

Le 16 février 2025, l’énorme tempête de neige qui s’est abattue sur Montréal a emporté avec elle mon compagnon de vie, Maurice Cusson, avec qui je partageais mon quotidien depuis 32 ans. Le 9 février dernier il avait atteint l’âge vénérable de 80 ans. Accablé par plusieurs maux et malgré sa résilience, le temps était venu de baisser les bras et de se laisser porter par le vent. Homme d’exception, Maurice ne laissait personne indifférent. On l’aimait pour sa droiture, son intégrité, sa créativité et son sens de l’humour. Bien que ses qualités aient été appréciées chez Hydro-Québec où sa carrière en communications a débuté, un esprit aussi libre n’a pu résister aux défis du privé, c’est donc chez BCP qu’il a ensuite participé à plusieurs succès de publicité notamment « On est 6 millions, faut se parler! ». Mais son âme de leader allait ensuite tout naturellement l’amener à fonder sa propre firme « Communications 2000 » qui jouira d’une excellente réputation et dont il tiendra les rênes jusqu’à la fin. Il l’a cependant mise entre parenthèses lorsqu’il accepta, en 1975, le défi d’occuper le poste de «Directeur général des Relations publiques» pour les Jeux olympiques de Montréal de 1976, ce qu’il réussira avec brio et les JO de Montréal resteront une des plus belles expériences de sa carrière. Son sens de l’organisation, sa créativité renouvelée selon les situations, son talent pour les levées de fonds lui ont permis de combler une clientèle variée tout en lui permettant de ne jamais se compromettre et de toujours demeurer à la hauteur de ses convictions. Maurice avait aussi une rare qualité : le sens de la communauté. Peut-être parce qu’il a été proche des Frères de La Salette dans sa jeunesse et plus tard au Cours LeRoyer où il a travaillé sur quelques projets avec les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, dont le vitrail honorant Jérôme le Royer. Il avait un très grand respect pour ces hommes et femmes qui accomplissent des actions avec un souci de qualité à long terme, pour la postérité, pour donner au suivant. Il a lui-même participé à la vie communautaire du Vieux-Montréal, entre autres en tant que membre fondateur de l’ARVM et à la création du parc à chiens Pilote. Le fait d’avoir été enfant de chœur ne l’a cependant pas empêché d’être un fan et de tenir un pool de football en plus d’être un habile joueur de poker. Mais la fermeté de sa gestion lui a quand même valu le sobriquet de «Mère supérieure». Il est vrai qu’il y avait quelque chose de solide et de rassurant chez lui, une stabilité tel un roc auquel un jour j’ai arrimé ma frivolité pour ne plus jamais le quitter. Libéré de ses souffrances, c’est maintenant lui qui peut jouir de la frivolité de l’âme et on ne peut que s’en réjouir. Il manquera à sa femme, Marlène Savard, et à la famille Bulota dont son beau-frère Gilles et ses fils Laurent, Christian et Vincent.
Les funérailles seront célébrées le samedi 1er mars, en après-midi, à la Chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Coeur (Basilique Notre-Dame), située au 110 rue Notre-Dame . La famille recevra les condoléances de 12h30 a 13h00 suivie du service a 13h00. Des dons à la Fondation du CHUM sont encouragés (https://fondationduchum.com/don-a-la-memoire/).
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