

Il laisse dans le deuil son épouse Claire Gendron, ses filles Sylvie (José), Ginette, Marie-Josée (Michel), ses petits- enfants Isabelle, Jean-François, Samuel et Gabrielle, son frère Henri ainsi que plusieurs parents et ami(e)s.
Ma vie a été le reflet de l’homme que j’ai été :
Volontaire, honnête, humble, divertissant, agréable, attachant et paisible
L’histoire de ma vie commence le 25 août 1928. Je suis le 2ième fils de Gabriel Hurtubise (vétéran de la guerre 1914-1918) et Zéphérina Normandeau. Mes parents auront une famille de 3 garçons : Albert, Roger et Henri. Notre famille grandira à Côte St-Paul.
Plus tard, je suivrai une formation pour devenir barbier, métier que j’exercerai dans un salon de barbier à St-Henri jusqu’à la fin des années 70, car c’est une époque où les hommes se laissent pousser la barbe et la moustache, les favoris ainsi que les cheveux.
Je rencontre Claire Gendron au début des années 50, nous nous épousons le 9 août 1952 et avec elle, je fondrai ma famille.
Ma famille… que j’appellerai surtout : < ma gang de femelles > parce qu’au retour du travail, quand je rentre à la maison, je me retrouve tout seul de gars avec 4 femelles : ma femme (Claire) et mes 3 filles : Sylvie, Ginette et Marie-Josée notre petite dernière qui a de l’énergie à revendre ! Pourtant, j’ai souvenir que j’aime beaucoup prendre le temps de jouer avec mes filles avant de souper. Et à chaque dimanche, je prépare un super déjeuner, c’est un rituel dans notre famille et chacun, chacune participe à la préparation du déjeuner. Notre famille a vécu un grand bouleversement lorsque ma fille ainée a eu un grave accident d’auto à l’âge de 9 ans. J’ai eu très peur pour elle et surtout, qu’elle garde des séquelles de son accident. Je sais que j’ai été sévère avec ma plus vieille, mais c’est parce que je voulais le mieux pour elle.
La famille, c’est aussi ma famille, mes parents et mes 2 frères. Je me souviens que nous allions souper chez mes parents à Côte St-Paul 1 week-end sur 2 ou presque et nous y allions à pied lorsqu’il faisait beau et chaud. Les filles rouspétaient quelques minutes et finissaient par profiter de la marche. Surtout, qu’elles savaient que grand-maman Zéphérina leur avait acheté des barres de chocolat et des chips avec du coke ! Et je vous jure que ma mère avait des chaises berçantes pour tout le monde !! Ça pouvait même être étourdissant des fois ! AH ! Les soupers chez mes parents avec du steack et des patates pilées et comme dessert… la fameuse tarte aux œufs de ma mère, probablement la meilleure ! Et on finissait ça par une partie de carte en mangeant du sucre à la crème !
À l’occasion, nous allions visiter mon frère Henri et sa famille de 5 enfants. Nous passions du bon temps tous ensemble. Mon frère Albert demeurait avec mes parents, alors j’avais l’occasion de le voir assez souvent.
Je me souviens aussi de l’Expo 67 ! Chaque membre de la famille avait son passeport pour visiter les pavillons de l’Expo 67. Notre maison était devenues un centre d’hébergement pour nos proches qui venaient de l’extérieur de la ville pour visiter l’Expo. Nos visites dans les pavillons nous ont permis de découvrir les autres pays, les coutumes, la géographie, la technologie, les différentes langues, les habillements, la nourriture, les danses, musiques, etc. D’une certaine façon, l’Expo 67 nous a ouvert sur le monde et à partir de cela, on a commencé à se faire des projets de voyages et aussi, à essayer les restaurants de différentes origines culturelles. Et c’est devenu une vraie passion. Nous avons pris l’habitude de fêter les anniversaires au restaurant et rien de moins que les meilleurs. Ceux qui me connaissent sont au courant que je prenais du temps pour choisir mon repas et j’avais plusieurs questions lorsque le serveur venait prendre notre commande. Ça faisait rire certains ou impatienter d’autres, mais chose certaine, je ne pouvais pas m’en empêcher.
Mais comme je l’ai mentionné, les années 70 et l’arrivée des cheveux longs avec barbes et favoris ont fait en sorte que j’ai dû laissé mon métier de barbier. Le peu d’argent que je ramenais à la maison n’étais pas suffisant pour faire vivre ma famille. Aussi, Claire et moi avions souvent des disputes le soir parce que je m’obstinais à garder mon salon de barbier. Un jour Claire m’annonce qu’elle a trouvé un emploi comme gouvernante dans une maison à Westmount. Là je commence à avoir pas mal de pression. Je finis par laisser mon salon pour un emploi de caissier dans un restaurant à Montréal : The mother Martin’s et avec la loi 101, le nom du restaurant a changé pour : La mère Martin. J’ai eu cette emploi grâce à mon frère Henri qui était le gérant général du restaurant. Claire m’a rejoint quelques années plus tard. Nous avons travaillé une dizaine d’années environ, en fait jusqu’à sa fermeture au milieu des années 80. Même nos filles ont travaillé au restaurant, c’était un peu comme une histoire de famille. Claire et moi gardons de très bon souvenirs de cette époque à La mère Martin. Nous avions développé de belles amitiés, pour ma part je me souviens de Roméo Laplante particulièrement. C’est aussi à cette période que nous avons commencé à voyager. Comme j’étais parfaitement bilingue, cela facilitait la communication dans les pays que nous visitions. D’ailleurs, nous avons visité une bonne partie des pays sur cette planète : La Californie, Hawaii que nous avons adorée, les Caraïbes, New York, Boston et + aux USA, la Thaïlande, Bali, Maroc, La Turquie, l’Égypte, Jérusalem, Grèce, l’Italie, l’Espagne, la France, l’Angleterre, l’Autriche, la Suisse, l’Allemagne, et bien +. Et nous avons accumulé des dizaines d’albums de photos qui en témoignent ! Ces voyages resteront notre plus grande passion.
Comme autre passion, il y avait les sports : hockey, football, baseball, tennis, et le golf que j’ai pratiqué pendant plusieurs années avec mes filles, mes gendres et Johnny, mon grand chum ! C’était le bon temps quand j’allais voir jouer les Expos ou quand j’écoutais le baseball à la radio.
Entre temps, ma fille ainée Sylvie s’est mariée, elle nous a donné 2 beaux petits-enfants : Isabelle et Jean-François. Notre 2 ième aussi nous a donné 2 enfants : Samuel et Gabrielle. Notre plus jeune nous a accompagné dans plusieurs de nos voyages et elle nous a été d’un grand soutien à plusieurs niveaux, particulièrement à cause de tous ces changements technologiques, où Claire et moi n’y comprenions plus rien. Aussi, comme elle avait une voiture, (moi je n’en ai jamais eu car je n’étais pas un très bon conducteur) elle nous transportait un peu partout, des fois je me demande qu’est-ce qu’on aurait fait si elle n’avait pas été là !! Marie-Jo a toujours eu un chien de compagnie et je m’attachais beaucoup à ces gentilles bêtes. J’adorait aller prendre une marche avec Cachou, Sacha et Moka. Je me souviens que j’ai souvent gardé ses chiens lorsqu’elle partait en vacances ou lorsqu’elle s’absentait pour le travail.
Je vous partage une autre tranche de ma vie : mon amour des chevaux : cet imposant animal, gracieux, intelligent, fort et pourtant si doux. Je peux passer de long moment en compagnie d’un cheval, je lui parle et je crois qu’il me comprend. Et je ne peux pas parler de cheval sans parler de mon beau-frère George-Henri ou Ti-George, comme on l’appelle en campagne. Il est le mari de Pauline, la sœur de Claire avec qui elle s’entend le mieux. On va presqu’à chaque été chez eux dans le fond d’un rang (rang St-David) à St-Thuribe. Et il y a tous ses frères et ses sœurs avec leurs marmailles, qui se retrouvent chez Pauline le dimanche après la messe. Je vous jure que ça fait du monde certaines fois !! Le beau-frère avec qui je m’entends le mieux est Jean-Claude ou Johnny, car il a marié une fille de l’Ontario et il est allé vivre à Kingston près du lac Ontario. J’ai développé une solide amitié avec Johnny, j’espère le retrouver là-haut, on va en avoir des choses à se raconter !
J’aime beaucoup jouer aux cartes, aller au casino, jouer au cribble avec mes partenaires de jeux Michel et José, les conjoints de mes filles. J’aime bien faire une partie de billard de temps en temps ou faire une partie de mini-putt, mais je crois que la lecture restera une de mes activités préférées, j’ai lu des centaines d’ouvrage de toutes sortes.
Lorsque j’ai pris ma retraite, je me suis impliqué comme barbier bénévole à l’organisme : L’Accueil Bonneau. Je coupais les cheveux et faisais la barbe aux personnes sans-abris. J’ai fait ça pendant plus d’une dizaine d’années environ et j’ai vraiment aimé ça, les gens appréciaient beaucoup ce que je faisais pour eux. Y a même une étudiante française, en cinéma je crois, qui a fait un film, disponible à l’ONF, sur mon implication comme bénévole à l’Accueil Bonneau qui, s’appelle : Le Barbier, et je joue le rôle principal ! Malheureusement, mes problèmes de surdité, mes douleurs aux jambes et d’autres problèmes de santé m’ont obligé à ralentir mes activités et finalement à tout arrêter. Aussi, je tiens à souligner que j’ai été bien entouré par mes filles, mes gendres et le personnel du CHSLD Le Manoir de Verdun, qui m’ont accompagné et aimé, malgré la maladie et les épreuves que la pandémie aura causé.
C’est ici que se termine mon histoire, car la suite est un peu triste, surtout à cause d’une certaine pandémie qui m’a privé de ma liberté et m’a enlevé les seuls plaisirs qui me restaient : aller prendre des marches et faire mes petites commissions quand j’en avais besoin, ainsi que recevoir mes filles chez-moi. La fin de l’histoire vous la connaissez, en 2020 je quitte mon appartement au Sommet de la Rive pour être hébergé au CHSLD le Manoir de Verdun avec mon épouse Claire qui elle, y réside depuis quelques mois déjà. Et le 1 mai 2022 vers 21h30…fin.
S’il vous plait, ne m’envoyer pas de fleurs, mais donner cette argent à l’organisme : L’Acceuil Bonneau, 427 rue de la Commune E, Montréal, H2Y 1J4 514-845-3906. L’organisme vient en aide aux personnes sans-abris et a besoin de dons pour pouvoir offrir des services.
Je vous remercie de votre compréhension !
Ce n’est qu’un au revoir !
Roger
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v.1.18.0