

Est décédé entouré de l’amour de ses proches, au CIUSSS du Saguenay-Lac-St-Jean, Hôpital de Chicoutimi, le 19 janvier 2025, à l’âge de 70 ans, M. Gérald Martel, conjoint de Mme Anick Bouillon, demeurant à Arvida.
La famille accueillera les parents et amis à la
Maison funéraire Nault & Caron
2770, de la Salle (secteur Arvida)
Jonquière.
Les heures d’accueil sont le samedi 1ier février 2025, de 9h à 17h, puis de 19h à 21h. Une célébration de la vie aura lieu dans l’intimité de la famille.
Il était le fils de feu Mme Henriette Bouchard et de feu M. René Martel.
Il laisse dans le deuil outre sa conjointe Mme Anick Bouillon, ses enfants : Maxime (Cindy Gobeil), Simon (Marilyn Bouchard) et Anne (Bruno Langevin), ainsi que leur mère Johanne Roy (Jacques Tremblay); ses petits-enfants : Benjamin, Charlotte, Estelle, Antoine et Laurent; son frère Lucien (Christiane) et sa sœur Carole (feu Robert); son beau-frère : Pierre Bouilllon (Sophie).
Il était également le frère de : feu Doris (Michel).
Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux et nièces, parents et amis.
La famille tient à remercier chaleureusement tout le personnel des soins intensifs de l’hôpital de Chicoutimi pour leur soutien exceptionnel.
Pour ceux et celles qui le désirent, une personne bénévole de la Fondation de ma Vie (Hôpital de Chicoutimi) sera présente au salon afin de recueillir vos dons. Pour démontrer votre soutien à la famille de M. Martel et partager un souvenir, visitez notre site: www.naultetcaron.com. Pour informations : (418) 542-2626, courriel : [email protected]
Direction funéraire : Maison funéraire Nault & Caron
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Hommage de Maxim
Remarques liminaires
Le 18 janvier 2024, lors de ma cérémonie de présentation à la Cour supérieure du Québec, j’ai eu l’opportunité de dire à mon père – de son vivant – ce que je souhaitais réellement lui dire.
Permettez-moi de relire ce passage de l’allocution :
Mon père m’a tellement transmis : son sens du compromis et sa considération des autres. Sa bienveillance et son écoute. Son amour pour la course à pied et l’activité physique, sa fidélité en amitié. Il n’y a pas meilleur ami que Gérald. Mon père vient d’un milieu plus que modeste, mais aux valeurs familiales profondes. L’un des premiers de sa famille à obtenir un diplôme universitaire, il m’a inculqué sans relâche la valeur du travail et l’attention que l’on doit porter aux plus démunis et aux déshérités de nos communautés. Papa tu as été un modèle de père aimant et moderne avant l’heure prenant activement part aux tâches familiales.
Un fils est toujours exigeant envers son père; souvent trop dur même à son égard.
L’occasion est donc tout désigné pour te dire à quel point tu as été et tu demeures un père formidable. Merci Papa!
Je te laisse une copie de l’allocution afin que ces mots te suivent pour toujours.
Allocution principale
Voici, maintenant, ce que je souhaite vous dire à l’égard de papa.
La vie de Gérald se termine, mais il demeurera toujours parmi nous.
Il laisse le souvenir impérissable d’un homme formidable, intense, enjoué et bienveillant.
Il laisse le souvenir d’une personne vraie, marquant tous ceux l’ayant côtoyé, et ce, sans oublier sa présence rassurante et amusante auprès des enfants. En ce sens, il constitue une méthode afin d’être un bon père et un bon grand père.
Il laisse le souvenir d’un homme fort. Intimidé par personne durant toute sa vie; papa aura même terrassé la mort durant plus de 23 heures alors qu’il ne devait survivre que quelques minutes. Son dernier combat devant les injustices de la vie. L’exemple d’un guerrier refusant de se faire dicter sa conduite. En même temps, Gérald respectait tout le monde, sauf lorsqu’il se trouvait derrière un volant.
Il laisse aussi le souvenir d’un homme, parfois, paradoxal. Ses dernières volontés en constituent un exemple patent. D’une part, il a vigoureusement manifesté son opposition à la présence d’une cérémonie religieuse. Il indique : s’il y a un prêtre durant la cérémonie, je quitte la pièce. D’autre part, il me demande de vous présenter sa première chanson, l’une des plus belles chansons : si Dieu existe.
Papa, ton départ subit rappelle l’urgence de vivre et de mener une vie bonne et juste. Du bonjour à un inconnu, aux discussions profondes avec nos proches, savourons chacun de ses précieux moments.
Mon papa.
Le meilleur des papas.
Que j’aime plus que tout.
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Hommage de Simon
Merci aux Roy pour votre présence. Merci aux Bouillon d’être avec nous. Évidemment, merci au grand clan Martel et toutes ses déclinaisons. Merci aux amis qui sont ici. À tous ceux qui sont en présentiel. Merci à ceux qui sont en ligne. Merci à ceux qui sont avec nous mais qui écoutent la vidéo après sa captation. Merci de garder sa mémoire vivante.
Ça fait chaud au cœur de voir tout le monde de Gérald réuni autour de lui.
Papa voulait que je vous présente la chanson de Jacques Brel… Quand on n’a que l’amour.
Je me suis demandé qu’est-ce qu’il voulait que je vois dans cette chansons-là.
Quand on n’a QUE l’amour. Qu’est-ce que ça veut dire ? Surtout… Qu’est-ce que ça veut dire… pour lui ?
Parce que bon… quand on y pense l’amour… y’a plutôt été chanceux dans ce domaine là.
On peut penser d’abord à son premier grand amour, ma mère, Johanne. Non… mais regardez moi ça. Y’a été chanceux. En plus, une Johanne, quand ça aime… ça aime. C’est intense. C’est présent. Y’a toujours trop d’affection pour son p’tit cœur.
Puis avec Johanne, y’a fabriqué trois petits amours. 3 personnalités particulières. Trois entités si différentes à aimer. Ha évidemment, Gérald avait ses défauts comme tout le monde. Mais une chose qui ne nous a jamais manqué comme enfants, c’est qu’y’a trouvé le moyen pour qu’on se sente tous très aimés.
Bon, si je disais que Johanne était son premier grand amour. Le « premier » suggère qu’il y en a eu un autre. Je me souviendrai toujours de la scène en voyage à Cuba alors que Gérald, les yeux en cœur veut me présenter son amazone grillant sur un transat. Faisait 2 semaines qu’y’avait quitté la maison. Pour vrai, je n’y ai pas tout de suite cru. Ouais, j’étais même fâché. Je trouvais que ça allait trop vite. Heureusement, finalement, j’étais dans le champ parce que ce moment-là a eu lieu il y a 20 ans presque jour pour jour et malgré le caractère du bonhomme au quotidien, Anick et lui ont su former une équipe formidable.
C’est juste que je me demandais comment ça se fait que le cœur de Gérald était déjà prêt à vivre l’amour aussi tôt après avoir perdu l’amour qui l’unissait à ma mère.
Mais je pense que j’ai fini par comprendre. J’pense que Gérald y’aimait pas tomber dans la facilité de la colère et de la haine. Oui parce que c’est facile de focusser sur les liens négatifs dans une relation. Les défauts, ce qui nous tape sur les nerfs, ce qui nous met en colère. D’ailleurs si on succombe à cette facilité là, on détruit graduellement notre relation.
J’pense que Gérald faisait plus souvent qu’autrement le pari de l’amour. Le vrai. Celui qui demande du travail. Celui qui consiste à chercher le positif dans les liens qui nous unissent à une personne.
C’est p’t’être pour ça qu’il était prêt à rencontrer Anick. Je pense qu’en sentant l’amour s’en aller avec Johanne, il a travaillé à construire autrement les liens positifs qui les unissaient. Ils ont fait tout les deux ce pari et ils ont gagné. Ils ont transformé leur amour charnel en quelque chose de plus fort encore. Un autre amour qui leur permettait de travailler en équipe pour nous les petits-amours et aussi les petits petits amours qui ont été produits par la suite.
Puis quand on y pense, c’est probablement comme ça qu’il était bâti au fond. C’est pour ça qu’il était un si grand négociateur. Il faisait le pari de l’amour. Il croyait savoir construire sur les liens positifs qui unissaient gestionnaires et salariés dans ses négos avec les syndicats. Et plus loin entre l’entreprise et sa communauté. À preuve, il siégeait toujours sur le comité de bon voisinage avec Rio Tinto.
Je suis content qu’il me pousse à rationaliser ces enseignements là mais manifestement, il m’avait déjà imprégné de son pari de l’amour parce que c’est instinctivement la voiei que j’ai pris quand la mère de Benjamin et moi nous sommes séparés. Nous sommes parvenus à transformer notre amour en quelque chose d’autre qui nous permet d’être dans la même pièce à travailler sur le même projet alors que nos amours respectifs sont avec nous. C’est pas donné à tous ça. C’est tout un cadeau.
Et c’est aussi pour ça que vous êtes tous ici aujourd’hui. Parce que Gérald et vous avez fait le pari de travailler sur les liens qui vous unissent. C’est pas toujours facile de faire ce pari là. C’est même très inconfortable de choisir l’amour quand y fait -30. Salutations aux Desmeules 60 degrés plus chaud en Floride.
Finalement, si Brel avait voulu être clair au lieu d’être poétique, il aurait chanté : Il ne faut que l’amour. Je pense qu’en cette ère de facilité, de discorde et de jugements rapides. Faudrait p’t’être collectivement qu’on mise un peu plus sur les liens qui nous unissent au lieu de succomber si rapidement à ce qui crée de la distance. Avouez que ça nous a collectivement fait du bien depuis hier que tout le monde de Gérald se retrouve ensemble à se partager les liens positifs que chacun entretenait avec lui. Dans l’amour.
Alors, sans avoir rien. Que la force d’aimer. Nous aurons dans nos mains, amis, le monde entier.
Merci pour cette dernière grande leçon papa. Je t’aime.
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Hommage de Anne
Papa
Mon petit papa d’amour
Il a été difficile d’écrire cet hommage. Cet exercice ardu, mais nécessaire, je l’ai fait pour toi, mais aussi pour moi papa. Parce que c’était ton désir que tes trois enfants parlent de toi, de qui tu es, de qui tu étais, et ce, accompagnés d’une chanson que tu nous as attribuée.
Tu m’as offert une réelle découverte avec tes désirs pour souligner ta vie. Je me souviens du moment où j’ai pris connaissance de tes souhaits pour la cérémonie d’aujourd’hui; ‘’Un enfant; c’est quoi cette chanson?’’. Pour me rendre compte plus tard que c’est celle que tu m’avais désignée.
Depuis que tu nous as quitté, j’ai de la difficulté à trouver les mots. ‘’Comment ça va?’’ Cette si simple question devient soudainement bien compliquée. Donc aujourd’hui, ce que je veux vous transmettre de papa, ce ne sont pas des mots, mais des sentiments, tout ce que je ressens quand je pense à toi.
‘’Un enfant, Ça vous décroche un rêve’’
Tes enfants, étaient source de grande fierté pour toi papa. Et nous étions tout aussi fiers de t’avoir comme père.
Tu étais un excellent père.
Ce qui me réconforte, c’est que je sais que tu es encore là. Dans tous les moments, aussi simples qu’ils soient, que je vis moi-même avec mes enfants, je t’y retrouve.
Papa, ton rire, tes farces, ta bonne humeur, ton sourire, me marquent profondément. Je me souviens, à chaque fois que nous arrivions au chalet à l’Anse-St-Jean ‘’L’Anse du bonheur’’ pour un week-end; tu mettais la chanson ‘’Les joyeux bouchers’’ et tu me faisais danser le tango dans le salon. J’entends presque mes rires qui résonnent encore.
Tu étais généreux, rêveur. Et tu faisais rêver en retour. Combien d’adolescentes peuvent dire que leur père leur a offert un voyage dans le pays de leur choix en cadeau à Noël.
D’accord, tu étais aussi papa et papi gâteau, avouons-le.
Tu étais curieux, intéressé, bienveillant. Cette curiosité pour le monde se transposait dans les voyages, bien entendu, mais au quotidien, pour tous les gens que tu croisais. J’ai toujours admiré ta relation avec le travail et le respect que tu y accordais.
C’est d’ailleurs toi qui a semé le graine dans mon esprit, de ce que je pouvais faire dans la vie et qui constitue mon travail actuellement.
Tu étais intense, créatif. Tu as eu plusieurs passions, certaines ont passé, mais plusieurs ont duré. Les Inukshuk, la pêche, le tai chi, le jogging, la chasse.
Tu étais aimant. Je garde de vifs souvenirs des contes à l’heure du dodo, où ton imagination était encore à profit. Les chansons de ta belle voix, qui ont bercé mon sommeil. Je me souviens, je ne voulais pas laisser ta main. Je ne voulais pas que tu partes. Tu me disais que tu allais rester. Je serrais ta main si fort et étais toute surprise le lendemain matin de voir que tu n’étais plus là, comment avais-tu fait pour partir?
Je suis tellement contente que mes enfants aient eu la chance de vivre de pareils moments à tes côtés.
J’espère que tu as ressenti le même amour quand je tenais ta main à la toute fin.
Moi je le ressens quand je tiens celle de mes enfants.
‘’Un enfant, Et nous voilà passés’’
Je t’aime papa.
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v.1.18.0