

Jessie Lacide So Woon Yuen
9 juin 1922 - 15 juin 2006.
Le 15 juin 2006, est décédée à l'hopital Charles-Lemoyne, Greenfield Park, Québec, Jessie Lacide, veuve de feu François (plus connu sous le nom de Fon-Yen) So Woon Yuen. Elle laisse dans le deuil ses soeurs Raymonde et Marlène, son frère Cyril (de l'Angleterre), sa soeur Thérèse de l'île Maurice, ses enfants Meeleen (Dédé) du Canada, Eddy (Gladys) de l'île Maurice, Hoyleen (Paul) de la France, Marie-Ange (Danny) de l'Angleterre, Gérard (Jackie) de l'Angleterre, et Marylène (Raymond) du Canada, ainsi que ses petits-enfants, arrière-petits-enfants, neveux et nièces éparpillés dans le monde entier.
Jessie est née à Phoenix, Île Maurice, le 9 juin 1922 et a grandi dans une famille de 19 enfants (5 morts en bas âge). Son père, un gros restaurateur à Port-Louis, la capitale, était parmi les premiers à s'acheter une automobile. Colonisée par les anglais, Maurice fait partie du Commonwealth et depuis son indépendance en 1968, l'économie ne fait que s'accroître avec l'exportation du sucre. Une petite île perdue dans l'océan Indien, entourée d'une mer turquoise, avec ses belles plages et ses fruits tropicaux, Maurice est un paradis sur terre, où le stress ne fait pas partie du quotidien. Mais cela n'empêche pas les mauriciens de quitter le pays, et dans les années 50 et 60, l'exodus commence et comme beaucoup de familles à l'époque, plusieurs de ses frères et soeurs iront s'établir en Angleterre, en France et en Australie.
Jessie épousa Fon-Yen le 28 février 1944. Pendant que Fon-Yen travaillait, elle restait au foyer pour s'occuper de leurs enfants - comme une vraie chef d'orchestre qui aime tout contrôler, elle élève ses enfants avec une main de fer!!! Et ce n'est pas pour rien qu'elle dit toujours à ses amis et connaissances "Mo fine gagne bons enfants".
Jessie avait un grand coeur et était toujours prête à rendre service à ses voisins qui des fois, très tard dans la nuit, venaient la chercher pour garder un enfant malade, prendre la relève des parents fatigués, et à d'autres occasions, elle aidait à faire la bonne cuisine mauricienne quand ses amis recevaient leurs invités. Très généreuse de nature, elle a toujours donné son 100% avec un gros sourire et les gens lui faisaient confiance en tout temps. Une autre qualité de Jessie - c'était sa foi en Dieu, elle était très pieuse et on la voyait pendant le carême faire le tour de toutes les églises de l'île - "Ene zenfant bon Dieu!!!"
Comme tous les îlois, elle aimait boire son rhum - "ene p'tit larrak tous les soirs pou donne courage".
Après la mort de sa soeur Germaine en septembre 1980 (les deux soeurs étaient inséparables) et de son bien-aimé Fon-Yen en février 1981, Jessie devait quitter Maurice pour de bon afin de rejoindre sa fille Marylène et prendre soin de son petit-fils Nicolas, qui l'a toujours considérée comme sa seconde maman. Au Canada, toujours très douce et généreuse, elle deviendra la maman de tout le monde, la Popo de tous les enfants, et tous ceux qu'elle croisait sur sa route l'adoraient.
Maman, Matante, Popo, tu resteras toujours gravée dans notre mémoire...Ce n'est qu'un AU REVOIR. Tu es maintenant arrivée dans le monde de ceux que tu aimais et tu nous surveilles.
ENGLISH VERSION:
Jessie Lacide So Woon Yuen
June 9, 1922 – June 15, 2006.
On the 15th June 2006, passed away Jessie Lacide, widow of the late François (known as Fon Yen) So Woon Yuen, at the Charles-Lemoyne Hospital in Greenfield Park, Quebec. She leaves to mourn her sisters Raymonde and Marlène, her brother Cyril (from England) and her sister Thérèse from Mauritius. Will also miss her are her children Meeleen (Dédé) from Canada, Eddy (Gladys) from Mauritius, Hoyleen (Paul) from France, Marie-Ange (Danny) from England, Gérard (Jackie) from England and Marylène (Raymond) from Canada, as well as her numerous grandchildren and great grandchildren, nephews and nieces around the world.
Jessie was born in Phoenix, Mauritius, on the 9th June 1922 and was brought up in a family of 19 children (5 died very young). Her father, a big restaurant owner in Port-Louis, the capital, was amongst the first to buy a car. Mauritius was a British colony and part of the Commonwealth, and since its independence in 1968, its economy has gradually boomed with the export of sugar. A small island lost in the Indian Ocean and surrounded by a turquoise sea, with its beautiful beaches and tropical fruits, Mauritius is a paradise on earth, where daily stress is non existent. But this did not stop the Mauritians from leaving the country and the exodus started in the 50’s and 60’s and like many families in those days, a few of her brothers and sisters would emigrate to England, France and Australia.
Jessie got married to Fon-Yen on the 28th February 1944. While Fon-Yen worked, she would rule the house with an iron hand and bring up their children so well – she would always say to friends and relations, I’ve got good children - “Mo fine gagne bons enfants”. She had great pleasure in controlling everything.
Jessie was kind-hearted and was always ready, able and willing to help her neighbours who would sometimes call her late during the night to look after a sick child as she took over from the overworked parents. At other times she would help with the cooking at her friends’ parties. Very generous, she would give her 100% with a big smile on her face and people always trusted her. Another good quality of Jessie was her faith in God, she was a pious person and, during Lent every year, she would do the round of all the churches in the island – She was God’s child : "Ene zenfant bon Dieu!!!"
Also, like all islanders, she loved drinking her rum – A little drink every night to buck one up : "ene p'tit larrak tous les soirs pou donne courage".
After the death of her sister Germaine in September 1980 (the two sisters were inseparable) and of her loving husband Fon-Yen in February 1981, Jessie left Mauritius for good to join her daughter Marylène and take care of her grandson Nicolas, who considered her as his second mother. In Canada, always sweet and generous, she will become the mother of all the friends, the grandmother “Popo” of all their children, and she was adored by everyone who knew her.
Maman, Matante, Popo, we will remember you forever and ever… We bid you farewell and not adieu. You are now with your loved ones and we know you will always look after us.
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v.1.18.0