

16 février 1923 – 13 février 2018
Le 16 février 1923, naissait en Abitibi une jolie petite fille sans malice que ses parents appelèrent Alice. Elle était l’aînée d’une famille de cinq enfants et elle en fit autant.
En effet, de son union avec François, elle enfanta cinq fois. Comme toutes bonnes mamans, les plus beaux et les plus intelligents, ce sont ses enfants.
Quel beau départ, avec Yvon son premier garçon. Suivi par Françoise, fière de porter dans son nom, celui de son père. Sa deuxième fille, faute de l’appeler Angéline, ils la prénommèrent Jeannine. Et comme tout œuvre d’art a besoin d’un fini, quoi de mieux que de compléter la famille avec Denis et Sylvie.
Veuve après 25 ans de mariage, elle s’est occupée seule de ses petits derniers et cela ne s’arrête pas là. Toute sa vie durant, sans condition et sans exception, Alice a aimé, adoré, soigné, cajolé cuisiné, consolé ses cinq enfants, ses treize petits-enfants, ainsi que ses treize arrières petits-enfants et trois arrières arrières petits-enfants. Cela a fait d’elle une mère, une grand-mère, une arrière-grand-mère et arrière-arrière-grand-mère extraordinaire.
Avec sa grande bonté, elle a toujours donné un coup de main à toutes les personnes sur son chemin qui en avaient besoin. Son temps, elle ne le comptait pas. Elle prenait du temps pour faire du bénévolat. Elle a même vendu des souliers, mais n’y trouvât pas chaussure à ses pieds.
Elle n’était peut-être pas graduée infirmière car elle préférait les tâches ménagères à la vie d’écolière, mais cela ne l’a pas empêché de prendre soin de ses pairs.
Alice était une femme au coeur d’or, elle était un ange sur terre que tout le monde adorait.
De toute sa vie, elle a aidé un, aidé l’autre; elle a gardé un, gardé l’autre. Combien elle en a tricoté des mailles pour toute sa marmaille!
Elle en a brassé du sucre la crème, et elle en a roulé des tartes aux sucre pas de couvert pour rassasier nos dents sucrées. Pour certains, ce sont ses crêpes frisées qui les faisaient capoter. Que dire du macaroni des pauvres, les pâtes de bœuf, ses fameuses boulettes de steak haché sans oublier ses cretons; tout ça pour remplir de satisfaction tous nos bedons.
Mis à part la nourriture, elle a passé la majorité de sa vie sans voiture… heureusement pour nos clôtures. Même en carriole, Alice Bard a réussi à la virer de bord!
Si elle s’était lancée en affaires dans le domaine du déménagement, elle en aurait fait de l’argent! Sage-femme à ses heures, elle en a entendu des pleurs!
Le trente et un décembre de chaque année, elle tenait à sa réception qui était devenue une tradition. Lentement mais sûrement notre rassembleuse se donnait la peine d’aller voir les siens un par un afin de leur transmettre tout son amour.
L’emploi qu’elle chérissait et qui n’était pas payant monétairement c’était celui de maman et de grand-maman. Elle est partie avec nos secrets et même si elle n’est plus ici, elle sera à jamais présente dans nos cœurs puisque maintenant elle est partout à la fois.
Elle en a traversé des rivières, des bois et des montages. Elle était un exemple de courage, de persévérance et de détermination même avec deux genoux, un sein et quelques dents en moins. Les hauts et les bas que la vie mettait sur son chemin ne l’empêchaient pas d’être souriante, attentive et à l’écoute de nous tous.
Quelles que soient les valeurs qu’elle nous a léguées et que nous transmettons à notre tour, nous pourrons dire que nous portons tous un petit bout d’elle au plus profond de notre cœur. C’est pour cette raison qu’elle perdurera dans le temps. Elle n’était pas Elvis, mais c’était notre artiste, notre Alice. On en parlera longtemps longtemps.
Lui rendre un ultime hommage c’est aussi une façon de la remercier d’avoir été ce qu’elle était avec toutes ses qualités et souligner l’amour avec un grand A qu’elle nous a prodigué tout au long de sa vie. Elle n’avait pas peur de nous dire « Je t’aime ». L’ultime hommage que nous pouvons lui faire sera de nous souvenir à quel point elle nous aimait et comment elle a su nous garder tricotés serrés.
Elle disait toujours qu’elle était trop gâtée et qu’elle était chanceuse d’avoir une bonne famille. Elle était humble et ne réalisait pas qu’elle récoltait ce qu’elle avait semé, c’est-à-dire de l’amour.
On ne pouvait s’empêcher de l’aimer, cette femme d’une si grande générosité. Elle nous a inspiré et nous sommes tous heureux d’avoir pu faire partie de sa vie.
Quel que soit le titre qu’elle a porté, la femme, l’épouse, la sœur, la mère, la grand-mère ou l’arrière-grand-mère, la tante, la cousine, l’amie, la belle-sœur, toutes les personnes ici présentes se sont réunies pour lui rendre un dernier hommage avant de la confier à ceux qu’elle aimait et qui sont partis avant elle.
Malgré notre chagrin de la voir partir tout doucement, c’est sereinement que le 13 février 2018 s’écrivait le mot :
Fin
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Bard (née Ayotte), Alice
1923 - 2018
À Châteauguay, le 13 février, à l'âge de 94 ans est décédée Mme Alice Ayotte, épouse de feu François Bard.
Elle laisse dans le deuil ses enfants Françoise (Maurice), Jeannine (Réal), Denis (Jane) et Sylvie (Daniel), ses 13 petits-enfants, ses 13 arrière petits-enfants, ses 3 arrière-arrière-petits-enfants, ses neveux et nièces, ainsi que de nombreux parents et amis.
La famille vous accueillera au salon funéraire Henri-Guérin, 425, chemin St-Jean, La Prairie, Qc, J5R 2K8, le jeudi 22 février 2018 de 14h à 17h et de 19h à 21h. Les funérailles suivront au salon funéraire à 21h.
Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Canadienne du cancer.
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v.1.18.0