

Lors de ses funérailles le samedi 10 octobre 2020
Par sa fille Marie-Christine Bouchard
J’ai longtemps hésité avant d’accepter de faire l’hommage à mon père car je me demandais si je serais capable, mais je ne pouvais pas faire autrement. J’aurais regretté de ne pas l’avoir fait. C’est quelque chose qui me tenait beaucoup à cœur. Puis, avec tous les gens qui sont venus au salon, avec qui j’ai parlé, il y en a plusieurs qui m’ont ressorti exactement les mêmes mots que j’ai écrits ici. Donc, je ne suis pas la seule à penser cela de lui. Je me suis installée avec ma feuille blanche. Je me disais : « Par où je commence? ». Je trouvais cela trop gros, je ne savais pas par où commencer. Alors, je me suis concentrée à partir d’un seul mot, un mot qui pour moi représentait mon père et c’était FONCEUR. C’est ce que j’ai entendu des gens qui l’ont connu, toute la fin de semaine, que mon père était FONCEUR.
Pour le p’tit gars de Saint-Henri, il n’y avait rien d’impossible. Il pouvait tout faire. Jacques, c’était quelqu’un qui allait suivre son propre chemin et ce chemin-là, ce n’était pas nécessairement le chemin que tout le monde suivait. Il n’y avait pas un chemin qui était déjà tracé pour Jacques. Il avait le sien. Il avait le goût de l’aventure. Que ce soit pour aller étudier l’anglais à l’Université de Miami, celle du Michigan, traverser l’Atlantique sur un navire de la marine marchande pour se rendre un an en Espagne, travailler à Expo 67 et j’en passe. Il n’y avait pas de limites pour lui.
Heureusement pour lui, il avait une petite épouse qui était tout aussi aventureuse et qui avait totalement confiance en son homme.
Il a débuté sa carrière d’enseignant en anglais mais, ça n’a pas été long que le goût des défis est revenu le chatouiller.
Alors, il se met à acheter des lots de pièces de motoneige, en achetant des commerces qui avaient fait faillite, sans trop savoir s’il allait être capable de les vendre ces pièces-là, mais il avait confiance. Il OSE! Il FONCE! Jacques, c’était un bon vendeur, mais c’était aussi un bon acheteur.
Après quelque temps, il a quitté l’enseignement pour ouvrir sa propre entreprise « Jacques Bouchard pièces de motoneige », dans le sous-sol de la maison que j’habite maintenant, où il a été pendant plusieurs années. Et tout cela, toujours avec le support de sa petite épouse qui continue d’avoir confiance en son « p’tit Jaco ».
Jacques, c’était un travaillant. Il travaillait beaucoup. C’était un visionnaire. Il prend des risques. Ça l’air facile comme ça, ça l’air beau vu de l’extérieur mais, ça vient toujours avec son lot de stress, de doute, de nuits où on se réveille et on se demande si on a pris la bonne décision. Il avait une famille à faire vivre, mon frère et moi, on était là, mais ses défis ont continué de le stimuler, il a continué à foncer. Il a bâti une belle entreprise qui a continué de croître et qui a fait sa fierté.
L’autre grande fierté de mon père : c’était sa famille. Il nous a transmis, à mon frère et moi, ce même goût de l’aventure, le goût des défis, le sens du commerce et la confiance. Il nous a toujours encouragés. Il nous a poussés à essayer des choses, à faire notre place, ce qui a aidé à bâtir notre confiance.
Je n’ai pas vu souvent mon père pleurer dans la vie. Je l’ai vu pleurer deux fois :
• la fois où il est venu me reconduire parce que je partais un an en Australie, à l’âge de 16 ans.
• la fois où on lui a annoncé qu’il allait être grand-père. Ça a été un moment extraordinaire, un beau moment. Il pleurait de joie!
Cette fierté-là s’est poursuivie avec l’arrivée de ses quatre petits-enfants. C’était vraiment une fête lorsqu’il venait à la maison passer du temps avec eux.
Mon père était un homme généreux et il n’y avait rien de trop beau pour sa famille. On a été plus que gâtés.
Un autre côté qui a teinté toute sa vie : c’était un bon vivant. Il aimait faire la fête, il aimait bien manger, se coucher tard. Qui n’a pas entendu son fameux (in medio stat vertus) qu’il n’a pas toujours mis en pratique. Ça veut dire : c’est dans la modération qu’on trouve la vertu… Mais il ne respectait pas toujours ça…
Il aimait beaucoup faire rire ses amis, les beaux-frères, d’ailleurs ils le surnommaient « Bouchard La Broue » parce qu’il en racontait des histoires. On a aussi entendu beaucoup parler de sa fameuse offre de 100 $ qu’il allait donner à celui qui allait lui trouver un défaut. Il n’y a personne qui s’est mis riche avec cela!!!
Mon père, c’était un joyeux luron et il l’est resté pendant ses dernières années. Même si la maladie d’Alzheimer lui avait fait perdre beaucoup de ses capacités, il a continué à aimer faire rire et à être joyeux et à chanter. C’est quelque chose qu’il n’avait pas perdu.
Il avait tout un répertoire de chansons qu’il était allé chercher dans sa mémoire lointaine. Selon ma mère, c’était le répertoire de son père, grand-papa Bouchard. Il n’y a pas beaucoup de ces chansons-là qui pourraient être chantées ici aujourd’hui … Ce ne serait pas très approprié… Grand-papa Bouchard devait être tout un joyeux luron lui aussi!
En tous cas, peu importe où il est maintenant, c’est certain qu’il rend les autres heureux car c’était quelque chose qui était important pour lui.
Merci Papa de nous avoir donné une si belle vie. C’est grâce à toi si nous sommes devenues les personnes que nous sommes aujourd’hui.
Je t’aime Ti-Père!
Marie-Christine Bouchard
* * * * * * * * * *
Le 6 octobre 2020, est décédé à Alma, à l'aube de ses 79 ans, M. Jacques Bouchard époux de Mme Jacqueline Larouche, fils de feu M. Albert Bouchard et de feu Mme Lauza Larouche. Il demeurait à Alma. La famille accueillera les parents et amis en nombre restreint, en respectant les consignes de la Santé publique (lavage des mains, distanciation sociale et port du masque) au
Complexe funéraire Bérubé & Fils, réseau Dignité
620 boul. Dequen N,
Alma
à compter du vendredi 9 octobre 2020 de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h. Le samedi 10 octobre 2020, jour des funérailles, le salon ouvrira à 9 h. Les funérailles auront lieu le samedi 10 octobre 2020, à 10 h 30 à l'église St-Pierre. Outre son épouse Mme Jacqueline Larouche, il laisse dans le deuil ses enfants : Marie-Christine (Serge Poulin) et Pierre-Patrick; ses petits-enfants : Pierre-Émile, Charles-Antoine, Louis-David, Ange-Laurence et leur père Stéphane Brassard; ses frères et sœurs de la famille Bouchard : Marie-Josée (feu Raymond Girard), Jeannine (Sœur du Bon Conseil), feu Gérard (Lauretta Tremblay), Louis-Philippe (Jovette Léonard), André (Lorraine Coulombe), feu Denise (Carol Larouche, Gisèle Cormier) et feu Denis; ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Larouche; Colette (Marcel Prince), Ghislaine (Jacquelin Larouche), feu Raymonde (Jean-Philippe Morin), Normand (Antoinette Savoie), Laurie (Emmanuel Lavoie), Jean-Guy, feu Michel (Danielle Bellanger Suied), Christiane et Viviane (André Ouellet); ses neveux et nièces ainsi que de nombreux parents et amis. Ceux et celles qui le désirent peuvent faire don à la Société d’Alzheimer (690 rue St-Sacrement Ouest, Alma (Québec) G8B 4N9 Tél: (418) 668-0161). Pour démontrer votre soutien à la famille de M. Jacques Bouchard et partager un souvenir, rendez-vous sur le site www.complexefuneraireberubeetfils.com .
DIRECTION DES FUNERAILLES: Complexe funéraire Bérubé et Fils. www.complexefuneraireberubeetfils.com Pour information 418-662-6576, télécopieur 418-662-3132, courriel: [email protected].
SHARE OBITUARYSHARE
v.1.18.0