

28 mars 1952 – 4 mars 2016
Tendre et affectueux, cet homme secret et réservé se protégeait en cachant bien sa grande sensibilité. Curieux, mais aussi inquiet, il préférait apprendre par lui-même. Il appréciait le calme et l’isolement, même s’il était attiré par ce qui sort de l’ordinaire et qu’il était au-devant des gens. Fidèle, stable et sécurisant, sa vie sentimentale était une source d’équilibre qu’il démontrait bien plus par mille et un petits gestes qu’en exprimant ses tendres pensées.
Jeudi, le 10 mars 2016
Mon amour, c’est aujourd’hui le jour de tes funérailles et j’ai l’impression de regarder un film qui mêle amour, aventure, et humour comme je les aime, mais qui soudain tourne aux scènes d’horreur qui laissent une boule dans l’estomac et au drame qui fait couler mes larmes sans fin et ça me fait terriblement peur!
Tu te rappelles, quand je t’ai dit qu’à 15 ans, je savais que tu serais l’homme de ma vie. Sans précipitation, juste à te voir à la dérobée, à t’observer sans trop le laisser voir et un jour, j’ai piqué ta curiosité… et quelques temps plus tard tu m’as contacté. Notre premier rendez-vous, vendredi le 28 décembre 1973, une pièce de théâtre! Et puis tu avais organisé un immense party chez toi le 29 décembre et tu étais tout fier que j’y sois… en fait, en te connaissant mieux, j’ai bien compris que tu voulais m’en mettre plein la vue… tu n’avais pas dormi au théâtre, comme tu auras tendance à le faire par la suite, et tu avais dansé au party, moment presque unique dans toute ta vie!
Et là, on ne s’est plus lâché! La vie avec toi était un tourbillon de découvertes et d’amour sans fin. Nous en avons parcouru du chemin, découvert des horizons, et surtout nos coins préférés les plages du Maine et les parcs du Vermont. L’Ouest canadien en 1975, que d’émerveillement et tout ça, en camping, dans ta Toyota Corolla, un vrai palace du moment qu’on partageait tout ça ensemble.
Le 10 juillet 1976, on s’est dit oui, pour la vie. J’avais 21 ans et toi 24. Notre premier appartement, puis notre première maison, et le début de ta carrière après avoir obtenu ton bach des HÉC. Tout nous souriait. On travaillait dur, mais on était heureux, on construisait ensemble. L’achat de la quincaillerie de ton père en janvier 1980, en même temps que ton nouveau poste de contrôleur en entreprise, ça n’a pas été long qu’on a dû faire des choix… on a laissé nos emplois et on s’est lancé dans l’aventure, beau succès!
En septembre 1980, juste avant notre depart pour notre premier voyage en France, je t'annonçais que j'étais enceinte. Quelle lueur intense et pleine d’amour j’ai vu dans tes yeux à cet instant. Et notre Marie-Ève est née le 16 mai 1981, à 8h13. Tu avais passé la nuit debout à mes côtés et après avoir annoncé la nouvelle à mes parents, tu es parti ouvrir la quincaillerie, mais pas tout à fait à 9h ce matin-là! Tu étais fatigué, mais heureux! Et puis Hugo s’est pointé le bout du nez un peu à l’avance, le 2 mai 1983, à 3h15, et nous avions maintenant la plus grande richesse, les deux plus beaux enfants du monde, une famille bien à nous.
Tu étais avant-gardiste, innovateur, entrepreneur dans l’âme. Quand le commerce de détail a changé, que les grandes surfaces sont apparues, tu as changé d’horizon, tu as su t’adapter. En homme intègre et fidèle à toi-même, tu as continué de faire profiter de petites entreprises de ton savoir, de ton vécu et ton expérience. Tu as même laissé ta marque chez Pétro-Canada en démarrant et redressant des stations avec dépanneur, de « petites entreprises ». Tous ces jeunes à qui tu as fait confiance et qui te le rendait bien, je pense à Nasser et Jolaine, et plusieurs autres. Même Hugo que tu as formé à l’entreprise durant ces années et qui te secondait bien. Puis Mélanie avec qui tu as fondé Absolu service conseil par la suite.
Entretemps, nos enfants grandissaient et tu étais d’une présence exemplaire auprès d’eux. Je me rappelle quand ils étaient au début du primaire et que c’est toi qui étais « en charge » du dodo… ce n’était pas des contes de fées que tu leur racontais, mais bien les histoires réelles de ta jeunesse, tes mauvais coups candides, hum! Ils en étaient si fiers. Tu leur as tellement appris. Ton écoute, ton implication, ta confiance en eux ont permis qu’ils développent leur personnalité propre et ils sont devenus les deux adultes dont nous sommes si fiers, avec de belles valeurs et de belles expériences de vie. Et maintenant, à leur tour, ils ont trouvé l’amour et fondé une famille. Ils nous ont donné quatre merveilleux petits-enfants à chérir. Tu les auras trop peu connus et tu aurais eu tant à leur donner. Mais soit certain que je m’impliquerai pour deux auprès d’eux, même si ça ne sera jamais toi, si unique Papi.
Nous avons eu aussi la chance de découvrir quelques endroits merveilleux, parfois en amoureux et parfois accompagnés d’amis formidables. Paris en 2002, Londres que tu m’as offert pour mes 50 ans en 2005, Malaga et le sud de l’Espagne en 2006, et de nouveau Paris, en plus de Bruxelles, Bruges, et Amsterdam en septembre dernier avec Louise et Robin; sans oublier nos escapades exotiques… les Bahamas en 1976, la République dominicaine en 2004, le Nicaragua en 2008 avec Michelle et Marc et la Floride en 2014 avec Hélène et Pierre. Puis plus près de nous, la région de Québec avec Hélène et Pierre, le bas du fleuve avec Marc et Michelle, la région du Saguenay avec Louise et Robin. Mais tous nos étés en camping dans le Vermont ou sur les plages du Maine avec les enfants et récemment nos petits-enfants resteront des moments privilégiés et de merveilleux souvenirs.
En 2011, on s’est lancé dans un projet de rénovation d’une maison à Dorval, l’occasion que nous recherchions, et convaincus d’y vieillir ensemble. Nous avions tout prévu ou presque pour nous, nos enfants et nos petits-enfants. À l’automne 2015, nous venions à peine d’ébaucher des plans pour notre dernière étape de vie que le mauvais sort s’est jeté sur toi et ne t’a laissé aucune chance. La colère, la peine et l’impuissance m’habitent encore et que dire de la détresse que j’ai vu dans tes yeux à l’annonce de cette maudite maladie (leucémie aiguë myéloïde) le 23 novembre, puis le 12 février quand on nous a appris qu’il n’y avait plus d’espoir, ta leucémie étant réfractaire à la chimio! Je n’oublierai jamais. Alors, les amis et la famille sont venus te saluer toi qui avais été privé de leur présence durant tous ces traitements. J’ai voulu t’offrir un dernier cadeau : une photo de famille. Tu as adoré l’idée et tu t’y es accroché. Marie-Ève a pris en mains ce dernier projet avec toi. Au retour de vacances de Hugo, que tu attendais, le lundi 29 février ce fut notre dernière fête de famille, triste mais en même temps que de merveilleux souvenirs. Et vendredi le 4 mars 2016, ton souffle s’est arrêté, ton cœur a cessé de battre.
Moi l’éternelle inquiète, toit l’éternel optimiste pour qui il n’y avait jamais de problèmes, que des solutions, tu savais m’aimer, m’apaiser, me réconforter, me sécuriser, tu étais mon havre de paix, ma sérénité, mon complice, mon grand amour. Que vais-je devenir sans toi? Je ne vois pas encore la lumière au bout du tunnel… Je devrai m’appuyer très, très fort sur ton amour, sur tout ce que tu m’as appris et donné si généreusement pour traverser ce passage obligé et continuer à faire confiance à la vie comme tu me l’as si souvent démontré.
Jean-Marc, je t’aime, je t’aimais et je t’aimerai toujours. Désormais, tu devras faire partie de mes souvenirs, et ça c’est une dure réalité que je vais devoir apprivoiser, petit à petit, avec tous ceux qui t’ont aimé et pour qui tu auras été l’unique Jean-Marc, Papa ou Papi.
Francine
Mardi, le 8 mars 2016
Papa, mon beau papa d'amour,
Je ne peux pas croire que je suis en train de t'écrire une lettre posthume.
Incroyable, est le seul mot qui sort de ma bouche dernièrement.
Incroyable, que notre chemin se divise ici.
Incroyable, je ne peux pas y croire et ne l’accepte pas encore.
Mais sur une autre note…
Incroyable, la belle vie que tu m'as fait découvrir.
Incroyable, tu as été; comme homme, comme père, comme exemple à suivre.
L'autre jour, je t'ai dit que tu étais exceptionnel... Je pense que tu ne m'as pas cru. Mais, plus j’y pense, plus c’est tellement vrai!
J'ai une douleur immense juste à imaginer que je vais, déjà, devoir poursuivre mon chemin sans toi. À penser à tout ce que tu as été, ce que tu as donné, ce que tu as dit, ce que tu as fait, ce que tu as réalisé... Je reste avec une question: qu'est-ce que je t'ai donné? Ma présence, oui mais… ouff!
Je me fais un devoir de vivre (affronter) l'avenir, en mettant plus en pratique ce que tu m’as donné et enseigné. En ta mémoire, je veux faire vivre, transmettre à mes enfants, Rose et Édouard, et à tous ceux qui m’entourent, tes conseils, tes souvenirs, tes valeurs, tes anecdotes toutes aussi nombreuses et délicieuses.
La vie est si injuste! On a quand même eu 34 belles années et nous en avons profité ensemble. Ça c'est merveilleux!
Papa, merci de m'avoir tant partagé, merci de m’avoir aimée.
Je t'aime,
Marie-Ève
Lundi 7 mars 2016
Jean-Marc a été une aide précieuse dans tous mes projets de vie avec Marie-Ève.
J’ai beaucoup appris de cet homme. J’ai surtout été marqué par ce qu’il dégageait en tant que personne : sa générosité, son désir d’aider, son sens de l’humour et l’amour inconditionnel à ses enfants.
Nos enfants, Rose et Édouard, ne pourront grandir avec leur Papi, mais nous leur partagerons ses valeurs à travers leur apprentissage de la vie.
Sur une note un peu plus humoristique… Bien, je vais devoir terminer mon « deck » seul cet été. Il ne sera pas là pour finaliser et laisser sa signature (une ligne droite, mais toujours avec une tendance… vous voyez ce que je veux dire) afin d’obtenir l’approbation finale des travaux par Marie-Ève! Même Syrah, notre beau Labrador, devra aussi trouver un nouveau « meilleur ami », à qui, on aura juste à dire le nom pour qu’elle s’excite et parte à sa recherche comme elle le faisait toujours avec Jean-Marc.
Pour tout ce que tu étais, tu vas beaucoup me manquer Jean-Marc.
Julien Laurin
Vendredi, le 4 mars 2016
Pas de regrets! C’est ce que j’ai répété le plus souvent dans les trois derniers mois. En fait, ce que je voulais dire c’est que je n’ai aucun regret émanant de ma relation avec mon père à l’exception du fait qu’elle se limitera à mes 32 ans pour des raisons hors de de mon contrôle. Je me réconforte en me disant qu’il a été là lorsque ça comptait le plus et lorsque j’étais le plus vulnérable. J’ai tellement reçu de lui! Je dois maintenant me résigner à accepter son départ.
C’est bien prématurément que je dois aujourd’hui faire le bilan de son legs. Spontanément, je lui suis reconnaissant pour l’importance que j’accorde à une vie de famille saine, reposant sur un amour inconditionnel et un engagement irrévocable. Je lui dois ma détermination et ma responsabilisation dans l’atteinte de mes objectifs ainsi que ma capacité à rationaliser et à communiquer. Je le reconnais dans mon désir d’offrir une contribution positive et concrète dans chacune des relations que j’entretiens. Il m’a aussi démontré qu’on devait prendre des décisions difficiles, qu’on déterminait notre destinée et qu’être heureux était un choix. En somme, je réalise aujourd’hui qu’il m’a préparé, tout au long de ma vie, à être un homme libre et indépendant, un conjoint aimant et généreux et un père solide et inspirant. Je vais tout faire pour être à sa hauteur.
C’est avec une grande fierté, que je m’engage à faire vivre sa mémoire auprès de ses petits-enfants, Xavier et Clara, mais aussi auprès de nous, sa famille et ses amis. Parler de lui ne sera pas une source de tristesse, au contraire ce sera une source de réconfort et de bons conseils.
Hugo
Courriel de Claudine du jeudi 25 février 2016
Jean-Marc,
Je t'écris ce courriel pour répondre à mon besoin, à moi, de te dire des choses qui je l'espère, ne te bouleverseront pas trop... J'ai hésité à t'écrire, mais bon, j'ai décidé de le faire. Alors tu as le choix de me lire jusqu'à la fin, ou pas, de me répondre, ou pas...Je n'ai pas d'attentes, j'avais juste envie et besoin de t’écrire pour te dire ces choses!
Essentiellement, je tiens à te remercier pour tout! Bon je n'énumérerai pas « tout », ça serait trop long mais on sait tous les deux pourquoi! Quelques grandes lignes... Grâce à Francine et toi, il y a Hugo, ses belles valeurs et la possibilité pour moi d'avoir un partenaire de vie incroyable et une belle famille. Je l'ai souvent dit à qui voulait bien l'entendre « j'ai vraiment de la chance d'avoir les beaux-parents que j'ai ». J’en suis très reconnaissante.
Tes conseils, ta disponibilité, ton dévouement et ton respect font de toi une personne remarquable que j'apprécie tellement! Tu as toujours une nouvelle chose à nous faire découvrir, un petit sujet pour nous faire réfléchir...
Tu nous inspires le goût des projets et on va continuer de se dire : « comment Jean-Marc envisagerait ça? » afin de considérer toutes les facettes du projet! Disons que tu nous as guidés, aidés dans beaucoup de ceux-ci, alors on devrait être rendu pas pire...vente ou achats de biens, planification de voyage, aménagement, rénovations, finances, impôt, camping, etc. Merci!
Tu es vraiment un modèle de Papi pour moi, tu en as tellement montré des choses à Xavier; ça va le suivre toute sa vie! Quel beau cadeau. C'est certain qu'on aurait voulu d'autres moments magiques entre toi, Xavier et Clara comme nous en avons si souvent été témoins, mais je nous considère chanceux de ce que nous avons pu vivre! Nous allons faire vivre la mémoire de Papi pour Xavier. Il aura peut-être un vague souvenir de l'importance qu’avait son Papi à ses yeux à trois ans, mais la ressemblance sur plusieurs traits de caractère ne mentira pas!
Comme nous tous, ça me fait de la peine de te voir partir, c'est sans doute mieux que de te voir souffrir. Tu vas nous manquer, mais en même temps tu seras toujours là, dans nos souvenirs, et c'est ce qui compte le plus!
Claudine
Réponse de Papi à Claudine le 26 février 2016
Merci Claudine, je n’écris pas long, parce que ma vision est difficile… Mais en somme, je me suis toujours trouvé celui qui était gagnant. L’amour que vous partagez toi et Hugo et que vous transmettez à vos enfants, me comble. Pour Clara, je me fie entre autre à Xavier pour l’inspirer.
Famille Lacroix
Vendredi, le 26 février 2016
Jean-Marc, c'est le grand-frère à l'écoute, toujours prêt à aider l'autre.
Sa patience est d'or.
Sa disponibilité nous a permis de garder un contact intime via le téléphone.
Sa présence a toujours été réconfortante.
Son sens de l'humour est toujours là pour faire rire.
Une solution objective à un problème a toujours été sa réponse.
Jean-Marc, tu vivras toujours dans nos coeurs.
Louise
Dimanche, le 28 février 2016
Jean-Marc,
Je me remémore une de tes phrases de juillet dernier, alors qu'en « bon protecteur » de tes sœurs, tu me disais que nous avions une bonne génétique et allions vivre jusqu'à 90 ans comme l'ont fait nos parents. Jean -Marc, tu as su remplir une partie de cet engagement parce que tu as été lucide jusqu'à la fin et que ton esprit saura te survivre.
Même si ton corps, et sa génétique, n'a pas voulu te suivre tu seras toujours là avec nous et comme tu me l'as dit tantôt à l'hôpital alors que je te bordais dans ton lit pour une de tes dernières nuits... Eh bien, c'est à mon tour de te dire « Adieu Jean-Marc, tu vas me manquer! »
Merci mon frère de m'avoir permis de partager ces moments aussi intenses avec toi.
Francine
Samedi, le 27 février
Jean-Marc
Ce fût tant de belles années passées à tes côtés. Pendant 10 ans à Rigaud et à Hudson, on a eu du plaisir ensemble et beaucoup de complicité qui agrémentait nos journées de travail.
Tous les matins, tu apportais mon Café-Muffin !!!
Si Mathieu est si débrouillard aujourd’hui, c’est grâce à toi… Tu as été son mentor avec « mention d’excellence - gestion commerce » !!!
Merci à toi et Francine d’avoir pris en charge Marie-France lors du verglas de janvier 1998… d’avoir sauvé sa vie de Rigaud !!! comme on disait.
En plus, j’ai eu la chance d’être ta « petite sœur », tu as toujours pris soin de moi et je pouvais toujours compter sur toi en tout temps.
Merci!
Au revoir mon frère, je t’aime.
Danielle
À mon grand frère,
Jean -marc, toi qui as été là pour moi depuis que je suis toute petite
tu m’as guidé à mes débuts, en vélo, sur la rue Hadley,
tu m’as amené dans ta chaloupe sur le lac, tellement de fois,
tu m’as accompagné au collège dans ta Toyota jaune, si souvent,
tu m’as surveillé au Café Campus… de bons souvenirs… c’était plus fort que toi,
tu m’as guidé, tant de fois, dans des décisions personnelles et d’affaires.
Ton flair, ton intégrité m’ont apporté tellement… tu avais les mots, les façons de faire, c’était si réconfortant!
Tu feras un grand trou vide dans la vie de plusieurs et dans la mienne. Tu me manqueras.
Je t’aime de tout mon cœur,
Joanne
Dimanche, 28 février 2016
Jean-Marc,
Tu as été pour moi le meilleur « business mentor » qu'un neveu aurait souhaité avoir. Je ne serais jamais la personne que je suis aujourd'hui sans toi. Merci encore d'avoir été présent dans ma vie. Je n'oublierai jamais tout ce que tu as fait pour moi.
Yves Patenaude
Famille Riel
Mardi le 1er mars 2016
À Jean-Marc,
Les années 70 à Montréal, un quartier, trois rues où deux familles se croisent.
La première, tenue par un père propriétaire de la Quincaillerie Lacroix dont le deuxième fils d’une famille de six enfants, un jeune homme aux cheveux presque roux, qui, avec son large sourire, accueille chaleureusement les clients. Par ses longues enjambées, il parcourt rapidement le magasin et de ses grandes mains vous remet votre marchandise.
La deuxième, une famille de huit enfants, tenue par un père laitier, bien connu du quartier, dont l’aînée qui, tout en assumant ses responsabilités familiales, s’implique dans le mouvement « scout » et développe ses habiletés musicales.
Il y a aussi les « petites sœurs » de l’un et de l’autre qui trouvent que l’union semble tout à fait appropriée...
Le tout fût célébré, à l’image de Jean-Marc et de Francine, le 10 juillet 1976 à l’église Sainte-Jeanne de Chantal où parents et amis ont assisté à l’échange des vœux.
Depuis plus de quarante ans, Jean-Marc fait partie de la famille. Le premier « beau-frère » à faire face aux nombreuses petites sœurs de Francine et à son jeune frère. Il accepte facilement les tours, les espiègleries, les humeurs, les joies et les peines des unes et des autres.
Jean-Marc s’impose de façon discrète, jamais de saute d’humeur et toujours sur un ton paisible et soutenu, il explique la situation et donne son point de vue. De nature agréable, force est de constater que nous ne l’avons jamais vu fâché, il a toujours su demeurer calme face aux nombreuses péripéties et aventures de la famille.
Il a su aussi accueillir tous les nouveaux membres de la famille que ce soit les beaux-frères, l’unique belle-sœur, les nombreux neveux et nièces accompagnés de leurs conjoints et tout récemment, les petits-enfants.
Jean-Marc aime rire et agacer tous et chacun, qu’on pense aux nombreux commentaires sur les desserts de sa belle-mère, les « filles Riel » qui parlent toutes en même temps sans s’écouter et ce, sans compter les idées qu’il s’amusait à mettre dans la tête des enfants pour jouer de bons tours.
Jean-Marc est une personne généreuse de son temps et de son savoir vers qui l’on se tourne pour de bons conseils. Il écoute, analyse et présente des solutions. En stratégie, il faut être patient car pourquoi se contenter de simplicité, alors que la complexité offre de belles opportunités. Les chemins ardus et périlleux représentent un défi beaucoup plus intéressant…
Jean-Marc est toujours en action : que ce soit pour la mise sur pied de « business », les déménagements, les fins de semaine de camping, quelque chose à « patenter » à la maison ou encore les escapades dans le Maine.
Jean-Marc avait aussi ses moments de détente. Nul doute que sa formule gagnante c’était une bonne bière et, bien entendu, un sac de croustilles.
Pour tous les membres de la famille, Jean-Marc est un élément de stabilité, un point d’ancrage, une référence.
Les souvenirs sont nombreux, agréables et rassurants. C’est par eux que Jean-Marc continuera de nous accompagner tous et chacun.
Merci Jean-Marc d’avoir fait partie de nos vies et tous s’unissent pour te dire « Au Revoir ».
Membres de la famille Riel
Les amis
Vendredi, le 4 mars 2016
Des bons moments nous en avons eu ensemble tous les quatre!
Tu as été pour nous d’abord notre voisin, puis notre comptable, mais principalement notre bon ami. Nos coups de coeur mutuels pour Ogunquit nous ont permis de nous y rencontrer à plusieurs reprises. Quel plaisir nous avons eu à la plage à faire du boogie board dans l’eau glacée. Nous terminions ces journées par un bon repas dans un des restaurants du village.
Et que dire de nos multiples baignades dans votre piscine agrémentées d’un bon petit souper qui se terminait souvent très tard.
Plus récemment, nous avons pu partager nos sentiments sur le bonheur d’être grands-parents.
Tu vas nous manquer et tu resteras dans nos pensées.
Henriette et Jean Bouchard
Vendredi 4 mars 2016
Dès notre première rencontre aux HEC en 1972, il s'est établi rapidement et naturellement entre Jean-Marc et moi une relation très particulière. La communication était toujours d'une grande simplicité ou, peut-être de manière plus imagée, le reflet de notre grande complicité. Peu importe le sujet que nous abordions, nous arrivions en quelques mots ou au plus quelques phrases à cerner l'essentiel. Là où d'autres personnes auraient pris des semaines pour arriver à se comprendre ou à se décider, nous y arrivions au bout de quelques secondes. Pas de mots inutiles: les sous-entendus étaient omniprésents et faisaient foi de tout. C'est ce que je racontais à Michelle récemment.
Quand nous avons pris la décision de partir en vacances ensemble en 2008, la discussion n'avait pas été plus longue. Entre gens "normaux", on aurait discuté pour voir si ce serait une bonne idée de partir ensemble en vacances, de dates, de destinations, d'organisation du voyage... Pour ces vacances au Nicaragua, l'organisation avait pourtant été beaucoup plus simple:
-moi, au téléphone : « Salut, je viens de rendre visite à mon agent de voyages. » (sous-entendu : on planifie des vacances dans le sud pour se reposer, aimeriez-vous ça vous joindre à nous?)
-Jean-Marc : « Quand est-ce qu'on part? » (sous-entendu: ça tombe bien, on a besoin de vacances, je suis certain que tu as choisi une place qui va faire notre affaire et que ça va être le fun)
Deux jours après, c'était « booké ». J'avais changé la destination de Holguin pour le Nicaragua à cause de la volatilité des prix mais ça ne causait pas problème. Rien ne causait problème en fait, Il n'y avait que de bonnes opportunités à explorer.
Avec Jean-Marc, c'était comme ça. Et ça va me manquer.
Marc Denis
Michelle Forest
Vendredi le 4 mars 2016
Depuis 35 ans, Jean-Marc c’est le voisin, l’ami, le frère, l’oncle, le compagnon de voyages et d’aventures, le conseiller, la référence, le mari d’une femme extraordinaire et le père d’une fille et d’un garçon qu’on aime comme s’ils étaient les nôtres… et beaucoup, beaucoup plus.
Jean-Marc, tu seras toujours dans nos cœurs à travers Francine, Marie-Ève, Hugo, Julien et Claudine et tes quatre petits-enfants adorables Rose et Édouard, Xavier et Clara.
Jean-Marc, on t’aime.
Merci pour cette belle et précieuse amitié, merci pour tout.
Carole, Daniel et Jean-François Dubois
Vendredi le 4 mars 2016
Perdre un ami n'est jamais facile. Au cours des voyages que nous avons effectués ensemble, nous avons découvert une personne généreuse, un père aimant, un mari attentionné, et dernièrement, un grand-père comblé.
Cet homme incapable de dire du mal des autres restera dans nos souvenirs comme un modèle de droiture et de tolérance.
Tant de souffrances devaient prendre fin et cela s'est fait comme il l'avait planifié.
Bon voyage Jean-Marc!
Louise Blackburn
Robin Lévesque
Mercredi, le 9 mars 2016
La peine que nous avons, Hélène et moi, est si grande. Perdre un ami de plus de 40 ans est une grande épreuve. Tu as livré ton dernier combat avec courage mais nous devons accepter le destin. Il nous reste tant de moments précieux que nous pouvons faire vivre dans notre mémoire. Nous avons été choyés de vivre une si grande amitié avec toi et Francine. À chaque année ou presque, nous avions un projet en commun, et le seul fait de vivre quelques jours ensemble représentait une expérience enrichissante pour tous.
Jeune, fils de quincaillier, tu fus initié par ton père Maurice au sens du travail bien fait et au commerce. Cela vient sûrement de cette époque où tout problème avait pour toi sa solution. Tu étais un vrai "petit débrouillard".
Puis tu as trouvé la compagne idéale en Francine. Vous avez fondé une famille. Tu as su transmettre à Marie-Ève et Hugo tant d'amour et de grandes valeurs, ta disponibilité pour ta famille fut sans limite et tu as vécu le grand amour avec Francine.
Comment ne pas parler de ta carrière comme entrepreneur. Tu étais un vrai battant toujours alimenté par de nouveaux projets et c'est pourquoi en cas de difficultés, tu as toujours su faire face et te relever avec brio. Tu fus un homme d'affaire aguerri tout en gardant une grande humanité.
Jean-Marc, j'ai eu l'immense privilège de partager tes derniers moments. Je remercie Francine, Marie-Ève et Hugo de m'avoir permis d'être là avec toi. Par ta sérénité, ton calme, ton affection, tu m'as aidé à accepter le dernier voyage que tu voulais entreprendre.
Salut mon ami!
Hélène et Pierre Mathieu
Lors de l’inhumation des cendres, ce texte inspirant d’Henry Scott Holland, pour notre réflexion à tous…
Je suis juste de l’autre côté du chemin
La mort n’est rien,
je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.
Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l’a toujours été,
sans emphase d’aucune sorte,
sans une trace d’ombre.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.
* * * * * * * * * *
28 mars 1952 – 4 mars 2016
Jean-Marc nous a quittés après un court et dur, mais injuste combat contre la leucémie aiguë myéloïde.
Pour ceux qui restent la peine et le vide créé par son absence sont immenses, pour son épouse depuis près de 40 ans, Francine Riel, pour sa fille Marie-Ève, son conjoint Julien Laurin et leurs enfants, Rose et Édouard, pour son fils Hugo, sa conjointe Claudine Bishop et leurs enfants, Xavier et Clara, pour ses sœurs Louise, Francine, Danielle, Joanne et leurs familles, pour son beau-père, Donald Riel, et tous les membres de sa belle-famille, pour ses amis de longue date tellement précieux et présents.
Homme de cœur, intègre, innovateur et d’une grande générosité, il aura su laisser sa marque auprès de sa clientèle d’Absolu Conseil et de la communauté d’affaires de Lachine.
La famille recevra les condoléances le jeudi 10 mars au Centre funéraire Côte-des-Neiges. L’inhumation des cendres au cimetière suivra à 15 h. Parents et amis sont priés ensuite de se joindre à la famille pour une courte réception en son honneur.
Comme il l’a exprimé, la famille supportera la Fondation du Cancer des Cèdres – CanSupport des Cèdres. Pour plus d’information ou faire un don à CanSupport des Cèdres consultez le www.cedarscansupport.ca
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