

Roberto Miguelez est décédé paisiblement à l’Institut de Cardiologie de l’Université d’Ottawa, le 2 mars, entouré de sa famille. Il est profondément regretté par sa compagne de longue date, Koula Mellos, ses enfants qui l’adorent, Alain (Leslie-Ann Chang) et Maïa, ses petits-enfants Anna, Alicia et Alejandro, et ses maints amis. Il est prédécédé de ses parents Mercedes Fernandez et José Maria Miguelez, son frère José Alberto (Pepe) Miguelez et sa sœur María Esther Miguelez de Mouzo. Il était profondément dévoué à sa famille et trouvait un bonheur, une satisfaction et une fierté énormes dans les réussites professionnelles de ses enfants et des activités académiques et extracurriculaires de ses petits-enfants.
Roberto est né à Buenos Aires le 22 septembre 1934. Il étudia la philosophie à l’Universidad de Buenos Aires et poursuivit ses études doctorales en France à l’Université de Paris, Sorbonne et au Collège de France en tant que membre du Laboratoire d’anthropologie sociale. Muni de cette formation académique, il enseigna à l’Université d’Ottawa, où il détint une double nomination au Département de Sociologie et au Département de Philosophie, entre 1970 et sa retraite en 2000. Son intuition morale profonde a nourri sa réflexion sur les conditions subjectives et objectives nécessaires à la liberté, à une vie dotée de sens et heureuse pour chaque personne dans sa particularité respective. Cette conviction morale, voulant que l’autonomie et la justice sociale trouvent réconciliation non pas par la contrainte externe mais dans l’épanouissement de chacun et la reconnaissance de la particularité, a guidé sa vie académique et ses activités pratiques. Ses efforts ont visé à élargir le discours entre la phénoménologie, l’épistémologie et la déontologie, et lui ont valu une large reconnaissance y compris son investiture dans la Société Royale du Canada. Ses publications philosophiques sont nombreuses, parmi lesquelles on retrouve Science, valeurs, rationalité (1984); L’analyse des formations sociales (1992); Rationalisation et moralité (2011); Sur la rationalisation, Essais (2019). Il a été le fondateur et directeur pendant plusieurs années de Carrefour, Revue de réflexion interdisciplinaire.
Roberto fut un auteur prolifique. Il a également publié plusieurs œuvres littéraires en espagnol, parmi lesquels Ocho Relatos de la Modernidad (1993); Crónica de tiempos de illusion (1995); Ficciones de la muerte, (2000); Des/Encuentros (2011); Crónica de sentimientos (2022).
Roberto était d’une vitalité, d’une curiosité et d’un enthousiasme pour la vie qui ne connaissaient pas de bornes. Il débordait d’idées, de projets et d’intérêts. Tout au cours de sa vie, il a poursuivi une multitude passions, et procura joie, réconfort et inspiration à plusieurs. Entre autres, Roberto a été un sportif. Il était un nageur, joueur de tennis et de racketball férocement compétitif, et golfeur dans ses dernières années. À l’étonnement de ses amis et autres golfeurs de longue date, il a tiré un trou en un coup au troisième trou de l’ancien terrain Dunderosa, à Chelsea (Québec).
Sa passion pour le voyage, l’aventure et la découverte l’ont fait parcourir le monde. Accompagné principalement de sa compagne et tout aussi passionnée de voyage, Koula, mais aussi d’amis ou de sa famille, il explora les recoins et villages de l’Irlande, l’Angleterre, la France, l’Autriche, l’Italie, la Grèce, la Suisse, l’Allemagne et autres pays d’Europe; ainsi qu’une multitude d’endroits petits et grands du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, la Russie, la Chine, l’Inde, les États-Unis, le Mexique, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud, et parcourant presque chaque mètre carré de l’Argentine entre Ushuaia (en Terre de Feu) et San Salvador de Jujuy.
Son amour et sa grande appréciation des arts visuels l’ont fait visiter plusieurs des grands musées du monde : du Louvre à Paris à l’Hermitage à Saint-Pétersbourg; du Museo Nacional del Prado à Madrid au MoMA de New York; du Rijksmuseum d’Amsterdam au Museo Nacional de Antropología de Mexico, entre autres. Son amour de la musique l’a mené à certaines des plus grandes salles de concert du monde : du Teatro Colón de Buenos Aires, à La Scala de Milan; du Metropolitan Opera de New York, aux Opéras Garnier et Bastille de Paris; du Covent Garden à Londres, aux Konzerthaus et Berliner Philharmonie de Berlin, du Four Seasons à Toronto, au Centre National des Arts à Ottawa; et plusieurs autres. Il adorait faire la conversation et parler d’art, de sciences et d’histoire, évaluant toujours de façon critique les forces politiques et sociales actuelles mais restant toujours dans l’espoir de meilleurs lendemains pour l’humanité.
Roberto était un homme joyeux et heureux qui aimait la vie à plein. Il a fait du monde un bien meilleur endroit et sa gentillesse, son amour et son étincelle incomparable manqueront profondément à tous ceux qui ont eu le plaisir de le connaître et le privilège de faire partie de sa belle vie.
En lieu de fleurs, des dons à l’Institut de Cardiologie de l’Université d’Ottawa ou à la Fondation du Cancer de la région d’Ottawa seraient appréciés.
____________________________________________________________________________________
Roberto Miguelez died peacefully at the University of Ottawa Heart Institute on March 2nd, lovingly surrounded by his family. He is deeply mourned by his loving and constant companion, Koula Mellos, his adoring children: Alain (Leslie-Ann Chang) and Maia, and grandchildren: Anna, Alicia and Alejandro, as well as his many friends. He is predeceased by his parents Mercedes Fernandez and José Maria Miguelez, his brother José Alberto (Pepe) Miguelez and sister Maria Esther Miguelez de Mouzo. Roberto was deeply committed to his family and there was nothing that he enjoyed more than spending time with them. He drew much pleasure, satisfaction and pride from the notable professional accomplishments of his children and academic and extra-curricular activities of his grandchildren.
Roberto was born in Buenos Aires on September 22, 1934. He studied philosophy at the Universidad de Buenos Aires, pursuing his doctoral studies in France at the Université de Paris, Sorbonne and at the Collège de France as member of the Laboratoire d’anthropologie sociale. He brought this academic training to the University of Ottawa where he held a double appointment in the Departments of Sociology and Philosophy from 1970 to his retirement from teaching in 2000. His strong moral compass and deep moral intuitions nourished his reflections on the necessary subjective and objective conditions for freedom, a meaningful and happy life for each and every person in their respective particularity. This moral conviction – that autonomy reconciles with social justice not by external imposition but by humane preparation and recognition of particularity – informed his academic and practical activities. His efforts to open and enlarge a discourse between phenomenology, epistemology, and deontology gained much recognition including investiture into the Royal Society of Canada. Amongst his many philosophical publications are Science, valeurs, rationalité (1984); L’analyse des formations sociales (1992); Rationalisation et moralité (2011); Sur la rationalisation, Essais (2019). He was founder and Director for many years of Carrefour, Revue de réflexion interdisciplinaire.
Roberto was a prolific writer. He also published many literary works in Spanish including Ocho Relatos de la Modernidad (1993); Crónica de tiempos de illusion (1995); Ficciones de la muerte, (2000); Des/Encuentros (2011); Crónica de sentimientos (2022).
Roberto’s vitality, curiosity and enthusiasm for life was boundless, and he overflowed with ideas, projects and interests. He pursued many passions throughout his life and brought much joy, comfort and inspiration to others. Among his many pursuits, Roberto participated in sport. He was a fiercely competitive swimmer, a tennis and racketball player and, in his later years, golfer. To the envy of his friends and life-long golfers, he shot a hole-in-one at hole 3 of the former Dunderosa golf course, Chelsea, Quebec.
His passion for travel, adventure and discovery took Roberto to many far-off lands. Mostly accompanied by his equally passionate fellow-traveller, Koula, but also by friends and family, he explored many a nook and cranny of villages of Ireland, England, France, Austria, Italy, Greece, Switzerland, Germany, and elsewhere in Europe; places small and large in the Middle East, North Africa, Russia, China, the United States, Mexico, Central and South America, covering almost every square inch of Argentina from Ushuaia (Tierra del Fuego), to San Salvador de Jujuy.
His love and deep appreciation of visual art and music took him to the greatest art galleries of the world: from the Louvre, Paris, to the State Hermitage Museum, Saint Petersburg; from Museo Nacional del Prado, Madrid, to MoMA, New York; from the Rijksmuseum, Amsterdam, to Museo Nacional de Antropología, Mexico City, to name only a few. His immense love of music took him to many a concert hall: from the Teatro Colón, Buenos Aires, to La Scala, Milan; from the Metropolitan Opera, N.Y. to Opera Garnier and Opera Bastille, Paris; from Covent Garden in London to the Konzerthaus and Berliner Philharmonie, Berlin; from the Four Seasons in Toronto to the National Arts Centre in Ottawa; and so many others. He loved to engage in conversation on art, science, history, critically assessing current social and political forces but always remaining hopeful for a better tomorrow for all humanity.
Roberto was a cheerful and happy man who thoroughly enjoyed life. He made the world a much better place and his kindness, love and incomparable spark will be deeply missed by all those who had the pleasure of knowing him and the privilege of being a part of his beautiful life.
In lieu of flowers, donations to the University of Ottawa Heart Institute or to the Ottawa Regional Cancer Foundation would be appreciated.
Partager l'avis de décèsPARTAGER
v.1.18.0