

J’ai eu tellement de misère à composer Nadine, car je ne savais pas dans qu’elle direction orienter mon texte parce qu’il y avait tellement de choses que j’aurais aimé dire à ton sujet. Et aussi parce que je n’arrivais tout simplement pas à concevoir que j’allais parler de toi au passé. Tu étais si pleine de vie.
Il n’y a pas de mots pour exprimer ma détresse, car tu étais beaucoup trop jeune pour voyager vers une nouvelle adresse.
Il y a tellement de choses que j’aurais aimé te dire Nad, il y a tellement encore de jours où j’aurais aimé entendre ton rire. Toi mon publique inconditionnel.
Tu avais su garder ton coeur pur d’enfant, il était si facile de t’aimer. Tu était la plus drôle de nous trois, ton humour va nous manquer. Tu étais notre idole, le pilier central de notre vie, c’est sur toi que reposait notre fondation familiale. Un immense tsunami a tout ravagé sur son passage, nous entrainant dans un vortex de larmes, de désarroi et d’une indescriptible douleur.
Chère Nadine si courageuse, petite soeur au grand coeur, passionnée des animaux et de la nature. Calme, belle, mais débrouillarde et dynamique, tu as toujours eut peur de demander et de déranger.
Déjà toute jeune, tu as motivé nos choix de vie, à 5 ans Sophie a voulu devenir infirmière pour te soigner et moi je suis devenue clown pour te faire rire afin que tu oublies un peu la douleur.
Nos parents ont toujours pris soin de te permettre de vivre ta passion des animaux car ils savaient que ceux-ci étaient toute ta vie, tu les aimaient à l’infini et ceux-ci te rendait milles fois cet amour inconditionnel, ils t’ont donné la force de continuer, de t’aimer et de t’écouter. Lucien, ton fidèle compagnon de tous les jours aimait tellement être à tes côtés.
Tes fidèles filles Abie, Ryley et Molly toujours à l’écoute. Ton fils Tornade, Gros Noum de Noum. Ton ti gars Ty ainsi que la belle Vaval et Woody.
Nadine tu nous faisait tellement rire lorsque tu utilisais ton vocabulaire d’ancien temps comme la boite à image pour l’ordinateur, on se demandait toujours où t’avais pris ça. Nos souvenirs d’enfance avec Audrey et les petites Dufour nous rappelleront toujours de merveilleux moments. On t’a toutes protégée et toujours aimée.
Nadine, elle prenait chaque personne comme elle était, sans vouloir les changer. Tu étais toujours prête à aider tes cousines pour des conseils sur les animaux.
Pour moi Nadine tu étais une vraie callgirl, colorée, enjouée. Peu importe la température tu étais dehors à chaque jour. Tu étais si belle dans tes chemises à carreaux, tu rayonnais.
Je te remercie Nad pour tous ces moments passés en trio. Dieu sait qu’on a rit et c’est ça qu’il faudra se rappeler.
On s’est toujours bien entendu et on a toujours été proche une de l’autre. C’est un lien d’énergie qui vit dans notre ADN.
Nadine m’avait dit dernièrement que le plus beau cadeau que je lui avais offert de toute sa vie avait été de devenir marraine de Jordan. C’était comme son fils, ils partageaient la même connexion à la forêt, elle lui disait toujours fais toi une belle vie Minou.
Elle aimait bien le texter pour lui souhaiter bonne nuit même si parfois elle avait peur de le déranger. Et lorsque Jordan lui répondait, son visage s’illuminait.
Avec son neveu Anthony, elle aimait sa combativité, son esprit libre, elle savait que comme elle, il ne s’arrêtait pas aux limites physiques pour réaliser ses rêves. Elle riait toujours lorsqu’il t’appelait la petite naine de la forêt.
Ta marraine Tantine, aimait jaser avec toi au téléphone, des banalités qui vous faisaient rire: Ca commençait par Bonjour Tantine et allô ma belle Nounou.
« Tantine, est-ce que vous pensez qu’Albert dans la petite maison dans la prairie avait eu la polio? » Et là les discussions se promenaient d’un sujet à un autre.
Elle était rafraichissante notre soeur, elle avait préservé ce coeur d’enfant qui nous charmait tant. Dans les pires moments de douleur, elle trouvait le moyen de dire des niaiseries de même et de peigner les cheveux de ses barbies à 3 heures du matin en mangeant des céréales ou regarder Pat Patrouille avec So, car comme eux, aucune mission n’est trop dure, car nos amis ils assurent.
Notre soeur nous a appris très tôt à assumer notre différence afin de vivre le moment présent.
Beau temps, mauvais temps tu étais fidèle au rendez-vous avec tes compagnons de vie, tes chiennes adorées Molly-Abie et Ryley en prenant de longues marches dans tes trails au bois que tu aimais tant.
Cette vie, tu l’as aimé plus que tout. Tu l’as honorée de façon spectaculaire en n’émettant jamais une plainte ou une lamentation malgré le fait que la maladie ait été présente dès le jour de ta naissance.
Ce que la maladie nous apprend: c’est qu’elle amène son lot de souffrance et d’isolement.
La santé devrait vous apprendre à tous, de profiter de ceux que vous aimez et d’accepter de vous laisser aimer et de conjuguer le verbe aimer au présent.
Le dernier enseignement de sagesse est qu’on peut toujours avoir le choix de garder le sourire ou pas devant les épreuves et continuer de fête en fête.
Comme tu m’as dit Nad: « La vie est belle quand on veut qu’elle soit belle. »
Je te remercie ma soeur de m’avoir choisi, pour vivre ton dernier moment de vie, car c’est allongée près de toi que je t’ai vu déployer tes ailes. Je n’ai jamais lâché ta petite main du début à la fin. Apporte avec toi, tout cet amour ma soeur adorée, afin de t’envoler vers la lumière.
Tu as choisi de partir au mois d’avril Nadine, le jour de la fête de ta marraine, lui faisant par ce geste, un acte d’amour et de confiance.
Tu as choisi de partir au mois d’Avril, temps de renaissance, de pardon, de nouveau, de l’amour et de la résurrection. Je t’aime aujourd’hui bien au delà de la vie. Toujours et parce que rien ne finit.
Au revoir Nad, de tes soeurs Buddy et So qui t’aiment. Bon Voyage petite soeur!
Nadine, ma belle Nadine. Par où je commence ? J’ai tellement de belles choses à dire sur toi. Mais je vais essayer d’y aller au minimum parce que je parlerais de toi pendant des heures. Nad, ma Nad d’amour, tu sais, tu es une dame si grande, dans un corps si petit. Toujours là pour les autres jusqu’à même t’oublier. Quand je parle des autres, ça inclus aussi les animaux. En as-tu donnée du temps et de l’amour pour tes animaux ? Dire non c’est mentir. Te souviens-tu de nos conversations sur notre amour pour ces petites boules de poils? Quand on se parlait ce que nos animaux faisaient et on riait de nos petits trésors ? Tu es une personne qui est autant présente pour les animaux que pour les personnes proches de toi. On ne s’ennuie jamais avec toi ! On en a fait des soirées à faire de l’auto avec tes sœurs et ma mère ! À rire, s’inventer des histoires, se démontrer comment la vie est courte et magnifique. Tu sais Nad, je vais m’ennuyer de ton rire. Ça ne nous prenais rien pour rire avec toi. Rire à n’en avoir mal au ventre, ça on l’a fait. Caro était la chauffeuse désignée et nous on étaient en arrière à parler, rire, s’inventer des histoires, des scénarios et des places que l’on voulait visiter. Quand on te voyait, on avait le sourire automatiquement. Je me souviens de notre première sortie qu’on a faite tous les six, ma sœur, ma mère, tes sœurs et nous deux. On était en arrière avec toi, moi et ma sœur on regarde et on voit de la nourriture pour chiens. Moi et ma sœur on se regarde et je vous demande « Les filles, pourquoi vous avez de la nourriture, c’est pour vos chiens quand vous allez voir vos animaux au 8 ? » Sophie me répond « Non pas pantoute, c’est d’un coup qu’on trouve un chien sur le bord de la route ». Tu me répond « On a déjà trouvé un chien et maintenant on prend pas de chance ». On avait tellement ri, vous avez fait fondre notre cœur ! Avec toi, il n’y a jamais de problème. Je ne t’ai jamais vu négative ou même fâchée. Tu es tellement mignonne et sans problème, que j’avais déjà dit à ma mère « Maman, est-ce que tu peux m’acheter un coussin? » Elle m’avait répondu « Un coussin ? Un coussin de quoi? » J’avais répondu avec toute sincérité « Un coussin avec le visage de Nadine, elle est tellement mignonne que je dormirais avec mon coussin de Nad . » Ma mère avait tellement ri et était tellement contente que je t’aime autant. Tu es une personne si réconfortante, que tu nous remonte toujours le moral. Je te le promets, et ce n’est pas une blague, que je t’ai jamais vu sans ton beau sourire ou de mauvaise humeur. Est-ce que tu te souviens de notre petit voyage à Val Jalbert que moi et So on voulait tellement y aller qu’on en était tannantes ? Eh ben on a fini par y aller, avec encore plus de plaisir qu’on pensait. On a ri sur un moyen temps encore ! Ah et quand on allait à la plage voir les beaux couchés de soleil avec tes sœurs et ma mère. On passait tellement du bon temps, en allant se chercher une crème molle sans oublié Caro et ses photos sur le bord du lac-st-jean. Je me souviens de toi et l’amour des bateaux. Je me souviens de la fois où nous sommes allés voir les bateaux à La Baie. On a ri, encore comme d’habitude, et on a vu comment la famille c’est important et comment on s’aime. J’en ai tellement encore à dire mais je m’arrête là parce que je ne finirais plus. Je ne te remercierai jamais assez d’être la personne que tu es. Toi et tes sœurs m’avez toujours encouragé et vous avez été là pour moi quand j’en avait besoin. 2017 a été pour moi un gros été à cause de la maladie, mais en même temps le plus beau grâce à vous Sophie, Carolyne et Nadine.
Je ne dis pas que « tu étais » Nadine, parce que ce n’est pas que tu n’existes plus, tu es seulement sous une autre forme, mais je sais que tu resteras toujours avec nous, comme tu l’as si bien fait durant toutes ses années. Merci d’avoir été toi. On t’aime ma belle Nad et tu vas toujours avoir une belle grande place dans nos cœurs.
On avait décidé de regarder en avant confiantes que malgré un pronostic de palliatif, que le miracle nous donnerait raison et déjouerait ces statistiques.
On avait décidé de profiter pleinement de chaque jour en emmagasinant tout tout tout.
On avait décidé de vivre ces 7 mois au ralenti alors que le temps a fui à la vitesse grand V nous ramenant à un grand vide.
On avait décidé de faire des projets d’avenir pour contrer la possibilité de...
On avait décidé de visualiser le meilleur, malgré la peur au ventre d’un demain incertain car tu avais cette rage de vivre au quotidien.
On avait décidé que la vie était belle malgré l’injustice du tic tac de l’horloge qui nous rapprochait de plus en plus vers ton corps affaibli par le mal.
On avait décidé que jamais on ne se laisserait tomber jusqu’aux tous derniers instants pour toujours toujours toujours se rappeler de la force et la puissance de notre amour
Le temps a fui beaucoup trop vite et nous a amené à accepter ton départ en nous obligeant à apprendre à vivre sans ta présence physique.
La seule fois où je t’ai vu pleurer dans cette vie de souffrance physique c’est lorsque tu as dit c’est injuste, comprenant que la maladie était plus forte que la guérison.
C’est lorsque tu as du nous faire tes adieux, à ton filleul adoré aussi, comprenant que de faire marche arrière n’était plus une option envisageable.
Et pour terminer j’ai décidé que j’allais toujours me rappeler de ta force au quotidien, de ton endurance malgré toute cette douleur qui t’a habité si longtemps, de ta beauté naturelle sans artifices aucuns.
J’ai décidé de suivre ta trace de courage en appliquant cette petite phrase que tu m’as dite avant de partir:
« La vie est belle quand on veut qu’elle soit belle. »
Je t’aime ma soeur pour toujours et à jamais xxx
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Le 6 avril 2019, est décédée à St-Bruno, à l'âge de 51 ans et 8 mois, Nadine Tremblay, fille de M. Lucien Tremblay et de Mme Danielle Lavoie. La famille accueillera les parents et amis au
Complexe funéraire Bérubé & Fils, réseau Dignité
620 boul. Dequen N,
Alma
à compter du vendredi 12 avril 2019 de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h. Le samedi 13 avril 2019, le salon ouvrira à 9 h. Les funérailles auront lieu le samedi 13 avril 2019, à 10 h 30 à l'église de St-Bruno.
Outre ses parents, elle laisse dans le deuil ses sœurs : Sophie, Carolyne (François Bouchard); son filleul adoré Jordan (Claudia); son neveu Anthony (Rébecca); sa marraine Tantine; sa cousine Audrey qui était comme une soeur; sa meilleure amie Mylène ainsi que de nombreux parents et amis. Un merci spécial à son médecin Marie-Elaine Gagnon pour l’accompagnement et à la clinique vétérinaire du Boisé pour avoir soigné ses chiens (Abie et Molly) qui étaient si importants pour elle.
Nadine était pleine de vie, rayonnante, passionnée de la nature et des animaux, elle savait profiter de l’instant présent. Belle au naturel avec son magnifique sourire, elle avait su garder son coeur d’enfant malgré les épreuves placées sur sa route.
Merci Nadine d’avoir choisi d’illuminer nos vies par ta présence, tu resteras toujours dans nos coeurs.
Comme tu disais Nad:
« La vie est belle quand on veut qu’elle soit belle. »
Pour partager un souvenir de Nadine, ou envoyer un mot à la famille. (www.complexefuneraireberubeetfils.com). Pour ceux qui le désirent, vous pouvez faire un don à Enfance Lyme Québec(www.enfancelymequebec.ca) Une personne sera présente au salon pour recueillir vos dons.
DIRECTION DES FUNERAILLES: Complexe funéraire Bérubé et Fils. www.complexefuneraireberubeetfils.com Pour information 418-662-6576, télécopieur 418-662-3132, courriel: [email protected].
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