

21 octobre 1928 – 8 mars 2022
Roger Morin est né à Montmagny dans la région de Chaudière-Appalaches, le 21 octobre 1928. Il est le dernier d’une famille de 12 enfants. Sa mère se nomme Marie-Louise Fournier et son père Wilfrid Morin. Il a cinq sœurs et six frères.
Dès son jeune âge, il est dévoué et travaillant. Au fil de sa jeunesse, il soutient ses parents, ses frères et ses sœurs de bien des façons. Entre autres, il ne manque jamais d’apporter sa contribution au potager familial. L’hiver, il passe de longues heures à arroser et à pelleter la patinoire qu’il fait dans la cour arrière de leur maison, au grand plaisir de ses frères, ses sœurs et de nombreux amis du quartier. On peut s’imaginer tout le travail que cela représente considérant qu’il doit aller puiser l’eau à la rivière située à bonne distance.
À l’adolescence, dès qu’il a l’âge de travailler, Roger occupe des emplois dans des entreprises de Montmagny pour apporter un soutien financier à la famille. C’est l’époque difficile de la seconde guerre mondiale. N’ayant pas encore 18 ans à la fin de ce conflit en 1945, il évite heureusement une participation à celui-ci.
Il est un grand sportif : il pratique le hockey, le baseball, la pêche, le tennis et plusieurs autres activités. Il est aussi un grand fan de sports et prend tous les moyens pour suivre les performances de ses équipes et joueurs préférés (radio, journaux, revues, etc.).
Vers la fin de son adolescence, il commence à jouer dans une fanfare en compagnie de quelques-uns de ses frères et d’amis. C’est pour lui une expérience unique dont il est très fier.
Plus tard, au début de l’âge adulte, il a l’esprit aventureux. Il voyage et travaille dans plusieurs régions du Québec, plus particulièrement dans l’Est de la province. Bel homme, fier et toujours bien habillé, il ne passe pas inaperçu. Disons qu’il a les allures d’un jeune premier ou d’un acteur de cinéma. Quelque part entre James Dean et JF Kennedy. Il semble d’ailleurs qu’il fait battre bien des cœurs au fil de ses séjours dans différentes localités.
Son parcours l’amène à Saint-Cyprien, dans le Bas St-Laurent, où une belle blonde lui tombe dans l’œil. C’est en logeant à l’Hôtel Saint-Cyprien qu’il fait la rencontre de Stella Albert, la fille aînée du propriétaire de cet établissement. Au début, Stella se fait tirer l’oreille puisqu’elle trouve que Roger a un peu « le nez en l’air »…
Rapidement le charme de Roger opère et c’est le début d’un grand amour qui ne s’est jamais estompé. À la suite de leur mariage en juillet 1955, Roger et Stella deviennent rapidement les parents de deux filles. Johanne née en septembre 1956 et Élisabeth qui voit le jour en mai 1958.
La renommée de Roger à Saint-Cyprien dépasse le fait d’avoir conquis le cœur de la plus belle fille du village. Elle s’étend aussi à ses exploits à la pêche. Les gens de l’endroit ont peine à croire que ses nombreuses pêches miraculeuses sont réalisées dans les cours d’eau de la région. La rumeur veut d’ailleurs qu’il n’est pas étranger à l’établissement de quotas de pêche par le gouvernement…
Après ses années à Saint-Cyprien, Roger déménage avec la petite famille dans sa ville natale de Montmagny. C’est là que naissent Patricia en mars 1962 et Marc en septembre 1964.
Roger et Stella y élèvent leurs enfants jusqu’en 1967, après quoi ils prennent la décision de déménager à Québec. D’abord dans le quartier Duberger et ensuite dans le quartier Les Saules à compter de 1971 où ils demeurent plus de 40 ans.
En février 1975, Roger devient grand-papa pour la première fois à la suite de la naissance d’Anik, fille de Johanne. Suivent, à partir de décembre 1986, sept autres petits-enfants soit : Mélissa et Nicolas (Patricia), David (Johanne), Jean-François, Mélanie et Sébastien (Élisabeth) et Félix (Marc). S’ajoutent à la famille à compter de mars 2003 sept arrière-petits-enfants soit : Arianne et Raphaël (Anik), Ryan, Emy, et Emryk (Mélanie), Ophély (Mélissa) et Élias (Sébastien).
Roger est un grand-père et un arrière-grand-père merveilleux. C’est beau de le voir aussi fier de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants. Il leur raconte souvent des histoires qui portent sur divers sujets : la pêche évidemment, le sport, la musique, la guerre, le jardinage et bien d’autres sujets encore. Chacun a son souvenir de ses nombreuses anecdotes.
Même dans les dernières semaines de sa vie, la petite lueur dans ses yeux s’illumine encore quand des photos de ses petits-enfants et de ses arrière-petits-enfants lui sont présentées. Il ne peut plus dire leurs noms mais il sait que ce sont des membres de sa famille et il leur voue un amour inconditionnel.
Roger est un homme rempli d’habiletés. Il peut faire plein de choses. Dans son travail de peintre et de tireur de joint qu’il pratique durant près de 40 ans, il excelle. Il travaille bien et rapidement. Il n’est pas du genre à prendre des pauses ni à tourner les « coins ronds ». Au fil des années, plusieurs dans la famille ont la chance de profiter de ses talents pour réaliser des travaux de rénovation. Il est toujours disponible et heureux d’aider.
Il travaille vite, mais parfois trop vite… Pour preuve, pensons à sa chute du toit d’une église alors qu’il s’affaire à peinturer le clocher. Heureusement, il s’en tire qu’avec une commotion et un bras fracturé.
Outre le travail, il est un homme ouvert et à l’avant-garde. Il n’hésite pas à se mettre le nez dans la cuisine. Il est créatif et prépare de nombreux petits plats : des soupers chinois « comme au restaurant », son spaghetti du jeudi soir assorti d’un complément de frites et son fameux « chialo » du vendredi soir.
Roger est un homme généreux. Il est toujours heureux d’accueillir la famille venue d’un peu partout pour remplir la maison avec les conjoints, les enfants et plus tard avec les petits-enfants. Tout est toujours correct et propice à tenir une autre fête pour son plus grand plaisir. Au moment du départ, il ne manque pas de lancer sa célèbre phrase : « Merci d’être venu, vous reviendrais ».
Chaque été, il fait un immense jardin trop grand pour les besoins de la famille, mais il se fait une joie de distribuer les « surplus » aux autres membres de sa famille, à ses voisins et à ses amis. C’est une passion.
Il aime être à l’extérieur. L’été à arroser son jardin et ses fleurs, à bricoler, à faire une petite sieste dans sa balançoire ou encore à discuter avec les nombreux voisins qui s’arrêtent naturellement au passage pour lui parler. L’hiver à pelleter durant de longues heures et même, à l’époque où ses enfants sont jeunes, à faire une patinoire pour leur permettre d’y jouer en compagnie de nombreux amis.
Avec Roger tout est toujours simple. Il ne se plaint jamais, n’est jamais fatigué. Même malade, il dit que c’est correct, que ça va, qu’il n’y a pas de problème. Il ne veut jamais embêter les autres ou les déranger.
Que dire de ses blagues ou de ses jeux de mots qui arrivent à tout moment, de façon inattendue. Il aime rire et faire rire. Même à la fin de sa vie, quand sa mémoire lui fait défaut, il lui arrive souvent de répondre ou de faire des commentaires qui font éclater tout le monde de rire.
Il est un amant de la musique. C’est au centre de sa vie et plusieurs pièces le touchent profondément. Parfois, ça le rend heureux, parfois ça le rend nostalgique, mais jamais indifférent. Dans les derniers mois de sa vie, la musique constitue l’un des seuls moyens de le ramener dans le moment présent et de l’apaiser. Comme un ami fidèle, la musique l’accompagne jusqu’à son dernier souffle.
Roger a certes, d’innombrables qualités. Toutefois, il a bien quelques petits défauts. Il aime tout le monde, mais il y a quelques exceptions… Disons que les arbitres et les politiciens ne font pas partie de ses préférés. Ce n’est pas non plus le meilleur partisan. Il adore le sport, mais dès que son équipe préférée se fait marquer ou fait une erreur, il ne se gêne pas pour la critiquer.
L’homme bon et positif qu’il est, se transforme lorsqu’il joue aux cartes. Il a constamment l’impression que le mauvais sort s’acharne sur lui et qu’il n’a jamais de bons jeux (« Joe Marde » ne manque t’il jamais de dire…). La défaite est difficile à accepter et il passe de longs moments à relater ses « malchances ».
Tous ceux qui ont la chance de connaître Roger sont au fait de son côté gourmand et, particulièrement, de son amour des desserts. Tout est toujours bon et il est inconcevable pour lui de laisser de la nourriture dans son assiette. Même dans les dernières semaines de sa vie alors qu’il est au centre d’hébergement, il termine ses assiettes. Ça dit tout.
Tout au long de sa vie, Roger a semé le bonheur autour de lui. En retour, il a reçu l’amour bien mérité de beaucoup de personnes. D’abord, celui que sa femme Stella lui manifeste au quotidien durant leur vie commune de près de 70 ans. Jusqu’aux dernières semaines de la vie de son mari, elle témoigne de son grand amour notamment en prenant vaillamment soin de lui malgré un contexte devenant toujours plus difficile. Roger a aussi compté au fil des années sur l’amour indéfectible de ses enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, des membres de toute la famille et de ses nombreux amis.
Tous ceux qui ont eu le bonheur de le côtoyer, l’ont aimé et respecté. Ils gardent le souvenir d’un être sensible, sociable, généreux, travaillant, à la fois fier et humble, et toujours très actif. Il a été et sera toujours un modèle. Sa mémoire est à jamais gravé dans le cœur et l’esprit de bien des gens.
Roger a rejoint ses parents, ses frères et sœurs et, sa fille Élisabeth qui l’a sûrement accueilli les bras grands ouverts. Qu’il repose en paix.
Note : Biographie inspirée de l’hommage rendu à Roger par sa fille Johanne à l’occasion des funérailles.
Hommage à mon grand-papa
(Texte d’Anik Dusablon lu à l’occasion des
funérailles tenues le 3 avril 2022)
Très cher grand-papa,
Ton départ nous attriste, mais nous nous consolons en nous disant que tu as vu 93 printemps, que tu as eu une belle vie remplie d’amour et surtout que nous sommes privilégiés de t’avoir eu avec nous aussi longtemps. J’ai peine à réaliser que c’est la fin d’une époque, mais je suis heureuse que tu aies pu être entouré des tiens jusqu’à la toute fin, malgré le contexte actuel.
Au fil des années, ta mémoire s’envolait un peu plus chaque jour. Malgré tout, à chacune de mes visites, je voyais toujours dans tes yeux cette petite étincelle qui me faisait croire que tu me reconnaissais.
Depuis que je suis toute petite, j’ai eu la chance d’être très près de mamie et toi, vous m’avez beaucoup donné.
Toi grand-papa, tu as su me transmettre de multiples connaissances. J’étais toujours prête à apprendre et à t’aider pour préparer ton jardin, aller à la pêche, peinturer, plâtrer, bricoler, mais surtout pour découvrir ton art du pelletage.🙂 Bref, nous avons partagé des moments exceptionnels qui resteront, à jamais gravé dans ma mémoire et dans mon cœur.
Quel privilège et quelle joie pour nous, tes 8 petits-enfants et tes 7 arrière-petits-enfants d’avoir eu un grand-père aussi exceptionnel. Que de beaux souvenirs nous avons eu avec toi depuis tant d’années.
Tu aimais nos réunions de famille, tu étais toujours souriant, avec le regard pétillant et plein de tendresse. Ton sens de l’humour était inépuisable. Tu partageais avec nous tes multiples expériences de vie, en nous faisant vivre à travers toi près d’un siècle d’histoire. Tu nous racontais des anecdotes aussi variées les unes que les autres.
Ceux qui ont eu le privilège de te rencontrer ont pu sentir ta bonté et ta grande générosité et ce, encore jusqu’à tout récemment. Même si ta mémoire te faisait défaut, lorsque j’allais te visiter au centre d’hébergement, tu t’assurais que je ne manque de rien et tu voulais toujours partager ton repas avec moi. Tu ne comprenais donc pas pourquoi le centre ne me donnait pas un repas à moi aussi. Tu m’as même dit: « on ne reviendra pas manger ici…de toute façon c’est pas ben ben bon. »
À chacun de mes départs, tu me remerciais sincèrement d’être venue te voir et tu me disais : « tu reviendras… ».
Grand-papa, tu as été et tu resteras pour nous un modèle : celui d’un homme qui aime la vie et qui aime les gens autour de lui. Nous sommes tous si fiers de toi.
Tu vas tellement nous manquer. Ton départ laisse dans nos vies un vide immense, mais nous savons que tu seras toujours là près de nous – dans un morceau de musique, la musique qui a si souvent apaisée ton humeur dans les dernières années, dans le silence de la nature que tu aimais tant, dans les feuilles d’un arbre caressées par le vent ou dans le battement des ailes d’un papillon.
Cher grand-papa, merci pour tout. Merci d’avoir été là, merci d’être là. Nous t’aimons et nous t’embrassons, affectueusement et tendrement. Tu es maintenant avec Elisabeth, fais-lui un gros câlin pour moi, pour nous tous.♥️
Reposes en paix, on va s’occuper de mamie.
Anik xxx
* * * * * * * * * *
Au centre d'hébergement Christ-Roi, le 8 mars 2022, à l’âge de 93 ans, est décédé monsieur Roger Morin, époux de dame Stella Albert. Il était le fils de feu monsieur Wilfrid Morin et de feu dame Marie-Louise Fournier. Originaire de Montmagny, il demeurait à Québec.
Il laisse dans le deuil outre son épouse Stella; ses enfants : Johanne (Serge Dusablon), feu Elisabeth, Patricia (Khalid El Baïdak) et Marc (Liette Abel-Normandin); ses petits-enfants : Anik, Mélissa, David, Jean-François, Mélanie, Sébastien, Nicolas et Félix; ses arrières-petits-enfants : Arianne, Raphaël, Ryan, Emy, Emryk, Ophély et Élias. Il laisse également dans le deuil plusieurs beaux-frères et belles-soeurs ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis(es).
La famille recevra les condoléances au :
Complexe funéraire Sylvio Marceau
1460, Notre-Dame
Ancienne-Lorette, QC.
Membre du Réseau Dignité
Le dimanche 3 avril 2022 de 13 h à 16 h. Une cérémonie religieuse suivra le jour même à 16 h en la chapelle du complexe funéraire à la même adresse. Une réception se tiendra au même endroit à la suite de cette cérémonie.
Monsieur Morin sera porté à son dernier repos le lundi 4 avril 2022 au columbarium de La Souvenance lors d’une cérémonie intime tenue en présence des membres de la famille.
Le complexe Sylvio Marceau diffusera la cérémonie religieuse en hommage à monsieur Roger Morin le dimanche 3 avril 2022 de 15 h 45 HAE à 17 h 15 HAE. Il vous sera possible de la visionner en direct ou en reprise via l’adresse https://funeraweb.tv/fr/diffusions/50086
La famille tient à remercier le personnel soignant du centre d'hébergement Christ-Roi ainsi que l’équipe du centre local de services communautaires Haute-Ville pour le soutien et les bons soins prodigués à monsieur Morin.
Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société d’Alzheimer du Québec, 1040 Av. Belvédère bureau 305, Québec, QC. G1S 3G3, https://www.societealzheimerdequebec.com/
ou à la Société canadienne du cancer en mémoire d’Elisabeth, 1040 Av. Belvédère bureau 214, Québec, QC G1S 3G3, https://cancer.ca/fr/
Pour rendre hommage à monsieur Roger Morin, vous pouvez visiter notre site internet www.dignitequebec.com. Pour renseignements tél. : 418-522-5212 ou fax : 418-521-2187
DONATIONS
Société canadienne du cancer en mémoire d’Elisabeth 1040 Av. Belvédère bureau 214, Québec, Québec G1S 3G3
Société d’Alzheimer du Québec1040 Av. Belvédère bureau 305, Québec, Québec G1S 3G3
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