le voisin suivant était Eléodore Fredette et Blanche Lavoie avec 4 enfants: Rolande, Emilien, Roland et Béatrice. L'autre voisin était Léo Vincent marié à une fille de Montréal. Ils ont eu un enfant. Puis venait Georges Boissonneault avec ses trois filles dont Cécile et Yvette. Puis Achille Lamontagne et Camilla Lavoie, la sage femme et leurs enfants: Donat, Alyre, Albery. Il y avait ensuite les Vaillancourt et enfin les Desaliers.
Armand était trop jeune pour fréquenter l'école. Nous étions 5 enfants à aller à l'école du rang: Alphonse, Léo, Gérard, Thérèse et Rosaire. Nous étions près de la fin de l'année. Il y avait toujours une fête et M. le Curé venait pour la distribution des prix. Nous étions tous allés chercher des arbres dans l'Afrique (comme nous l'appelions) pour faire une haie du chemin à la porte de l'école. L'Afrique était une véritable dump de verre brisé et nous étions tous nu-pieds. Et moi, la chanceuse, j'ai mis le pied sur un tronçon de bouteille, me coupant profondément le dessous du gros orteil, les deux suivantes, les nerfs et les veines. Le sang pissait comme une pompe. Alarmé, le voisin, M. Désaliers est venu et m'a dit de ne pas avoir peur et qu'il arrêterait le sang. Il a mis sur mes plaies 3 c. à soupe de farine et m'a bandé le pied. Ça m'a pris une semaine de nettoyer toute la farine; ça jouait un peu le rôle de points de suture. Le lendemain, j'ai pu assister de peine et de misère à la fête de la fin de l'année et à celle du curé. J'ai passé les deux mois de vacances la jambe pliée en arrière et retenue par une ceinture. Je sautais sur une patte. Nous n'avions pas encore revendiqué congé de tempête de neige, de classe de neige ou de classe verte. C'était l'hiver, nous revenions de l'école. Il faisait très froid et nous nous sommes arrêtés chez M. Lamontagne. Albery, mon chum, nous a invités. Il n'y avait personne à la maison. Il nous a offert de nous prendre de la cassonade à même le sac de 100 livres et avec nos mains. En nous léchant les doigts, ça nous a fait une espèce de sirop et en sortant au froid nos mains ont gelé. En arrivant à la maison, les mains dégelaient et ça faisait mal et on pleurait. Nous n'avons jamais dit ce que nous avions fait pour nous geler les mains.
L'hiver était long et froid. Il commençait de bonne heure à l'automne et durait jusqu'à la fin de mai. Ici, on se plaint que l'été ne dure que 3 jours. A Albanel, c'était encore plus court, ah, ah. On faisait nos devoirs et apprenait nos leçons, éclairés d'une lampe à l'huile au milieu de la table. Ma mère, un peu plus loin, tricotait bas et chandails pour les hommes au chantier et pour nous autres à l'école. Elle pouvait tricoter les yeux fermés, tellement elle a tricoté dans sa vie. Même mes frères Arthur, Gérard et Alphonse tricotaient des bas. Ils étaient presque aussi rapides que ma mère. Nous trouvions la vie belle, sans soucis comme le sont les enfants. Nous étions heureux, il ne nous en fallait pas beaucoup.
A la petite école du rang, il y avait la 1ère, la 2éme et la 3éme année dans la même classe, la seule dans la petite école. La maîtresse avait de l'ouvrage sur la planche; elle habitait seule à l'école pendant l'année scolaire. Ses parents venaient la chercher pour la période des fêtes et ensuite aux grandes vacances d'été. Pendant les vacances, nous les jeunes, nous aidions à planter les légumes, à les sarcler et ensuite à les ramasser pour les mettre dans le caveau. Les carottes, les navets et les choux allaient dans le caveau et les patates dans la cave. Comme la cave était sur la terre, le printemps venu, plusieurs étaient déjà pourries. Si la saison d'été était trop froide, la cueillette des bleuets étaient retardée. Normalement, elle avait lieu du 15 août au 1er ou 7 septembre. Dans ce dernier cas, nous manquions une semaine d'école. Les bleuets étaient une autre source de revenu pour la famille. Mon père et mes frères les plus vieux avaient construit un camp en bois rond sur un lot non défriché. C'était notre logis durant la saison des bleuets. Les journées étaient longues; elles commençaient à 7 heures du matin et se terminaient à 4 12. Les premiers jours, nous en mangions autant que nous en cueillions; un bleuet dans la chaudière, un dans le ventre. Le soir, nous n'avions plus faim. Même étant enfants, les premiers jours, nous avions mal aux reins. Nous nous couchions sur le dos sur des arbres morts. C'était le bon temps pour nous les enfants. Notre vie était parsemée de petits bonheurs. Nous n'avions pas à penser à avoir assez d'argent pour manger tout l'hiver.
A l'automne, c'était le retour à l'école pour les jeunes. Mon père et mes deux frères les plus vieux, Camil et Paul, montaient au chantier, couper du bois. Ils devaient marcher une couple de jours à travers bois avec sur le dos leur bagage pour l'hiver. S'ils étaient chanceux, ils pouvaient trouver quelqu'un qui si se rendait au chantier avec un "teem" de chevaux. Ils pouvaient alors coucher à un campement, se réchauffer et manger chaud. N'ayant pas les vêtements légers et chauds d'aujourd'hui, ils étaient obligés de s'isoler les fesses et les parties avec des journaux. Un monsieur s'était déjà gelé les bijoux de famille, selon mon père c'était très souffrant. Arrivés au chantier, s'ils étaient engagés, ils bâtissaient leur lit avec des branches de sapin comme paillasse. Malgré le sapinage, ça n'éloignait pas les poux qui se promenaient de tête à tête, de corps à corps: ça leur faisait quelque chose à se désennuyer. Et la nourriture: soupe aux pois et fèves au lard avec lard salé. Le "cook" faisait geler la nourriture dans des poches en poches. Au besoin, il coupait ça avec une hache. Imaginons les poils dans la soupe et dans les beans. Leurs loisirs - Ils jouaient aux cartes et au lieu de l'argent, ils utilisaient des allumettes de bois. Mon père rapportait beaucoup d'allumettes quand mes frères ne les perdaient pas à mesure en jouant. Imaginez la fête à leur retour.
Un printemps, en revenant du chantier, Paul est allé à la drave. Ça consistait à faire descendre le bois coupé sur les rivières au lieu de le transporter par terre. C'était un métier dangereux; il y avait un bon Dieu pour la famille Dubois. Quand il y avait un embâcle les hommes étaient obligés de monter sur les billots sur l'eau et essayer de défaire l'embâcle. Quelques hommes ont déjà pris une plonge dans glacée et y ont laissé leur vie.
Ma sœur Cécile est entrée chez les Sœurs semi cloîtrées à l'hôpital de Roberval et au bout de 6 mois, elle a prononcé ses voeux temporaires. Mes parents nous avaient raconté que les sœurs l’avaient habillé en mariée en blanc avec voile. Elle est alors venue saluer mes parents puis elle est retournée s'habiller en religieuse et elle est revenue au parloir derrière un grillage. Mes parents ont été très impressionnés. Heureusement, elle est sortie avant de prononcer ses vœux perpétuels à cause de maux de tête qu'elle avait toujours au moment de la méditation et Dieu sait s'il y en avait souvent. Raoul Guay a fréquenté Cécile et ils se sont mariés le 19 avril 1933 en l'église de
Ste-Lucie d'Albanel. Dans ce temps-là, on se déplaçait en bogheis. Les invités sont venus pour le souper à la maison et il y a eu danse dans la soirée. Pendant le souper, une de nos vaches décide de vêler. Mon père a laissé le souper pour aller l'aider. Ça n'allait pas bien. Il a été obligé de strapper la vache; tout voulait sortir après l'arrivée du veau. Il y avait du danger de perdre la vache. C'était précieux une vache et mon père ne pouvait se permettre d'en perdre une.
Cécile a eu sa première fille Lucie le 9 janvier 1934. Lorsqu'elle était enceinte de 5 ou 6 mois, elle est venue passer quelques jours à la maison. Je ne veux pas être langue sale, mais, ayant toujours été fouineuse, j'ai entendu dire entre les branches que Raoul avait envoyé Cécile pour se faire dire par papa que les humains n'étaient pas comme les animaux, qu'une fois suffit et dès qu'ils attendent leurs petits, ils ne veulent plus du mâle. Je crois qu'elle a appris vite car ils ont eu une belle famille de onze enfants.
Je devais avoir 7 ou 8 ans, mon père en revenant de la messe du dimanche nous raconte le sermon de M. le Curé Adjutor Tremblay. Une maison était passée au feu la nuit précédente. Le curé avait dit: c'est une punition du bon Dieu; ces gens-là dansaient le samedi soir. La danse était défendue sous peine de péché mortel. Ça m'a marqué. Je me disais que le bon Dieu n'était pas un Dieu punitif mais un Dieu d'amour. J'ai 72 ans et je n'en reviens pas encore.
Un autre fait: nous étions déménagés à Montréal et ma sœur Cécile nous visitait. Elle était faible et malade et souffrant d'anémie pernicieuse, d'après le médecin. Le médecin lui avait conseillé de vivre en frère et sœur avec son mari jusqu'à son rétablissement. Elle avait déjà eu ses trois premières filles d'une façon assez rapprochée. Dans ma petite tête de 13 ou 14 ans je me disais: "si son mari commence à sortir, le curé va lui dire, priez madame pour qu'il vous revienne".
Aujourd'hui encore, je crois en un Dieu miséricordieux et en le Dieu qui a soulagé ma mère lors de sa brûlure à son pied et lors de son transport à l'hôpital. Même aujourd'hui, je suis divorcée et remariée; je ne peux aller communier. Je l'accepte, je crois en Dieu et le prie tous les soirs. Ce n'est qu'en 1998, à l'occasion d'une première communion que je suis allée à la confesse et communié, grâce à la recommandation de M. l'abbé Alfred Boursier, frère de Angie Colpron. Toutes ces années, depuis ma séparation, à me faire dire que je ne pouvais communier. J'en ressens encore un certain malaise après 50 ans.
Voici deux petits incidents cocasses, mais qui ne l'étaient pas dans les années 30 ou 32, au moment où ils se sont produits. C'était des années de grande pauvreté. A la suite d'une forte pluie et de grands vents qui ont duré une dizaine de minutes, nous avons trouvé les jeunes poulets dehors, couchés dans une petite rigole près de leur cabane. Ils avaient l'air morts. Ma mère les a enveloppés dans une flanelle et les a mis dans un fourneau tiède. Au bout d'une quinzaine de minutes ils se sont mis à caqueter; elle les avait sauvés.
L'autre incident concerne aussi les poulets. Ma mère avait mis des poulets presque naissants dans une flanelle et dans une chaudière placée à l'étage pour les tenir au chaud. Par malheur, nous avions aussi une autre chaudière pour nos besoins durant la nuit. Je crois que c'est Alphonse qui avait une petite diarrhée et il s'est trompé de chaudière. Les poulets ont réagi avec des petits pit pit des plus en plus forts. Cécile ou Lucienne ont hérité du nettoyage. Pauvres poulets, ils ont survécu et quand on les a mangés, ils étaient bien assaisonnés. Ah! Ah!
Tard à l'automne, la maison se vidait. Mon père et mes frères les plus vieux, Camil et Paul, étaient au chantier. Et l'hiver était long et froid. Nous n'avions pas les vêtements d'aujourd'hui à l'épreuve du vent et de la neige mouillante. Aux pieds, nous avions des "rubbers" lacés simplement, doublés d'une toile mince. Nous les prenions quelques points plus grands pour enfiler trois paires de bas de laine tricotés à la main. Les filles ne portaient pas de pantalons mais des culottes à grandes manches faits en coton. Faut croire qu'on s'habitue à tout, même à se geler des fesses. On avait hâte au printemps. La neige n'était pas encore toute fondue qu'on courait déjà pieds-nus et on sautait pour éviter les taches de neige. Nous avions tous une très bonne santé. Si nous faisions de la fièvre, ma mère faisait une infusion d'herbe à dinde et pour un gros rhume, un cataplasme d'onguent moutarde. Ça nous remettait vite sur pied.
A Montréal, nous avions un oncle, Alfred Burton et une tante, Christiana, soeur de maman. Ils avaient deux fils, Robert et Léo. Ils habitaient St-Henri, au 254 ou 354 de la rue Bourget au coin de Workman. Cette parente nous envoyait des boîtes linge une couple de fois par année. C'était alors une fête. Ma mère nous ajustait et nous faisait de belles choses à partir de ce linge. Même qu'une fois, ils nous ont envoyé de 10 à 15 livres de chocolat pur. Ce chocolat provenait de la compagnie Baker's où mon oncle travaillait. Nous n'en avions jamais mangé. Nous nous sommes rassasiés. Ça été la seule fois que nous en avons mangé au Lac St-Jean. Depuis ce temps je me suis bien reprise, j'en ai bouffé et voyez-en le résultat. Il faut en rire.
La tète de l'Halloween n'était pas connue et pas fêtée au Lac St-Jean, mais la mi-carême se fêtait. Les jeunes gens du village se déguisaient. Dans la boîte venant de Montréal, il y avait un chapeau de femme original que ma sœur Cécile avait porté une couple de fois pour aller à la messe avant d'entrer au couvent. Paul s'en était servi pour se déguiser et aller flirter les filles du village. Quelques curieuses ont reconnu le chapeau de la petite Dubois et par le fait même Paul a été reconnu. Il était bien désappointé.
A l'école, l'enseignement était l'équivalent des écoles primaires de Montréal. Nous avons quitté Albanel en mai, j'étais alors en 3e année et j'ai été placée en 4e année en septembre. Je n'ai pas eu de difficulté à m'adapter, excepté pour l'anglais, langue que j'entendais pour la première fois. Ça été la seule matière difficile à assimiler. Je me souviens qu'à Albanel, la maîtresse nous avait montré dans sa géographie le canal Lachine de Montréal, St-Henri. Je ne pensais jamais voir ces endroits-là. Même à 8 ans, il n'est pas défendu de rêver, mais dans ce cas-ci, le rêve s'est réalisé. En effet, nous demeurions à quelques rues du canal Lachine. Je me considère chanceuse d'être sortie d'Albanel.
L'école terminée, il fallait penser au jardin. Mes parents faisaient des couches chaudes pour les navets, les citrouilles et les choux, mais il fallait les transplanter un par un dans un petit cornet de papier journal pour les préserver du froid et du gel et les arroser pour faire prendre racine. Nous en avions pour quelques soirées, même si c'était le soir et même durant les journées. Certains légumes, comme les tomates, ne pouvaient être cultivés. A cause de la température, ils ne se seraient pas rendus à maturité. Nous avions cependant des navets, des carottes, des patates, des oignons, des gourganes, de la citrouille et du Sarrazin. Les tomates n'auraient pas le temps de mûrir. Les navets servaient aussi de nourriture pour les vaches et les cochons. Nous les faisions cuire dans de gros chaudrons en fer à l'extérieur et ils étaient mélangés avec leur autre nourriture de base. Comme petits fruits, nous avions les fraises des champs, les bleuets, les cerises, l'oseille, le pinbina et thé des bois.
Notre 2e voisin, Léo Vincent, ne voulait pas marier une habitante de par chez-nous. Il est venu à Montréal, a rencontré une fille de la ville, qui travaillait comme servante chez des gens riches. Ils se sont mariés, ça s'est fait vite. Pour leur première fille ils ont construit un parc en bois, autrement dit, une boîte en bois, recouverte en dedans et en dehors d'une toile cirée blanche. Pour nous, les habitants, c'était nouveau, on n'avait jamais vu ça. Chez nous, les enfants se traînaient sur un plancher de bois non peinturé. On apprenait à marcher peut-être avec quelques échardes. On trouvait cette invention merveilleuse et en plus la petite avait une poupée, un jouet que j'avais vu dans le catalogue. Nous n'avions jamais eu de jouets et on trouvait le moyen de s'amuser quand même entre nous. J'étais seule de fille avec les cinq derniers garçons. Quand la chicane prenait, je me défendais comme un petit diable et si je ne gagnais pas, j'allais me plaindre à ma mère. Mais celle-ci devait me connaître, puisque souvent je m'en retournais bredouille. On ne connaissait pas grand chose, mais nous étions heureux.
Un jour, nous avons eu la visite de deux oncles et tantes de St-Félix de Valois. Les deux femmes étaient les deux sœurs de ma mère, Marie et Rosanna. Je crois qu'à cette occasion, mon père, un peu orgueilleux, se sentait un peu humilié vis-à-vis eux, une petite maison, pas de chambre pour les coucher. Ces gens-là avaient une grosse famille comme nous, mais ils étaient mieux nantis. Ils nous ont apporté une grosse tresse de bannes encore vertes. Nous n'avions jamais vu ça, on y a goûté, ça n'a pas été un succès pour la parenté! Pour nous, ça goûtait les patates crues. J'en ai mangé plusieurs années plus tard à Montréal. Ça n'a jamais été un régal pour moi.
Chez nous, Noël était une fête religieuse. Mon père, ma mère et les plus vieux allaient à la messe de minuit et nous les jeunes à la maison, on récitait les "Mille Ave" et on allait se coucher. Mais pour le jour de l'an on pendait nos bas la veille et le lendemain, surprise! Des oranges, des bonbons clairs rouges. On les faisait durer le plus longtemps possible, on était heureux. Gérard conservait ses bonbons très longtemps et nous l'envions car les nôtres étaient dévorés depuis belle lurette. Nos jouets étaient "home made": des traîneaux pour l'hiver, une brouette pour l'été: c'étaient des jouets familiaux.
Pendant les vacances des Fêtes, mes frères les plus vieux étaient allés un jour jouer chez les Lamontagne avec Donat et Alyre, des garçons de 12 ou 13 ans. Ces gens là faisaient de la bière maison. Après en avoir bu, les cochons marchaient tout croche. Ils se sont emmalicés et ont sauté par dessus la clôture courant après les garçons qui ont eu la peur de leur vie. Ces faits n'ont été racontés que beaucoup plus tard.
On soulignait la fête de Pâques. Mon père allait quérir de l'eau de Pâques avant la levée du jour. C'était supposé être miraculeux et l'eau se conservait très longtemps. C'était l'hiver et mon père était malade depuis un certain temps. Il avait un résipèle, la figure enflée, pas deux fois la largeur de la figure mais presque et beaucoup de fièvre. Il faisait très froid dehors et les enfants étaient tous dans la maison. On disait, il va y avoir une tempête, les enfants sont tannants. Mon père ne pouvait se reposer; ça devait être terrible pour lui, nous étions tous dans la même pièce. Mais moi j'étais la plus tannante, j'agaçais mes frères, on criait. Après plusieurs avertissements sans résultat, mon père a manqué de patience. Il a pris la strap dont il se servait pour aiguiser son rasoir droit et m'en a donné un coup sur les jambes. J'en méritais plus que ça. Mes frères riaient sous cape~ j'étais plus fâché de leur comportement que du coup de strap. Mes parents étaient patients et n'étaient pas portés sur les corrections corporelles~ des petites tapes sur les bras ou sur les fesses, c'est tout. Je me demande comment ils faisaient pour endurer le bruit qu'on pouvait faire. Nous étions cordés les uns sur les autres dans notre petite maison.
Un incident qui aurait pu tourner au tragique. Mes frères avaient creusé dans des bancs de neige des trous de 3 pieds de diamètre sur 6 pieds de profondeur et à la base il y avait des tunnels communiquant entre eux. La neige et la poudrerie les avaient remplis. N'ayant pas d'eau de Javel pour blanchir le linge, ma mère était allée étendre le linge sur la neige. Elle était tombée dans l'un de ces trous. Elle criait mais personne ne l'entendait. Après un certain laps de temps, un de mes frères est sorti de l'écurie et s'en revenait à la maison. Heureusement qu'il l'a entendu crier, il a pu la sortir du trou. Ma mère était gelée et a eu la frousse de sa vie. Le bon Dieu l'a aimé et nous a aimés aussi en protégeant notre mère une autre fois. Nous lui devons beaucoup de mercis.
"Voici les parents" Hormisdas et Flore aubin
Mon père, un homme honnête, travaillant, courageux et bon sous des dehors sévères. Il était plus malade que nous quand nous l'étions. Fière de sa famille, très croyant, pour lui le curé était le bon Dieu sur terre. Le curé enseignait ce qu'on lui avait enseigné. Certains enseignements feraient pic pic aujourd'hui, c'est mon opinion et vous n'êtes pas obligés de la partager. Mon père et ma mère s'aimaient beaucoup, on voyait souvent des petits gestes tendres entre eux.
Ma mère était bonne, travaillante, soumise comme c'était dans le temps et compréhensive. Elle nous aimait beaucoup. Je crois que tous les enfants ont pris exemple sur eux: honnêtes, travaillant, aimant leur famille et trouvant toujours du plaisir à se retrouver ensemble. Moi aussi, je suis fière de ma famille, ils ont tous assez bien réussi. Les plus vieux, n'ayant pas eu la chance de s'instruire, ont su compenser par leur habileté, leur manière de faire et leur débrouillardise, comme nos parents avant eux. Assez dit, si je ne veux pas passer pour "têteuse". Une chose que je trouve regrettable, c'est que je n'ai pas eu la chance de connaître ma grande sœur Cécile. J'étais jeune, elle était allée travailler à Dolbeau comme servante. Ensuite elle s'en est allée chez les religieuses de Roberval, puis elle est sortie de chez les sœurs. Après quelques temps de fréquentation avec Raoul, elle s'est marié, a eu sa fille Lucie et nous sommes déménagés à Montréal. Mes parents allaient la visiter de temps en temps et elle venait à Montréal à tous les trois ans. J'ai été plus chanceuse avec Lucienne. Même quand elle était au couvent, elle venait souvent à la maison. Depuis que les règlements s'étaient élargis, elle s'habillait en civil et j'allais magasiner avec elle. Je n'ai pas eu cette chance avec Cécile. C'est un de mes regrets. J'avais neuf ans quand nous sommes déménagés à Montréal, dans le quartier St Henri, au 153 de la rue Rose-de-Lima, en plein temps de crise 1934. Voici un fait drôle à se remémorer aujourd'hui. Ma tante Christiana était venue nous chercher à la gare de Westmount et nous avons pris le train. Nous, les enfants, étions trop petits pour nous tenir aux ganses du plafond. Alors, à chaque arrêt nous nous ramassions sur les gens assis ou d'un bout à l'autre du tramway. C'était drôle pour nous. Nous parlions fort et riions aux éclats, quel fun pour nous. Il me semble voir ma tante souffrant le martyr et les gens devaient nous prendre pour une gang sortant du bois.
On allait de surprise en surprise. A Montréal, ils avaient de grosses machines pour laver les rues pendant qu'à Albanel nous étions à l'âge de Pierre avec nos chemins de terre et nos panses de bœuf au printemps.
En arrivant chez mon oncle Alfred Burton, on a vu une autre nouveauté: les toilettes. Il suffisait de tirer la chaîne et tout disparaissait. On a dû détraquer la chaîne une dizaine de fois avant que chacun ait satisfait sa curiosité. Une autre nouveauté: l'électricité. C'était beau, éteint, allume. Avant que chacun l'ait essayé mon oncle Alfred et ma tante Christiane devaient être au désespoir. Je crois voir l'œil moqueur de mon cousin Robert devant notre ébahissement. Il était un peu hautain. Par contre, son frère Léo était complètement à l'opposé. Il a toujours été plus près de nous.
Enfin nous sommes arrivés dans notre nouveau logement sur la rue Rose-de Lima: une grande 6 pièce, un bas, une chambre pour papa et maman, une chambre pour moi et Lucienne et un salon double pour les 9 garçons.
Nos parents nous ont inscrits pour finir l'année scolaire. L'enseignement scolaire à Albanel était l'équivalent de celui donné à Montréal. J'étais en 3e année, Rosaire en 2e année, Gérard et Léo en 4e année. Armand n'a commencé l'école qu'en septembre suivant. Rosaire, qui avait beaucoup de talent, a pu sauter une année pendant que Gérard a doublé son année. C'est ainsi que ces deux là se sont retrouvés dans la même classe. Les plus vieux, à partir d'Arthur, avaient fini l'école et s'étaient mis à la recherche de travail. Durant la première semaine de classe, j'ai attrapé des poux. Recette: lavage de la tête, application d'huile à lampe et enveloppement de la tête pour une journée et relavage. Résultat: plus jamais de poux. C'était un remède radical. A notre arrivée à Montréal, nous étions regardés comme des extra-terrestres: une grosse famille de Il enfants, l'habillement, nous n'étions pas riche et pas à la mode, quand les voisins voyaient arriver le boulanger et rentrer 17 pains pour la fin de semaine et en plus l'accent du Lac St-Jean avec les "r" roulés les faisaient rire.
Quelques jours après notre arrivée le 1er mai 1934, Gérard, en jouant sur la galerie arrière avec Léo, s'est entré un crochet de persienne dans la paupière du haut. Celui-ci avait traversé la paupière. Ça s'est mis à crier et à pleurer. Gérard était pris à la paupière par le crochet qui faisait comme un hameçon. Papa est intervenu et a enlevé délicatement le crochet. Ce n'était pas la mode d'aller à l'hôpital. Ça été désinfecté à la maison et ça bien guéri, sans aucun reliquat de cet accident.
Notre propriétaire habitait une petite maison dans la cour arrière. Imaginez, il avait une belle vue sur nos activités enfantines. Faut croire que nous n'étions pas si désagréables pour 6 enfants d'âge scolaire et 5 au travail. Au mois de mai, quelque temps après notre arrivée, notre propriétaire est venue nous montrer la Presse et la photo de naissance des 5 jumelles Dionne. Je soupçonne la propriétaire d'avoir trouvé cette raison pour visiter la maison et voir si tout n'était pas brisé et ce qu'on avait l'air, vus de plus près. Je pense qu'elle était satisfaite et qu'elle nous a regrettés. Nous étions bons payeurs et pas trop bruyant pour la gang.
Une voisine du haut, une dame Brière, donnait l'impression de japper comme un chien. On a appris que, à la suite de l'extraction d'une dent, le dentiste aurait sectionné un nerf Elle avait beau se retenir, quand elle n'en pouvait plus, ça sortait comme des jappes de chien.
Ça pris du temps avant de nous faire des amis, on se suffisait entre nous et nous n'allions pas facilement vers les autres. Les plus vieux de mes frères s'étaient fait des amis: Arthur Beaudry et Jean-Paul Laporte. Ces jeunes étaient enfants uniques et chez-nous ils trouvaient des amis en quantité. Le soir, mes frères transformaient le salon en arène de lutte. Ils avaient vu ça au Champ Fabien. Les garçons luttaient, se coltaillaient. Ils avaient un fun noir.
Nous commencions à nous familiariser avec les rues de St-Henri, pour aller à l'école, pour aller chez mon oncle Fred sur la rue Bourget. En 1935, nous sommes déménagés au 3422 Workman près de la rue Greene et j'y suis restée jusqu'à mon mariage, le 26 décembre 1944. On commençait à passer pour des Montréalais, la campagne commençait à sortir de nous autres. Nous demeurions à 3 ou 4 minutes de l'école Victor-Rousselot pour les garçons et du couvent des Sœurs de Ste-Anne. En 4e année, Sœur Claude-Marie m'enseignait et un jour elle avait fait allusion au fait que je venais de la campagne pour se moquer de moi devant les autres élèves. Mon orgueil en avait pris un coup et je l'ai pris en aversion. Mais une sœur que j'ai toujours aimé c'est Sœur Marie Lucien, haute comme trois pommes, 4 Y2 pieds, mais fine comme tout. Elle était sévère mais juste. A la fin de ma 8e année, elle m'avait proposé de m'envoyer à St-Jérôme, mes études payées par la communauté pour pouvoir enseigner plus tard en communauté. Ma sœur Lucienne était déjà chez les sœurs de Ste-Anne et moi ça n'était pas ma vocation et je ne voulais pas être religieuse. J'aurais pu faire comme d'autres à qui ça avait été offert; elles ont été instruite gratuitement et ne sont jamais entrées chez les Sœurs. Moi, je ne pouvais recevoir l'instruction sachant que je voulais rester dans le monde. C'était un cas de conscience que je ne pouvais accepter.
Notre enfance et notre adolescence se sont passés sur la rue Workman pour moi, pour Armand, Rosaire, Léo, Gérard et aussi pour Alphonse durant quelques années.
Nous avions comme voisin de droite monsieur et madame Gleize et leurs trois enfants: Gabriel, le grand frère, Aline de deux ans plus jeune que moi et qui est devenue ma belle-sœur et le bébé Jeannine qui n'avait que trois ans. Durant l'année, nous allions à l'école et les vacances de l'été se passaient avec Aline sur la galerie en arrière ou sur le trottoir en avant de chez-nous. Nous étions 5 Dubois et Aline. Nous étions suffisamment nombreux, nous n'avions pas besoin de d'autres enfants pour nous amuser. Jeux: cachette, la tail, course sur une patte pour traverser la rue sans tomber. Les autos étaient rares.
Notre voisin de gauche était la famille Deschamps, comprenant 4 enfants: un garçon, Gérald et trois filles, Rolande, Gisèle et Marcelle qui était handicapée mentale et confinée à la maison et ne pouvant marcher qu'en s'aidant des murs ou de la table. Des gens orgueilleux et blessés d'avoir une enfant malade. Dans ce temps-là, on les cachait comme une honte. Notre adolescence s'est vécue calmement, à l'école et autour de la maison. A part mon oncle Fred et tante Christiana, la parenté se faisait rare à Montréal.
La guerre éclata en 1939. Mes frères Paul, Arthur et Alphonse se sont engagés comme volontaires. Camil, l'aîné, était déjà marié à Antoinette Coderre. Quant à Omer et Elodia Paquette, ils se sont mariés pendant la course au mariage. Ceux qui étaient mariés n'étaient pas appelés sous les drapeaux, du moins pour le moment. Un peu plus tard, Gérard a été appelé, mais au moment de partir pour outre-mer il a choisi d'aller demeurer chez Camil à St-Sauveur. Lors du départ de mes trois frères pour l'Europe, mes parents ne sont pas allés les reconduire à la gare: ils ne voulaient pas leur enlever leur courage et ne voulaient pas pleurer devant eux. Quand Gérard est parti pour le camp militaire au Canada, il devait trouver le temps long car il a commencé à correspondre avec Aline, son amie d'enfance. Ça s'est terminé par leur mariage, le 26 octobre 1946. Arthur était marié à Gertrude Duchesne le 18 juillet 1942, et ils avaient déjà deux enfants au moment de partir pour la guerre. Alphonse aussi était marié à Marcelle Pelletier et était sur le front de la Hollande lorsqu'il fut blessé. Paul était célibataire et était au front en Italie et surtout comme ingénieur d'avant-garde pour faire sauter des ponts devant l'ennemi. La guerre a duré de 39 à 45. Entre temps, Lucienne est entrée chez les sœurs de Ste-Anne, Léo et Rosaire sont allés au Juvénat et au Noviciat des Frères de Ste-Croix. Ils étaient loin de l'âge militaire et ne sont pas allés en religion pour être épargnés de l'appel à la conscription.
13- Rosaire Dubois
Rosaire Dubois : né le 10 mars 1926 à Albanel, Québec, Parrains : Rosaire Parent et Rose Alma Dubois.
Frère de Ste-Croix, Il était au Collège Notre-Dame à Montréal. Il fut opéré pour cancer des intestins le 24 avril 1990.
École de St-Pascal de Kamouraska où Rosaire enseignât dans les années 1960
Marié ensuite avec Annette Chouinard le 25 mars 1972, née le 30 juin 1927 qui était Sœur de Congrégation avant.
Annette Chouinard, ex-religieuse.
"JE SCANDALISAIS LES AUTRES SOEURS"
ANNETTE CHOUINARD ET SON MARI, ROSAIRE DUBOIS, SONT TOUS DEUX D'ANCIENS RELIGIEUX. SOEUR MARIE EST ENTRÉE EN RELIGION À 18 ANS.
Annette Chouinard décide de quitter sa communauté à l'époque où le peace and love jette un vent de liberté sur les valeurs et les mœurs. Elle avait été religieuse pendant vingt-cinq ans. Il y a maintenant vingt-deux ans qu'elle est mariée avec Rosaire, lui-même ancien frère de Sainte-Croix.
"Je suis entrée chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à 18 ans. À l'époque, pour les femmes, les horizons étaient limités: tu devenais infirmière, enseignante, religieuse ou femme au foyer. Or, le métier d'infirmière ne m'attirait pas du tout, et la perspective d'être une femme au foyer non plus puisque, d'une certaine façon, je l'avais été avant le temps en m'occupant de mes trois frères, à la suite du décès de ma mère. En plus, la vie de couple m'apparaissait banale. Je me souviens que je voulais faire quelque chose qui m'amènerait à me démarquer des autres.
"Fondamentalement, je voulais être enseignante comme mon père, mais il ne voulait pas me payer l'école normale. Selon lui, les conditions de travail d'un enseignant étaient trop dures pour une femme. J'ai aussi pris le voile parce que, quand j'étais en onzième année, une religieuse avait énormément insisté pour que j'emprunte cette voie. Il faut bien le dire, à l'époque, certaines d'entre elles faisaient un recrutement très agressif.
"En 1970, après vingt-cinq ans en communauté, je suis partie. J'enseignais les beaux-arts depuis plusieurs années, ce que j'ai d'ailleurs continué à faire par la suite. Petit à petit, je m'étais détachée. Je me souviens particulièrement d'Expo 67: cette année là, j'ai découvert que le monde n'était pas méchant et laid comme on le disait parfois dans la tradition chrétienne. Au contraire, le monde était beau, ouvert et attirant.
"Par ailleurs, je n'étais plus capable de dire ce que je pensais sans scandaliser les autres sœurs. J'entrais dans le réfectoire et j'avais l'impression que tout le monde était mort. Il m'arrivait même de rêver que je fermais une tombe, et je sentais que j'allais tomber malade. De toute façon, pendant les dernières années, je revenais au couvent presque seulement pour dormir. Et si je n'avais pas commencé à enseigner à Brébeuf, j'aurais probablement quitté la communauté bien avant. À 45 ans, j'ai ressenti un énorme besoin de bouger. C'est à Notre-Dame, dans l'Indiana, où j'ai étudié la sculpture durant trois étés, que j'ai rencontré pour la première fois celui qui allait devenir mon mari. C'était avant que je quitte la communauté. Il étudiait la biologie là-bas.
"C'est d'abord lui qui a quitté sa communauté et il a alors entrepris des études de doctorat. J'ai quitté ma communauté à mon tour et j'ai aussitôt entrepris un voyage en Europe pendant deux mois. Je lui avais laissé mon adresse et je m'étais dit: "S'il me contacte, c'est qu'il tient à moi. Sinon, c'est qu'il ne tient qu'aux études."
Il m'a contactée. J'ai toujours aimé les hommes.
En entrant en communauté, j'ai effectivement fait des sacrifices pour respecter mon vœu de chasteté. Cependant, la vie en communauté ne m'a pas rendue puritaine. Au contraire, je suis portée à être cavalière.
"Aujourd'hui encore, j'ai la foi, et je n'ai pas l'impression d'avoir perdu vingt-cinq ans de ma vie. À un moment donné, j'ai tout simplement réalisé que cette vie-là n'était plus pour moi. Je n'ai pas de reproches à faire à la communauté, sinon celui de ne pas avoir évolué assez vite. À-moins que ce soit moi qui ai évolué trop vite."
• PAR FRANÇOIS HAMEL
Parents de Bernard, Jean Marc, Serge, Suzanne, Réjean et Anne Marie
Ancêtre #8
14- Armand Dubois et Thérèse Fortier
Armand Dubois: né le 15 juin 1928 à la ferme de Albanel, Lac St-Jean Québec. Parrain : Liboire Brousseau et Rose Alma Lambert. Il est décédé le 9 septembre 2006. Il était marié le 17 juin 1950, à Thérèse Fortier, née le 4 mai 1930.
Petite maison d’enfance. Albanel, Québec
Il déménage à Montréal, 103 rue Rose de Lima en mai 1934. Il fait sa première communion à la paroisse St-Irèné de Montréal. Son primaire se passe à l’école Victore Rousselot de Montréal. De 1935 à 1953, au 3422 rue Workman, Montréal. Complète son cours classique au collège Marie-Médiatrice. Il travail à l’Impérial Tobaco pendant 3 ans et chez Comptois Finances 2 ans.
Thérèse Fortier lors des fréquentations en 1948
Les fiançailles de Thérèse et Armand, Noel 1949
Marié le 17 juin 1950 à la paroisse St-Paul, Montréal, à Thérèse Fortier née le 4 mai 1930.
Ils furent marié par le Père Julien Déziel – Franciscain. Hormisdas Dubois et Léopold Fortier étaient les témoins.
Ils eurent 6 enfants. Bernard, Jean-Marc, Serge, Suzanne, Réjean, Anne-Marie.
Leur voyage de noce fut à l’Hôtel La Chaumière à St-Hippolyte.
Acheta la première automobile le 12 janvier 1951.
Ils demeurent chez les parents Dubois jusqu’en 1953 au 3422 rue Workman. Par la suite, 6301 Boulevard Monk à Montréal et en 1954, 6629 rue Beaulieu jusqu’en 1958.
Achat de la maison 87 rue Laurier à Châteauguay, en 1958. Première Maison au coût de 14,000$
Colette Garand et Jean-Marc Dubois
Citation de Bernard
Je me souviens du déménagement entre Ville Émard et Châteauguay en septembre 1958. Avant le déménagement, je fréquentais la première année à l’école sur la rue Allard, juste en arrière de l’église. Avant que la maison soit prête, mes parents m’avaient inscrit en 2e année à l’école St-Jude à Châteauguay. Mon père venait me chercher tous les jours pour me ramener à Ville Émard.
Lorsque la maison fut construite, les rue n’étaient pas encore fait, et nous devions aller chercher papa au travers les maisons surtout quand il pleuvait. Il avait besoin de quelqu’un pour pousser l’auto dans la boue.
Plymouth 1963
À l’automne 1959, le terrain et les rues ont été terminés.
Ici, Armand et Thérèse posent avec les 5 enfants qui étaient tous nés à Montréal. Plus tard, Anne Marie viendra s’ajouter au groupe. Les vestes que vous voyez, ont été tricotées par Louise Fortier, épouse de Denis Fortier.
Les vacances des Dubois Armand et de Thérèse.
Camping au jardin Tivoli Sherbrooke, Québec 1965
Les sorties que nous faisions en famille durant l’été étaient basée sur le camping. Imaginez vous avec l’auto de mon père que vous voyez en haut, voyager 6 enfants pour faire du camping. Au début, les parents des années 50, venaient de sortir du temps de la guerre. Donc pas de chalet.
Camping Ile du cerf St-Marc sur Richelieu 1968
Pour aller à ce camping, il fallait se rendre à St-Marc sur le Richelieu, à l’ancien quai 1km avant la ville, et traverser en bateau tout le matériel pour camper. Vous apercevez la pointe de l’île en haut à droite. Au début, Denis Fortier et Laurent Chabot avait leur propre bateau et traversait tout le monde. Ils devaient arriver de bonne heure le vendredi pour avoir une bonne place sur l’île. On parle du début des années 1970, avant la construction des écluses de St-Ours. Les Barges à fond plat qui transportaient du matériel jusqu’au lac Champlain, États-Unis, devaient passer par le Richelieu. C’est alors qu’Armand achetat un bateau avec un moteur de 50 forces de Mercury. Nous faisions du ski nautique autour de l’Ile, que nous appelions l’île aux fesses, car c’est là que plusieurs enfants de la famille, ont connu leurs destinées. Quelques fois, nous partions de Chambly, 20km sur le Richelieu pour aller camper sur cette île. Nous faisions le chemin en ski nautique.
Camping Ile Goyer Chambly 1970, Armand et Thérèse. Bateau 50 forces des années 1970. Il passé au feu en 1985 dans le hangar où il passait l’hiver à St-Mathias.
Plus le temps avançait, plus nous aimions faire du camping, mais sans trop voyager.
Mes parents eurent l’idée de monter la tente en permanence sur un terrain de camping, pas trop loin de la ville. Armand venait d’être transféré dans l’est de la ville de Montréal et Thérèse se sentait enfermée dans la grande ville. Il acheta un bateau avec un moteur de 50 forces qui nous permettait de vider le surplus d’énergie les fins de semaine.
Nous étions sur le bord de l’eau au Camping de l’île Goyer à Chambly. La grand-mère Simonne Fortier avait un chalet sur l’île Demers dans les années 1950, et elle nous recevait souvent dans le coin. Le camping n’était pas loin, juste au bout de la rue. C’est là que Jean-Marc rencontra sa femme Johanne Galarneau et Réjean, Johanne Joly.
1957
Chalet de Grand-mère Fortier sur l’île Demers
1970.
Voici le camping de l’île Goyer sur une carte postal de l’époque.
Katamaran bâti par Armand 1970
Son passe-temps durant le temps que nous demeurions sur la rue de la Pépinière à Montréal, a été de construire un katamaran. Tout en fibre de verre avec du matériel que Bernard rapportait de la compagnie Drytex où il travaillait à Ottawa. On se promenait sur le bassin de Chambly.
Le ski nautique était le sport préféré des enfants Dubois. Initiés dès les années 1970 par Jean Louis Fortier, frère de Thérèse, il devint le sport le plus populaire.
Nous commencions souvent à skier sur le bassin de Chambly au mois d’avril. Sur la photo à gauche, on voit Jean Marc, Réjean et Bernard.
Photo de droite, le chalet de m. Goyer sur l’île Goyer. On peut dire que c’est dans cet endroit que mes frères et sœurs on trouver mari. En 1974, avec un peu plus d’argent, Armand et Thérèse louèrent le chalet des Goyer. Il était sur la pointe de l’île et on voyait la ville de Chambly de l’autre côté.
En 1976, ils décidèrent de traverser le bassin et de louer le chalet sur les terrains des Wilson à St-Mathias sur le Richelieu, juste en face de l’église, et à côté du quai de St-Mathias. Il fallait toujours le vider l’hiver, car au printemps l’eau de la rivière Richelieu inondait le terrain des chalets.
C’est là que Suzanne trouva son 2e mari. Serge Gariepy et Anne Marie son mari Richard Viens.
L’été se passait donc toujours dans une tente ou un chalet sur le bord de l’eau, car Thérèse avait besoin de voir l’eau, qu’elle disait toujours.
Ici vous voyez nos pirouettes en ski nautique avec Claude Brisebois, nos voisins de chalet à St-Mathias.
1976
Plus tard en 1987, Armand acheta un chalet sur le Lac Boker à Magog près de Sherbrooke.
Nous avons eu plusieurs partys de Noel et fête à cet endroit.
Par la suite, vient l’âge de la retraite et il achète encore au bord de l’eau, mais cette fois à Pompano beach, en Floride.
2000
Les emplois d’Armand
Il entra à La Compagnie d’assurance La Métropolitaine Vie, le 31 mars 1952. Auparavant, il travail à l’Impérial Tobaco pendant 3 ans et chez Comptois Finances 2 ans.
Change d’emploi pour Mount Royal Industries le 1 avril 1963.
Il a été élu marguillier le 1er janvier 1965 jusqu’en 1967 dans la paroisse St-Jean Baptiste Marie Vianney à Châteauguay. Son nom figure sur la cloche de l’Église en guise de membre pour l’Installation de la cloche.
Retourne à l’assurance vie le 28 mai 1965. Transféré à Montréal est pour La Mértopolitaine vie le 18 novembre 1967.
Armand et Thérèse
1967
Il vend la maison au 87 rue Laurier à Châteauguay, le 19 novembre 1967, pour déménager sur la rue de la Pépinière, Montréal. Il était à loyer.
Anne Marie à sa première communion sur la rue de la Pépinière à Montréal en 1969
Il déménage au 7137 de la rue Hamilton à Ville Émard, Montréal le 1 mai 1972, alors qu’il est nommé directeur de les assurances La Mutuel d’omaha. Il revient aux assurances Les Artisants.
Sur la rue Hamilton à Ville Émard, Montréal lors des noces de Jean-Marc Dubois
Le 17 juin 1975, il Fête ses noces d’Argent à l’Auberge Handfield, à St-Marc sur le Richelieu, sur le bateau L’ESCALE.
Les enfants avaient organisé un souper à l’Auberge Handfield et une randonnée en bateau sur le Richelieu, jusqu’à St-Ourse.
Le 1er octobre 1975, il prend les fonctions de président du club Optimiste de verdun.
Il entre à L’Empire Vie le 17 novembre 1980. À ce poste, il s’occupait de la gestion de Montréal pour la compagnie.
Il achète des Appartements rue 5900 Bannantyne à Verdun le 30 juin 1982 et revend le 6 juin 1986.
Il achète le chalet du lac Boker près de Magog.
Achat du Chalet Lac Boker à Magog, Québec le 24 avril 1987 jusqu’au 27 mai 1993. Quelques party de Noel on eu lieu à ce chalet. Avec ses 6 enfants et ses 10 petits enfants qui couchaient un peu partout, la fête durait plus qu’une journée. L’été, les fins de semaine étaient vraiment occupées pour Thérèse et Armand.
Achat de la maison 455 Richard Verdun, le 11 juin 1987. Cette maison appartenait à la sœur de la grand-mère Simonne Fortier. Elle intéressait Thérèse parce qu’elle voyait l’eau du fleuve St-Laurent de sa fenêtre et elle pouvait marcher jusque chez sa mère Simonne sur Bishop Power à ville de Lassalle, pour aider. Elle était située sur le bord du parc de Verdun qui longeait le fleuve.
Achat Appartements Bromont avec Réjean en 1990
Avec plusieurs membres de la famille, ils investissent dans des appartements.
Voyage en Espagne 1988.
En 1987 et 1989, première opération pour cancer de la peau, à Royal Victoria, Montréal, Québec.
1990
Armand prend la retraite le 23 avril 1990. Il achète un Condo à Pompano aux 700 pines drive #102, le 1er avril 1991.
Il vend la maison 455 rue Richard, Verdun le 2 juin 1997.
Ils déménagent au 60 St-François-Xavier Candiac, le 21 mai 1997 jusqu’au 1er juillet 2002
Et déménage aux Résidences Soleil 235 rue Denisson, à Granby. Il décède le 9 septembre 2006 à l’hôpital St-Joseph de Granby.
Vous savez, toute sa vie Armand voulait être le premier dans tout ce qu’il faisait. La présidence de ceci, vice-président de cela. Lorsqu’il avait le condo en Floride, il était président du comité des propriétaires. Rendu au 60 St-François-Xavier à Candiac, encore sur le comité des locataires. C’est de là qu’a été créé de club des retraités de la bâtisse (Chez-soi), qui devint par la suite avec Thérèse la blonde de Jean Vocino le Club de la FADOQ de Candiac. Déménagé à Granby, il s’occupe encore du comité des résidents, comme secrétaire.
La retraite de Armand
Lorsqu’il a pris sa retraite en 1990, Armand acheta un condo à Pompano en Floride. Il était situé au 700 pines drive #102. Il avait 2 de ses frères qui demeuraient déjà à Pompano. Paul juste de l’autre côté de la rue et Rosaire un peu plus loin. Il recevait beaucoup de son monde le printemps. Il demeurait en Floride pour 6 mois. Il allait souvent chercher son monde à l’aéroport pour les amener chez lui ou dans les Hôtel. C’est pendant ce temps qu’il suivit des cours de peinture sur toile. Avant, dans les années 1980, son passe temps était la photo. Il était équipé d’une chambre noire dans le garage et d’un appareil à finir les photos en noir et blanc. Quand est venu le temps des photos couleurs, l’investissement n’en valait pas la peine versus le prix des magasins.
Son passe temps favori à Armand était la peinture. Il passait des heures à peinturer des toiles partout où il passait. Il a même donné des cours de peinture sur toile dans les maisons où il demeurait à la fin de sa vie.
Le 60 St-François-Xavier à Candiac et Les Résidences Soleil à Granby sur la rue Denison.
Les cours de peinture
Au complexe du 60 St-François Xavier à Candiac, les cours étaient populaires.
Les œuvres d’Armand.
Voici quelques-unes des peintures qu’Armand a faites dans les années 1990.
Les Dames
Le bateau de Denis Fortier
Les sports
Les paysages
Pendant toutes ces années, il se perfectionnât à la peinture pastel.
50 années de mariage
Son 50e Anniversaire de mariage à été fêté à l’érablière du Mont St-Grégoire, avec tous ses enfants et petits enfants. (14 petits enfants) le 16 juin 2000.
Lors du 75e anniversaire de Thérèse Armand a écrit ce petit mot.
Armand a été Inhumé au cimetière Côte des Neiges à Montréal. 10 octobre 2006 Lot 1968V même terrain que son père et sa mère.
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