

Ce moment, je l’ai anticipé toute ma vie. Jeune enfant, je priais le soir avant de m’endormir pour ne pas subir la peine de voir mes parents partir. Je considérais que d’être séparé d’eux, serait un fardeau trop lourd à supporter.
J’ai aussi prié intensément lorsque les complications de son opération ont passé près de l’emporter en 1984.
Cette fois-ci, j’ai été déjoué par la rapidité de cette maladie.
Ma tristesse est normale. Notre tristesse est normale.
Malgré la symbiose de nos vies et plus particulièrement des vingt-cinq (25) dernières années, il y a beaucoup de choses que je ne t’ai pas dites, ou que tu n’as eu le temps de me dire.
Il reste quelque chose, tout n’est pas achevé.
Finalement, c’est sûrement ce que tu voulais Marc-André, rester parmi nous, même après la mort : discuter, faire réfléchir, conseiller.
Marc-André nous a toujours étonnés et cette fois-ci ne fera pas exception.
Je l’ai vu affaibli, hésitant, troublé mais jamais abandonner ou lâcher prise.
Je ne saurais dire comment après ces moments d’insécurité, il agissait avec une énergie inépuisable.
J’ai mis quarante (40) ans à comprendre comment il pouvait se métamorphoser et passer du doute immobilisant à une marche en avant irrésistible. Finalement, quel était son truc.
Cet été j’ai compris. La pandémie a eu beaucoup d’effets pernicieux dont entre autres de le priver du contact des gens. Je l’ai invité une rare fois à partager dehors un repas en bonne compagnie.
J’ai vu le miracle se manifester devant moi.
La magie a opéré.
La simple proximité des gens l’a transfiguré. Il s’est mis à rajeunir sous mes yeux, à s’animer, se raconter, à séduire et à partager ses convictions.
Il est redevenu, le temps d’une soirée, le Marc-André Bedard qui arpentait le Québec de village en village, de maison en maison, pour parler de fierté, de liberté et de rêve à réaliser.
Le Marc-André qui, alors que tout semblait perdu en 1995, rallie et réanime tout un auditoire dont Lucien Bouchard, à se tenir debout et que tous les sacrifices qu’il s’était imposés depuis des années pour l’indépendance, c’était pour le peuple pas pour les grands financiers de ce monde.
Le Marc-André que j’ai vu cet été devait ressembler à celui qui réussit, comme avocat, à faire acquitter un homme faussement accusé de meurtre.
Le Marc-André qui participait à l’unification des forces indépendantistes jusque-là divisé derrière René Lévesque.
Le Marc-André qui s’opposait avec fermeté à l’arbitraire ou au poids du nombre et se mettre du côté des hommes ou des femmes qui ne demandaient qu’à exercer leurs droits, les plus élémentaires, au bonheur, à la dignité, à l’égalité ou à disposer de leur corps.
Le Marc-André qui prenait à cœur une cause et la portait comme si sa vie en dépendait ou simplement vendre des billets pour une présidence d’honneur ou un concert que personne n’osait refuser.
Ce soir-là, je l’ai vu tel qu’il était, redevenu le temps d’une rencontre, irrésistible, confiant et fringuant comme sûrement le jour où il a croisé Nicole sur la rue Racine et qu’il a prophétisé sans aucune hésitation qu’il la marierait un jour, même si son charme n’allait pas à la cheville de la beauté et de la luminosité de Nicole.
Ce soir-là, j’ai vu le charisme à l’état pur. Mais ce qui était le plus frappant, c’est la fin pour laquelle il utilisait ce talent donné par Dieu. Pas pour ses fins à lui ou à son avantage personnel. Ce serait d’ailleurs bien mal connaître ce fils de cultivateur, avant dernier d’une famille huit (8) qui ont mérité leur pain quotidien à la sueur de leur front.
Cette force il l’a mise au service des autres. De sa famille, de sa région, de son pays. Sa fierté d’être issu d’un peuple de bâtisseurs, il l’a transposé sur tous ceux et celles qu’il a croisés pendant toutes ces années. Si quelqu’un n’était pas convaincu, il restait avec cette image de fierté et d’assurance tranquille.
On comprend mieux avec de telles qualités pourquoi son passage fut marquant partout où sa route l’a amené. Ajouter Nicole à l’équation, l’effet est multiplié par dix (10).
A chacun d’entre nous, Marc-André s’est montré tel qu’il était. Il n’a jamais cherché à être parfait. Il a tous les jours été vrai. À l’homme qui, sur la rue, lui demande de l’aide, à un premier Ministre qui voulait son conseil, à un de ses petits-enfants qui voulait savoir, immanquablement il a eu la même attitude, la même générosité, le même souci d’être juste.
Le secret est maintenant révélé.
La sérénité viendra bientôt.
Et maintenant, comme chantait Bécaud :
- Tant de mains à secourir;
- D’injustice à combattre;
- De gens à soutenir;
- De juste cause à défendre;
- De l’amour à donner;
- Un pays à réaliser.
Nul repos pour Marc-André Bédard ainsi que ceux et celles qui l’aiment.
Le chemin lui, continue.
A bientôt NOTRE PÈRE.
Stéphane
***
Au cours des derniers jours, nous avons reçu des milliers de mots et de pensées à l’égard de papa … et de notre peine. Ils ont été un accompagnement réconfortant dans ces moments de tristesse. Mais, parmi tous les témoignages reçus, je dois admettre que celui de M. Gérard Bouchard m’a beaucoup touché, car il a parlé des monuments que l’on dresse dans nos cœurs pour ne pas oublier ceux qu’on aime.
Je vous dévoile donc une partie du Monument qui s’est installé dans mon cœur.
Papa, selon moi, avait une stature de porteur … sa posture, ses épaules, la forme de ses mains, tout de lui criait qu’il portait quelque chose. Selon moi, Marc André était un porteur d’humilité et d’humanité. J’ose ici prétendre que si nous creusions tous ensembles jusqu’à la racine de ses actions, aussi farouchement qu’il a créé l’œuvre de sa vie, nous n’y trouverions que deux petites cellules souches: l’humilité et l’humanisme. Et celles-ci, obstinément, ont germé et parcouru sans recul ni interruption, sa pensée, ses « convictions » comme il aimait à dire, ses relations et ses actions, qu’elles soient personnelles ou politiques.
Je renforce mon propos en vous indiquant que mon statut d’ « Observateur » de Marc-André en était un de premier rang, me conférant une perspective toute particulière sur sa personne: car en étant le fils d’un politicien comme mon père, l’on s’apperçoit tôt dans notre enfance - et non sans une certaine tristesse - que sa tête, ses bras et ses mains ne vous appartiennent que très peu … et l’on passe ainsi, des centaines d’heures durant … à observer, silencieusement, de près et de loin… ses gestes, ses paroles, ses échanges … sur la rue, dans les centres d’achats, dans les dépanneurs, les restaurants, les locaux de comté et les églises. À titre d’Observateur obligé, l’on assiste bien sûr à l’effet de sa présence sur les autres, mais plus encore, à travers ce rôle d’enfant-spectateur, l’on s’approche ainsi de son père… à travers les autres…
Et, heureusement, ce que j’ai vu était beau. Très beau.
D’une part, j’ai observé que l’humanisme de papa ne se limitait pas à aimer l’humain de loin, comme on aime les étoiles : sa grande distinction - et son haut Mérite d’ailleurs – s’appuie sur le fait qu’il s’attardait aux personnes, vraiment, et ce peu importe leurs conditions. Et pour ce faire, il appliquait sans relâche 2 méthodes toutes simples, que je vous révèle maintenant en son honneur, un peu comme un disciple répand la bonne Nouvelle après le décès de son Maître:
1) La première étape était de rencontrer les gens et de rapidement provoquer l’effondrement des barrières de la timidité, celles qui obstruent trop souvent les relations humaines. Et nous conviendrons tous que ces barrières deviennent un Mur presqu’infranchissable lorsqu’il s’agit d’un citoyen « ordinaire » en présence d’un personnage connu, un ministre influent doté de pouvoirs sur ses semblables.
Papa savait donc qu’il devait faire les premiers pas. En ce sens, il savait qu’il lui revenait de signaler rapidement - mais doucement - son accessibilité; ainsi, lorsqu’il était dans un lieu public, en présence d’un chuchotement ou d’un regard curieux et gêné pointant vers lui, Papa commençait par ralentir subtilement sa marche en répondant à cette amorce par un simple regard, léger mais soutenu, un sourire, et parfois un tout petit hochement de la tête. Dès après, puisque les curiosités étaient maintenant échangées, il ajoutait un subtil déplacement, comme un pivot (minuscule et parfois même presque imperceptible à un œil humain distant) dans la direction de son potentiel interlocuteur; ensuite, selon le niveau de timidité détecté par ses sens et son intuition, soit il chuchotait un petit « bonjour » en basse fréquence, soit il élevait sa main ouverte, soit il tendait sa main pour une éventuelle poignée. Devant les signes d’une telle ouverture, le citoyen se sentait presqu’invariablement à l’aise de risquer un « Bonjour » ou un « Bonjour M. Bédard, comment allez-vous? ». À cet instant précis, profitant de l’espace créé par l’effondrement de la timidité, mon père s’approchait de l’Autre, comme quelqu’un qui souhaite vous féliciter de votre courage d’avoir vaincu un obstacle et, je vous le dis, 9 fois sur 10, la conversation et le flot de confidences commençaient.
En réalité, en contemplant la façon dont mon père tissait des liens avec tous et chacun, j’avais le privilège d’assister, à chaque occasion, à une naissance: la naissance extraordinaire du lien invisible entre des humains qui consentent à se parler et se faire confiance sans même se connaître. J’étais par le fait même le témoin, indiscret mais combien privilégié, d’exercices répétés d’humilité et d’humanisme.
Je me souviens très vivement que lors de ses interminables marches au centre-d’achats où pendant des heures Papa abattait des dizaines de murs de timidité et récoltait tout autant de confidences, il s’assurait de finir son parcours au restaurant Mikes pour – prétendument - manger une pizza. Et là, à mon grand désarroi d’enfant qui aurait voulu ligoter son père à la table pour le garder à lui seul pendant au moins une grosse heure (!), je le voyais se lever et se diriger lentement jusqu’au groupe de 4-5 personnes lourdement handicapées par la paralysie cérébrale, assises dans leurs fauteuils roulants stationnés rituellement au même endroit dans le restaurant. Il s’approchait et prenait le temps de discuter avec elles, comme pour leur laisser aussi et surtout comprendre qu’elles avaient les mêmes possibilités de lui parler que tous les autres citoyens. J’assistais alors, non seulement à l’effondrement de la timidité, mais surtout à une grande leçon d’égalité. Si en 1979 Papa a fait enchâsser dans la Charte québécoise l’interdiction de discrimination en fonction du handicap, je peux aussi vous affirmer qu’il l’a pratiquée, à de multiples reprises, devant mes yeux.
2) La seconde méthode dont je peux témoigner qu’il pratiquait avec insistance, je l’ai progressivement remarquée au fil de mes années d’observation. Cela m’a pris du temps à la noter car elle relève de la subtilité d’un Grand Maître, mais il faut dire que j’étais pour ma part devenu expert dans l’Art d’observer ses rencontres. La méthode peut se résumer à ce qui suit : dans les multiples rencontres et discussions que je viens de vous décrire et aussi souvent qu’il le pouvait, Papa prenait un soin méticuleux à déposer, discrètement, une dose – douce et parfois minuscule - de solidarité et d’optimisme. Provenant d’un milieu modeste, je peux vous certifier que Papa écoutait avec tous ses sens et cherchait réellement à s’imprégner des vicissitudes de la vie de ses interlocuteurs et à tracer, avec eux, le chemin pour surmonter leurs difficultés. En fait, j’admets que je le suspecte d’avoir voulu, sans relâche, semer l’espoir.
Mais mon rôle de spectateur VIP de Marc-André m’a amené à conclure qu’il était bien plus qu’un humble humaniste car à mon avis, il peut se qualifier à titre d’humaniste de grande envergure avec d’aussi grandes ambitions. En fait, Papa cherchait non seulement à comprendre chaque individu, mais également la Somme des individus. Je le soupçonne d’avoir cherché en réalité à définir ce qu’on appelle « La Société », cette communauté d’esprits et de vécus. Son parcours et ses accomplissements politiques en sont la preuve irréfutable.
« La Société, c’est complexe », m’a-t-il dit à quelques reprises, « il faut accepter qu’elle évolue à une vitesse lente et Maxime, il faut être patient ».
Pourtant, en peu de temps, à cette Société il aura fait faire des bonds de géants, ce qui me faire croire aujourd’hui que bien maniée, la patience permet finalement d’avancer plus rapidement.
Son insistance légendaire à rencontrer le plus grand nombre de personnes possible avait donc un second objectif caché et beaucoup plus grand que le premier : celui d’être en mesure de dessiner, dans le fort de son intérieur, une mosaïque de la collectivité qu’il habitait. À la messe, dans ses allers-retours Chicoutimi/Québec ou dans ses innombrables heures à jouer à la patience en solitaire avec ses cartes, je l’ai toujours hautement suspecté de laisser voguer son esprit dans les multiples récits et confidences accumulés dans le temps et dans l’espace, afin d’en distiller, consciemment ou non, les similitudes, les croisements, les convergences ou les lignes rassembleuses. Malgré l’imperfection naturelle d’un tel exercice, je suis convaincu qu’il s’était sincèrement donner la mission de percevoir et de dessiner les traits et les contours flous du pays qu’il voulait tant construire. À défaut d’avoir pu terminer cette tâche titanesque, sa soif insatiable de rencontrer la diversité de l’Autre et ses accomplissements lui auront du moins permis d’échafauder de solides piliers sur lesquels une telle œuvre pourrait dans l’avenir reposer.
Mais vous devinez bien qu’une pratique aussi intense et acharnée de l’humanisme et de l’humilité a un prix. On n’atteint pas un tel niveau de Maîtrise sans conséquences.
• Pour ses fils et sa femme, le plus lourd tribut à payer fut certes ses longues absences physiques et « psychologiques » du nid familial, bien qu’il faille souligner en toute justice qu’il s’est bien repris au cours des 30 dernières années.
• Mais pour Marc-André, le prix à payer était de vivre constamment avec une peur tiraillante : « La peur de blesser ». La peur de blesser quelqu’un par ses déclarations. La peur de ne pas tenir compte d’une perspective dans ses décisions. Car nul n’était mieux placé que lui pour connaître et comprendre, avec empathie, la diversité et la complexité des multiples réalités dont une SOCIÉTÉ est composée.
Combien de fois…l’a-t-on vu … tourner en rond des jours entiers… faire des dizaines d’appel… se torturer l’esprit… tiraillé par une analyse excessive et paralysante…
• Une constante et perpétuelle remise en question de ses propres décisions.
…pour trouver la tournure de phrase … ou le mot subtilement parfait... le mot magique que quiconque ne peut mal interpréter … et qui couvre précisément toutes et chacune des dimensions de la circonstance telle que vécue. Ce mot juste en vertu duquel personne ne pourrait se sentir injustement visé.
Des jours et des nuits de travail, pour ne pas blesser….
J’ai même lu dans le Quotidien qu’après avoir livré aux journalistes une réponse sculptée au millimètre près, il offrait gratuitement un service après-vente en téléphonant les journalistes pour s’assurer de leur « bonne » compréhension et de la « bonne » interprétation de ses propos. Très franchement, je n’en suis pas surpris, mais pas du tout.
Il était comme un artiste-peintre dont l’âme habite son œuvre, et qui ne laisserait à quiconque la plus mince possibilité de déformer, encore moins par une simpliste interprétation, le chef-d’oeuvre de sa vie.
Sachez donc que l’humanisme de haut niveau oblige ses apôtres les plus fidèles à cette attention maladivement précautionneuse de toutes les paroles.
Voilà le prix à payer pour devenir, comme Marc-André, un Humble serviteur de l’Humanisme.
Je terminerai en vous disant que mon père aimait et respectait énormément la famille d’où il provenait, mais je pense qu’il vouait un amour et un respect tout particulier à sa mère. J’ai toujours pensé que ce respect n’avait pas été étranger à sa vision avant-gardiste des droits des femmes dans la société. Ceci étant, il nous a dit à quelques reprises que sa mère lui avait manifesté sa déception lorsqu’il avait troqué la toge de prêtre pour la toge d’avocat et ensuite l’habit de politicien. Et j’ai toujours senti une forme de tristesse lorsqu’il racontait cet épisode.
Aujourd’hui, je suis persuadé qu’avec le recul sur ce qu’il a accompli, sa mère a certainement accueilli Papa, son fils, tout là-haut, avec beaucoup d’amour et une très grande fierté, aussi grande sinon plus que celle que nous éprouvons pour lui.
Papa, merci de m’avoir permis d’être un spectateur choyé de ton humilité et de ton humanisme. C’est ce Monument qui restera à jamais dans mon cœur.
Où que tu sois, je t’embrasse très fort.
Ton fils Maxime
***
Cher grand-papa d'amour,
Tu es parti, je ne peux rien y faire
Triste comme je suis, ce n'était pas ce que je préfère
J'aurais tant aimé te parler une dernière fois
T'embrasser, te coller contre moi
Tes paroles et tes gestes étaient si élégants
Les moments passés avec toi si importants
Lors des parties de soccer, tu étais le meilleur goaler
Lors de jeux de cartes, ce n'était pas facile te battre
Impliqué dans tout ce que tu entreprenais
Toute ta communauté t'appréciait
Meilleur ministre de la justice selon moi
Tu as rempli le cœur des québécois
Je me suis senti extrêmement choyé
D'avoir pu passer tant de moments formidables à tes côtés
Mais voilà que tu es parti
Mon grand-papa, je t'aime t'aimerai à l'infini
Ps: Tu embrasseras grand-maman de ma part et celle de toute la famille.
Je t'aime, merci d'avoir fait le Québec un meilleur endroit et merci de nous avoir transmis tes bonnes valeurs, ton enthousiasme, ta douceur et ta gentillesse. Merci pour tout ce que tu as fait, pour tous les gens que tu as rendus heureux, et pour tous les incroyables moments que j'ai passés avec toi. Tu as été un modèle remarquable pour tous ceux qui ont pu te côtoyer, mais aussi pour le Québec tout entier. Je pense fort à toi.
Bisous xxx
Vincent
***
Cher grand-papa, j’ai toujours aimé jour au cribble avec toi. Tu as toujours compté beaucoup pour moi. Je me sentais importante en ta présence.
Grand-maman et toi avez toujours pris soin de moi. Tu es une personne gentille, aimante et très drôle.
Je ne t’oublierai jamais.
Eugénie Bédard xxx
***
Cher grand-papa, j’espère que tu es bien où tu es et je t’aime fort.
Je te demande de bien t’occuper de moi pour les années à venir.
Tu étais un super grand-papa, car tu étais toujours gentil.
Je t’embrasse.
Marc-Antoine xx
***
Pour Grand-papa.
Bonjour Grand-papa,
J’espère que ton passage au paradis s’est bien déroulé. J’espère que tu as retrouvé Nicole et que vous passerez l’éternité ensemble comme il se doit. Je t’aime fort et tu vas beaucoup me manquer. Nos belles discussions du dimanche me rendent nostalgique. Je me demande à qui je dois la chance sans mesures d’avoir partagé ta table, mais surtout tes souvenirs. Ta vie est une histoire formidable, inspirante et intéressante. Lorsque tu me racontais tes souvenirs de droit ou encore tes expériences politiques, cela me rendait tellement fière.
Nous avions encore beaucoup d’histoires à partager, beaucoup de livres à discuter, beaucoup de débats à faire, mais je sais que tu m’attends de l’autre côté. Encore une fois, je t’aime et je m’ennuie déjà.
Merci
Sandrine Bédard xxxx
***
Cher Marc-André,
J’ai eu l’incroyable chance de pouvoir tomber en amour avec un de vos fils, Maxime, il y a plus de 21 ans et ainsi rentrer un peu dans le beau giron familial Bédard que vous avez créé avec Nicole. Sachez qu’on vous sent encore parmi nous car une grande partie de votre legs sont vos 4 fils/frères unis de façon tissée serrée et vos petits-enfants qui vous adorent. Fils et petits-enfants continueront, chacun, à leur façon, d’agir dans la vie avec une partie de la générosité, gentillesse, écoute et humanisme (et bien sûr l’amour des jeux de cartes et du crib!) que vous leur avez enseigné juste par qui vous étiez.
C’est avec le coeur très gros que je vous vois partir trop vite.
Je vous aime, je vous embrasse fort, et de grosses bises à Nicole aussi.
Xxx Anne-Julie
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« Le meilleur papa du monde. Homme de cœur, Homme de loi et Homme d’État, Marc-André a été un exemple d’engagement tout au long de sa vie. Rassembleur, compréhensif et déterminé, il est l’un des bâtisseurs du Québec moderne. Il nous lègue sa fierté, sa détermination, et son amour inconditionnel. Profondément croyant, il rejoint aujourd’hui Nicole, l’amour de sa vie et notre mère, qui nous a quittés il y a 7 ans. Nous trouvons un peu de réconfort dans le bonheur qu’ils ont certainement d’être à nouveau réunis. » - Ses enfants
Me Marc-André Bédard, époux de feu Nicole Girard, est décédé des suites de complications liées à la Covid-19, accompagné de l’amour de sa famille, à l’hôpital de Chicoutimi, le 25 novembre 2020, à l’âge de 85 ans. Il était le fils de Lorenzo Bédard et de Lorette Bilodeau.
Il laisse dans le deuil ses enfants, Éric (Isabelle Bilodeau), Stéphane (Janick Tremblay), Louis (Martin Bigras), Maxime (Anne-Julie Perrault), ses petits-enfants Philippe, Sandrine, Florence, Vincent, Eugénie, Marc-Antoine, Charles et Laurent de même que son filleul Jean-Philippe.
Marc-André Bédard a consacré sa vie à sa famille et à ses concitoyens. Dévoué à faire du Québec un pays, il a profondément marqué notre histoire. Cofondateur du Parti québécois, élu député à l’Assemblée nationale en 1973, il a occupé les fonctions de ministre de la Justice, Procureur général et Solliciteur général du Québec pendant plus de 7 ans. Il fut par la suite leader du gouvernement et vice-premier ministre du Québec. Il a piloté des réformes qui sont encore au cœur de notre vie quotidienne. Parmi celles-ci, notons la création du Conseil de la magistrature modifiant le mode de nomination des juges, l’amorce de la réforme du Code civil du Québec pour assurer l’égalité entre les hommes et les femmes, la modification de la Charte des droits et libertés de la personne pour interdire la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, et bien d’autres encore.
Après sa carrière politique, il est demeuré au service des gens de sa région et des Québécois en s’engageant auprès de plusieurs institutions régionales dont l’Université du Québec à Chicoutimi. Marc-André Bédard était un homme épris de justice et d’espoir qui n’a eu de cesse de promouvoir notre confiance et notre dignité.
Il était le frère de : feu Léopold Bédard (feu Marthe Bilodeau), feu Edmour (feu Thérèse Auclair), feu Émilien (feu Paula Lavoie), feu Lucette (feu Mauril Tremblay), Pierrette (feu Fernand Daigle), feu Jean-Marie et feu Béatrice (feu Lionel Simard).
Il était le beau-frère de : Gilles Girard (Jeanne-Mance Gagnon), feu Mauril Girard (feu Lucille Jomphe), Claudette Girard (Marcel Labrie), Micheline Girard, feu Réjeanne Girard (Clermont Goulet), feu Guy Girard, Jocelyne Girard (Hector Bujold), Constance Girard (Guy Harvey), Jean-Paul Girard (Michelle Rousseau), Diane Girard (Robert Chamberland) et Francine Girard (Michel Deslières).
Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux et nièces, parents et amis.
Considérant la situation actuelle la famille se réunira en privé (maximum de 25 personnes) à la Résidence funéraire
Gravel & Fils, Réseau Dignité
825, rue Bégin, coin des Champs-Élysées
Chicoutimi
Parents et amis sont invités à participer à distance aux funérailles à la cathédrale de Chicoutimi qui sera en diffusion directe et en rediffusion par la suite en accédant à l’avis de décès de M. Bédard sur notre site au www.graveletfils.com le samedi 12 décembre 2020 à 14 h.
Lorsque les circonstances le permettront, une cérémonie d’hommage national organisée par le Gouvernement du Québec aura lieu.
Pour ceux et celles qui le désirent, un don peut être fait à la Fondation du Cégep de Chicoutimi sur : www.cchic.ca/fondation et à la Fondation de la Cathédrale de Chicoutimi (514, Racine Est, Saguenay, Québec, G7H 1T9).
Pour transmettre votre soutien à la famille et partager un souvenir, vous êtes priés de faire parvenir vos messages au salon à www.graveletfils.com ou au registre national à www.quebec.ca/condoleances.
Pour informations : (418) 543-0755, télécopieur : (418) 543-7241, courriel : [email protected] Direction funéraire : Résidences funéraires Gravel & Fils.
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