

Tonton, tu sa vue le jour à l’automne 1937, le 28 octobre 1937. Tu es le fruit de l’amour d'André et Aline qui se sont rencontrés quelques années plus tôt, lors du mariage du frère de ta maman et de la sœur de ton papa. L’enfant de l’amour comme ils se plaisaient à le répéter !
Quelques années plus tard, ton papa est envoyé en camps de travail en Allemagne, d’où il s’échappe grâce à l’aide d’un boche, comme disait pépère, ton papa.
Il revient à la maison où il se cache ; mais la police vient sonner à la maison où ton papa est caché… Et là, quelle responsabilité, car du haut de tes 3 ou 4 ans, tu ne dis rien… Tu ne dis pas que ton papa est là, car tu sens le danger.
Pour vous protéger, pépère, ton papa, vous envoie, toi et mémère, ta maman, en Charente-Maritime dans sa famille.
Les années passent, la guerre prend fin et arrive ta petite sœur Michèle. En grand frère aimant, tu t’occupes d’elle comme un second père dit-elle. Vous grandissez tranquillement profitant des plaisirs simples de la vie, le jardin, les promenades les cabanes dans les bois avec ton papa et ta petite sœur… Nous aussi, nous avons aussi appris a ramassé les champignons avec ton papa, tes neveux les connaissent bien, mais moi, mauvaise élève, je n’y connais toujours rien d’ailleurs, je préfère écraser les « péteux », les seules que je connaisse et ramasser des châtaignes. He oui, car à l’époque, vous vivez à Châtenay-Malabry et il y a un bois magnifique, vous vivez à la cité-jardin de la Butte-Rouge, l’une des premières cités ouvrières. Puis, alors que tu as une douzaine d’années, ma mère arrive, c’est un accident… Heureusement pour moi ! Tes instituteurs vont te faire découvrir l’éducation sportive, tu vas faire du hand-ball, tu as d’ailleurs plusieurs brevets sportifs…
Jusqu’au jour, ou un Monsieur qui habite dans votre escalier te fais connaître le Judo.
Le judo, ta grande passion, après Tata Mimi bien sûr !
Tu rentres donc dans le club de Judo du Plessis-Robinson jusqu’au moment de partir à l’armée. Puis, le Judo te permet d’intégrer le 11e régiment parachutiste de choc afin de combattre lors de la Guerre d’Algérie. D’ailleurs, en octobre dernier, nous nous sommes remémoré tes « classes » à Mont-Louis, tes entraînements dans les Pyrénées… Les années ont passé, mais la citadelle n’a pas bougé !
Tu reviens d’Algérie, à la suite d’une blessure à l’épaule… Cette même année, tu rencontres l’Amour de ta vie… Et Gérald, le fruit de votre amour voit le jour !
Tu reprends le Judo et obtiens le grade de ceinture noire 1er dan, puis 2e dan quelques années plus tard. Tu deviens même secrétaire de l’Association Française de Judo !
Début 1968, tu réussis l’examen du 3e dan avant de quitter la France pour le Canada en mai cette même année. Ton beau-frère Jacky y travaille depuis quelque temps et il semble facile de travailler et de gagner de l’argent si l’on est bosseur… Tu pars donc t’installer à Montréal et, effectivement, ta qualification de Tourneur-Fraiseur te permet de trouver un travail très rapidement.
Ta petite famille ne tardera pas à te rejoindre, mais la vie ne sera pas pour autant facile.
Ta passion pour le Judo, et tes compétences, te permet de rejoindre le Club Shidokan dirigé par Raymond Danblanc. Tu deviens directeur technique et professeur de Judo de plusieurs clubs dans la région de Montréal. Tu voyages avec tes élèves dans tout le Québec… Tu en vois du pays !
En 1971, tu participes à la rédaction d’un ouvrage d’auto-défense avec Louis Arpin ceinture noire 4e dan.
En 1975, la Fédération de Judo souhaite te donner, à titre honorifique, le diplôme de ceinture noire 4e dan. Évidemment, tu refuses cet honneur et décides de passer l’examen nécessaire pour obtenir ce 4e dan. Tu réussis cet examen l’année suivante et deviens le premier Judoka à avoir présenté le KIME NO KATA au Canada avec ton ami Edmond Warzyniack.
Mais, dans ta vie, il n’y a pas que le Judo, il y a tes deux amours, Mimi et Gérald, avec eux, tu vas être Manager, impresario, garde du corps et les accompagnés dans la passion de Tata et celle de Bibiche, la chanson.
Je me rappelle encore la voix de Gérald, tellement puissante. Il m’a fait découvrir Abba, Starmania… C’était la fête à chaque fois que vous passiez à la maison, bien trop rarement d’ailleurs, mais c’est ainsi.
Puis la vie passe, Bibiche nous quitte et là tu ne survie que pour Tata… Tu as malgré tout bien des plaisirs, comme les jeux, le Casino... Mais vous n’arrivez pas à combler ce vide incommensurable.
Puis Tata, part à son tour et là, tu ne sais plus où est ta tête. Mais là encore, tu t’accroches pour qui, pour quoi, toi-même, tu ne le sais pas… Mais moi, ce que je sais, c’est que tu reprends contact avec ta petite sœur chérie et que tu rencontres ma petite famille. Et là, tous les souvenirs que je n’ai pas eus de toi en grandissant, nous nous les fabriquons. Je suis extrêmement reconnaissante d’avoir pu passer ces presque onze années près de toi, enfin pas toujours à cause de la distance, mais grâce à la technologie, j’ai pu te voir et te parler toutes les semaines surtout ces derniers mois et rattraper un peu de ces années perdues.
Je sais que maintenant, tu as enfin retrouvé ta famille et ta tête… Profitez bien ! Embrasse très fort Gérald, tata, mes grands-parents, Jacky, Solange et Mamie Mahiet.
Je t’aime, nous t’aimons tous très fort et te souhaitons le meilleur.
La famille recevra les condoléances le vendredi 11 avril entre 08h30 et 10h30 à:
La Maison Darche
505 Curé-Poirier O
Longueuil, J4J 2H5
L'inhumation suivra au Cimetière St-Georges dès 11h00
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