

Denise est une personne très privée et discrète; très peu la connaisse.
Denise est l'épouse, partenaire et encore plus. Elle est la meilleure amie de mon père.
Durant les 46 années de mariage, une question revenait fréquemment:
- Comment, encore ensemble? Oui, grâce à ma mère, une personne capable de grand amour, de patience infinie et qui nous accordait un support sans limite.
Mon père a rencontré ma mère un dimanche après-midi, lors d'une sortie de quilles, où elle rencontra trois garçons. Mon père ne fut pas son premier choix, mes sa persistance, lui a valu le gros lot.
Notre grand-père était gravement malade. Ma mère a demandé à mon père de solliciter sa main, ce qui lui fut refusé par humour. Mon père quitta la maison comme un coq banté en colère. Mme Parker se lança à l'assault de son mari avec un balai. L'amour a gagné et après deux jours, mon père est retourné à sa Denise.
Ma mère était un protectionniste de ses enfants. Elle était toujours en avant des coups. Elle avait un grand amour pour les animaux, autant les ratons laveurs, les canards qui frayaient dans la piscine d'une nouvelle résidence privée ou les rouge-gorges qui ont séjournés dnas un abrie de première classe sur le balcon de sa chambre à coucher et allant jusqu'au chien qu'elle adoptait après l'avoir attiré dans le garage avec son ragoût. Tous qui passait sous son voile de protection recevait une attention particulière.
Elle était très fière de son domicile. La propreté, le rangement, l'ordre était de rigueur. Elle est sans doute la seule femme qui nettoyait entres les faux plafonds du sous-sol à mon grand désaroi. Elle n'acceptait aucune excuse, au point de recevoir le titre honorifique: THE TERMINATOR.
On ne manquait jamais de rien. On y pensait, et par magie il était livré. Si mon père disait durant une soirée que se rendre au chalet serait potentiellement bon. À son réveil, la voiture était chargée et prête à partir avec tout ce qu'il fallait. Il ne manquait jamais rien.
Sa passion pour l'extérieur l'amenait à créer un véritable paradis terrestre. Ma mère occupait son époux car elle aurait fait blanchir n'importe quel contre-maître. Elle savait ce qu'elle voulait et atteignait toujours ses buts.
Malheureusement, il y a un but qui lui échappa: l'art de conduite de l'énorme bagnole de son mari. Le garagiste du coin la connaissait de prénom et s'efforçait à masquer les petits accrochages avant l'heure de retour de son mari. Elle est devenue très adroite pour rénover, réparer et repeindre les deux côtés de l'entrée du garage et ce dans des temps records. Le nouveau propriétaire de cette maison va certainement avoir des surprises au moment de réparer ces endroits.
Une financière très douée, les discussions budgétaires à la table de cuisine étaient sans pareil. Son mari, le comptable, ne pouvait résister longtemps à ses habiletés de vérificatrices. Malgré cela, les deux comparses en sortaient victorieux. Sauf peut-être, le pauvre petit caniche, qui en entendant le mot budget, se sauvait dans la chambre pour ne réapparaître qu'après la tempête terminée.
Elle était une grande sportive: le badmington, le racketball, le ski alpin, le ski de fond, le ski nautique. Elle essayait tout. En ski de fond, elle démontrait son amour pour les arbres en les embrassant de temps en temps. En ski nautique, elle confondait le ski de fond en longeant le fond des lacs. Nous avons cessé la pratique de ce sport, avant qu'elle ne se noie.
Cet éloge avait pour but de vous faire connaître un peu ma mère, comme nous l'avions connue, ma soeur et moi.
Maman, nous ne pouvons trouver les mots afin de te remercier pour les années passées avec nous. Dieu saura te récompenser et nous attendons le jour de nos retrouvailles avec notre Seigneur.
Je t'aime!
Ton fils Denis
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v.1.18.0