

SALUT, MON FRÈRE
Cinquième d’une famille de quinze, né en plus après des jumeaux, le p’tit Nicol, le plus gros des bébés Tremblay, avait une place à prendre. D’autant plus qu’il ne sera pas le dernier-né bien longtemps. Onze mois seulement, en fait…
D’aussi loin qu’on s’en souvienne, Nicol a toujours été attiré par la vie publique… ou du moins par la lentille du photographe. Une course de vélo venait d’être disputée dans les rues d’Alma. Évidemment, les vainqueurs posent pour la postérité… Le lendemain, quelle binette ne voit-on pas dans le journal ? Et oui, Nicol, six ou sept ans à peine, tout souriant et fier d’avoir réussi à se glisser devant le podium. Évidemment, on sait tous que ce ne sera pas la dernière fois…
À huit ans, Nicol disait déjà qu’un jour, il serait maire d’Alma. Quand son rêve s’est réalisé, trente ans plus tard, on ne peut pas vraiment dire qu’il s’agissait d’improvisation…
Dès les premières années de son primaire, Nicol prenait plaisir à diriger. Encore aujourd’hui, on ne sait pas combien de classes ou d’associations il a présidées. Et quand le siège du président était déjà occupé, Nicol n’était jamais très loin…
En fait, il s’engageait dans tout avec intensité, générosité et surtout sans ménagement. Pour lui, toutes les causes étaient bonnes.
La seule concession à ce désir de maîtriser sa destinée et celle de sa communauté, il l’a accordée aux médecins qui l’ont traité pour un cancer, il y a trois ans. Patient modèle, il ne s’est jamais découragé devant ce combat à armes inégales. Finalement, c’est quand même lui qui avait gagné !
Il y a très longtemps que Nicol se montre attentif aux besoins des autres. Un jour, il est arrivé à la maison avec la photo de classe prise quelques jours plus tôt. Sa mère, qui avait bien pris soin d’habiller son p’tit homme pour l’occasion, lui demande en voyant la photo : « Mais pourquoi t’es en chemise? » Une réponse toute simple… Un de ses compagnons de classe n’avait pas de veston. Nicol lui avait donc prêté le sien…
Sans défauts, Nicol? Si c’est ce que vous pensez, vous ne l’avez sans doute jamais vu devant un problème exigeant… un peu… de travail manuel. Un jour, il doit quitter la maison alors qu’une fuite l’embête dans la cuisine. Devant l’ampleur de la tâche, il coupe tout simplement l’eau dans tout l’immeuble. Tant pis pour les locataires…
Même chose pour l’automobile. Certains diront que notre frère bien-aimé avait deux mains gauches. Juste ouvrir le capot pour mettre du lave vitre était une aventure. Pour Nicol, la mécanique se résumait à tourner la clé de contact.
C’est peut-être ce qui explique pourquoi il n’avait même pas de permis de conduire lorsqu’il a acheté sa première voiture… À quoi bon s’empêtrer dans les détails ?
Comme le fait d’avoir été privé d’un œil durant toute sa vie. Un jour, en motoneige, tanné d’être ébloui par l’éclat du jour, il décide de s’acheter des lunettes de soleil. Guylaine ne s’est plus jamais demandé de quel œil il ne voyait pas lorsqu’il est sorti de la boutique avec l’étiquette UV restée collée sur le verre gauche…
Heureusement, il savait s’entourer des bonnes personnes et, comme il ne ménageait aucun effort pour aider les autres, il trouvait toujours quelqu’un pour le sortir du pétrin, lui ou quelqu’un d’autre.
Son intérêt pour tout ce qui touche la famille l’amène à développer une connaissance inégalée des arbres généalogiques d’à peu près tous les habitants de la ville d’Alma et même d’ailleurs. Et ce n’est pas exagéré. « T’es le fils de qui, toi, déjà ? » Et là, son vis-à-vis découvrait des oncles, tantes, cousins et cousines qu’il ne connaissait même pas lui-même…
On ne sait toujours pas, toutefois, si c’est ce goût de la famille qui l’a amené à donner à ses parents, Thérèse et Jean, leur premier d’une longue série de petits-enfants, avec Danielle, la mère de Sophie et de Jean-Nicol, son amie depuis toujours.
L’amour qu’il portait à ses enfants et à ses petits enfants lui faisait d’ailleurs perdre tous ses moyens. La petite Mélie-Anne, qu’il appelait affectueusement son « boss », en est un bel exemple. Mais ce n’était pas moins le cas avec Simon-David et Matisse, les jumeaux Victoria et Nicolas, de même qu’avec les filles de son cœur, comme il les appelait lui-même, Mireille, Rafaëlle et Noémie.
La politique a occupé la plus grande partie de sa vie et c’est sans doute ce qui l’a amené au droit. À l’université, cependant, il trouvait de très nombreuses occasions de sortir le nez de ses livres pour régler le sort du Monde. Selon notre frère Michel, qui étudiait à Laval en même temps que lui, Nicol n’avait tout bonnement pas le temps d’étudier.
Nicol aimait les gens. Il aimait aller à leur rencontre et ne se privait surtout pas d’une bonne discussion. Il savait écouter, mais aussi répondre. Et gare à ceux qui osaient l’obstiner dans ses champs de compétence. C’est là que ressortait son p’tit côté Thérèse. Pour ceux qui ont connu notre mère, c’est pas peu dire…
Nicol était assurément un bon vivant. L’entendre rire suffisait à nous en convaincre. C’est pour cette raison qu’il était aussi heureux d’avoir gagné son combat contre le cancer.
Voir mourir son père à 66 ans l’avait beaucoup choqué. Il craignait que cette âge fatidique ne soit devenu un incontournable pour toute la famille. Soulagé d’avoir enfin franchi cet âge-clé, il savourait encore mieux chaque moment.
Mais voilà que le destin en décide autrement. Nicol a toujours aimé être le premier en tout, mais on ne s’attendait très certainement pas à ce qu’il soit le premier à partir.
Il avait une belle plume. Tenter de le suivre sur cette voie n’est pas une tâche facile. C’est lui qui avait rédigé l’hommage à notre mère, à son décès en août dernier. Dans ce texte, il écrivait ceci : « Nous étions des dizaines à croire que nous étions son préféré ou sa préférée tellement elle dispensait son amour et ses attentions avec une générosité sans bornes, et, avec le temps, sans préjugés. »
Nicol, ces mots te vont tout aussi bien et tous les témoignages reçus depuis lundi nous le démontrent éloquemment.
Nicol, ta passion, ta joie de vivre, ta bonté, ta générosité… tout cela va nous manquer, mais jamais autant que ta présence à nos côtés.
Salut notre père, grand-père, frère, oncle…
Salut, mon frère… et bon voyage !
Ta famille qui t’aime.
- Rédigé par Gilles, non sans la précieuse collaboration de Michel, Guylaine, Régine et Martine.
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« Je n’ai pas choisi de naître à Alma mais j’ai choisi d’y vivre ma vie. Je ne l’ai jamais regretté. Merci. » Nicol Tremblay
« Je vous ai quittés le 26 septembre 2016 à Chicoutimi, à l’âge de 67 ans et 8 mois, après une longue et heureuse vie à Alma. Je suis né des épiciers Thérèsa Tremblay et Jean Tremblay. Je suis triste de laisser ma très belle famille : mes enfants Sophie Tremblay (Pascal Pilote) et Jean-Nicol Tremblay (Kim Bergeron) que j’ai eu le bonheur de concevoir avec mon ex-épouse et toujours amie, Danielle Ouellet. Nous avons grâce à Sophie trois petits-enfants, Simon-David Fortin (fils de Jean-Claude Fortin), Matisse Pilote et Mélie-Anne Pilote, et, grâce à Jean-Nicol un couple de jumeaux, Victoria Tremblay et Nicolas Tremblay.
Je suis le frère de Martin (Jeannine Thibeault), Me Michel , Yvon, Yves, Pierre (Line Gilbert), Louise (Léon Maltais), Marc, Lina (Martial Boivin), Mario (Aurare Thibeault), Doris (Mario Brisson), Rémi-Gilles (Francyne Larouche), Martine (Jacques Lapointe), Régine (Valérie Hébert) et ma sœur et amie Guylaine (Robin Brassard). Je salue tous leurs enfants que j’ai toujours considérés comme les miens.
Je laisse également les filles que mon cœur a adoptées : ma poule Mireille Fortin (fille de Jacinthe Larouche), Rafaële Hudon et Noémie Hudon (filles de Marlène Hudon). Je laisse également ma compagne Louise Boudreault ainsi que mes filleuls Sylvain «Bobby» Tremblay, Julie Lapointe, Josée Brisson, Joannie Tremblay, et mon filleul Jordan Beaudoin.» Les membres de la famille de M. Nicol Tremblay seront heureux d’accueillir les parents et amis au :
Complexe funéraire Bérubé et Fils, Réseau Dignité
620, Boul. Dequen Nord, Alma
à compter du samedi 1er octobre 2016 de 19 h à 22 h, dimanche le 2 octobre 2016 de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h. Le lundi 3 octobre 2016, jour des funérailles, le salon ouvrira à 9 h. Les funérailles auront lieu le lundi 3 octobre 2016, à 10 h 30 à l'église St-Joseph et les cendres seront déposées ultérieurement au cimetière St-Joseph. Ceux et celles qui le désirent peuvent faire don à la Société canadienne du Cancer (4100 Mélançon, Alma (Québec) G8B 5V3). Une personne bénévole sera présente au salon pour recueillir vos dons. Pour rendre hommage à M. Nicol Tremblay et signer le livre des invités, rendez-vous sur le site www.complexefuneraireberubeetfils.com .
DIRECTION DES FUNERAILLES: Complexe funéraire Bérubé et Fils. www.complexefuneraireberubeetfils.com Pour information 418-662-6576, télécopieur 418-662-3132, courriel: [email protected].
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« Je n’ai pas choisi de naître à Alma mais j’ai choisi d’y vivre ma vie. Je ne l’ai jamais regretté. Merci. » Nicol Tremblay
« Je vous ai quittés le 26 septembre 2016 à Chicoutimi, à l’âge de 67 ans et 8 mois, après une longue et heureuse vie à Alma. Je suis né des épiciers Thérèsa Tremblay et Jean Tremblay. Je suis triste de laisser ma très belle famille : mes enfants Sophie Tremblay (Pascal Pilote) et Jean-Nicol Tremblay (Kim Bergeron) que j’ai eu le bonheur de concevoir avec mon ex-épouse et toujours amie, Danielle Ouellet. Nous avons grâce à Sophie trois petits-enfants, Simon-David Fortin (fils de Jean-Claude Fortin), Matisse Pilote et Mélie-Anne Pilote, et, grâce à Jean-Nicol un couple de jumeaux, Victoria Tremblay et Nicolas Tremblay.
Je suis le frère de Martin (Jeannine Thibeault), Me Michel , Yvon, Yves, Pierre (Line Gilbert), Louise (Léon Maltais), Marc, Lina (Martial Boivin), Mario (Aurare Thibeault), Doris (Mario Brisson), Rémi-Gilles (Francyne Larouche), Martine (Jacques Lapointe), Régine (Valérie Hébert) et ma sœur et amie Guylaine (Robin Brassard). Je salue tous leurs enfants que j’ai toujours considérés comme les miens.
Je laisse également les filles que mon cœur a adoptées : ma poule Mireille Fortin (fille de Jacinthe Larouche), Rafaële Hudon et Noémie Hudon (filles de Marlène Hudon). Je laisse également ma compagne Louise Boudreault ainsi que mes filleuls Sylvain «Bobby» Tremblay, Julie Lapointe, Josée Brisson, Joannie Tremblay, et mon filleul Jordan Beaudoin.» Les membres de la famille de M. Nicol Tremblay seront heureux d’accueillir les parents et amis au :
Complexe funéraire Bérubé et Fils, Réseau Dignité
620, Boul. Dequen Nord, Alma
à compter du samedi 1er octobre 2016 de 19 h à 22 h, dimanche le 2 octobre 2016 de 14 h à 17 h et de 19 h à 22 h. Le lundi 3 octobre 2016, jour des funérailles, le salon ouvrira à 9 h. Les funérailles auront lieu le lundi 3 octobre 2016, à 10 h 30 à l'église St-Joseph et les cendres seront déposées ultérieurement au cimetière St-Joseph. Ceux et celles qui le désirent peuvent faire don à la Société canadienne du Cancer (4100 Mélançon, Alma (Québec) G8B 5V3). Une personne bénévole sera présente au salon pour recueillir vos dons. Pour rendre hommage à M. Nicol Tremblay et signer le livre des invités, rendez-vous sur le site www.complexefuneraireberubeetfils.com .
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