

Thérèse was born with the soul of an artist into a family of lumbermen in St Philibert de Beauce QC in 1926. Her early life honed a pragmatism, strength and resilience that served her well throughout her life. A desire to see what was beyond the horizon brought her to teacher’s college in Quebec City and then to a one-room schoolhouse where she taught all primary grades.
Her spunk and curiosity brought her to Toronto. In those times, this was no small feat for a young woman on her own. She learned English and gained confidence in navigating the big world beyond the family farm. After a year, she realised that a big city wasn’t for her and moved to Ottawa where she went to secretarial college and worked in government during the war.
In Ottawa, she met her future husband Robert Frere who was posted there as a member of the RCMP. They were an unlikely pair; she a 5ft 0’’, French woman and he a 6ft 4’’ all-English man. But they were a great pair. They married in 1955 and had six children in quick succession. She used to say that if he simply looked at her, she became pregnant. Tragically, Robert died suddenly at the age of 42 and left Thérèse with 6 children under the age of 12 to raise on her own. Her grit and resourcefulness were called upon to find a way to make ends meet. She got a job as a school secretary to allow her to keep the same schedule as her children. Her hard work and sacrifice gave her children a foundation to grow and flourish. It was only then that the artist inside her found time and space to emerge and blossom. And blossom it did.
She attended the Ottawa School of Art and the Banff School of Fine Arts. Art was her true passion and she produced hundreds of paintings of the villages and towns around Ottawa. Ever the traveller, she explored Europe, the US and many other countries during a voyage around the world. But it was Newfoundland and Labrador that captured her heart and her art reflected that in a most passionate way. She loved Newfoundland and Newfoundland loved her back. She returned on many occasions and explored as far north as Labrador where on one trip, she produced twenty paintings in only ten days.
Thérèse captured the beauty of ‘ordinary’ nature that is right in front of us every day. She wanted us all to see the extraordinary in the ordinary. She has a great passion for heritage, and she painted old farmhouses, covered bridges, fishing stages – many of which would be lost to memory if not for her paintings.
She sold most of her paintings from her home gallery and at the end of her career donated another 150 to the Patro d’Ottawa to help sponsor youth programs. She also donated 83 of her Newfoundland and Labrador paintings to Fogo Island based Shorefast. She was a much-loved annual visitor to Fogo Island where she could be found in the most unlikely places, painting, making friends and sharing her infectious passion for the beauty of the place.
Thérèse was also appreciated and respected for her dedication to Franco-Ontarian heritage and culture and she received many awards and accolades for her dedication to art education and was named Chevalière de l’Ordre de la Pléiade.
She decided to stop painting during her 8 th decade because she felt her capacity to produce work of excellence had diminished. She wanted to leave us with only her best work. She lived her later years at ease and closer to home. Thérèse passed peacefully away just shy of her 99th birthday.
She left behind her children Suzanne, Carol (d. 2016), Eric, David, Michael and Louise, her ten grandchildren, a multitude of great-grandchildren and a legion of friends and admirers who will all miss her deeply and remember her fondly.
A service will be held in her memory on October 11, 2025 at Racine, Robert et Gauthier, 180 Montreal Rd, Ottawa
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C'est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès de Mme. Thérèse Frere (née Brochu) à l'âge de 98 ans.
En 1926, cette artiste-née a vu le jour au sein d'une famille de bûcherons à Saint-Philibert-de-Beauce, au Québec.
Durant son enfance, elle a développé un pragmatisme, une force et une résilience qui lui ont été salutaires tout au long de sa vie. Son profond désir de voir au-delà de l'horizon l'a conduite à l'École normale de Québec, puis dans une école de rangs qui regroupaient les élèves de tous niveaux de scolarité en une seule classe.
Son courage et sa curiosité l'ont ensuite conduite à Toronto où elle a vécu durant une année complète a une époque a une epoque ou il était particulièrement audacieux pour une jeune femme seule d’en faire autant. Elle a ainsi appris l'anglais et a acquis la confiance nécessaire pour naviguer dans le vaste monde au-delà de la ferme familiale. Au bout de son séjour à Toronto, elle a réalisé que la grande ville n'était pas pour elle et elle s’est dirigée vers Ottawa, où elle a poursuivi des études en secrétariat et a travaillé au gouvernement fédéral durant la guerre.
C'est en ces lieux qu'elle a rencontré son mari à en devenir, Robert Frere, qui y était affecté comme membre de la GRC. S’ils formaient un couple improbable : elle, une Française d’1,53 mètre, et lui, un Anglais d’1,93 mètre, ils formaient également un couple formidable. Ils se marièrent en 1955 et eurent six enfants coup sur coup. Elle disait qu’elle tombait enceinte sous le simple regard de son époux. Tragiquement, Robert décéda subitement à l’âge de 42 ans, laissant Thérèse seule avec six enfants âgés de moins de 13 ans. Son courage et sa débrouillardise furent mis à contribution pour lui permettre de joindre les deux bouts. Elle trouva un emploi de secrétaire d’école afin de pouvoir suivre le même horaire que ses enfants. Son travail acharné et ses sacrifices donnèrent à ses enfants les assises pour grandir et s’épanouir. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’artiste en elle trouva le temps et l’espace pour émerger et se réaliser pleinement.
Elle étudia à l’École d’art d’Ottawa et à l’École des beaux-arts de Banff. L’art était sa véritable passion et elle réalisa des centaines de tableaux représentant les villages et les villes des environs d’Ottawa. Voyageuse invétérée, elle explora l’Europe, les États-Unis et de nombreux autres pays lors d’un voyage autour du monde. Mais c'est Terre-Neuve-et-Labrador qui a conquis son coeur, et son art l'a reflété avec la plus grande passion. Elle aimait Terre-Neuve et Terre-Neuve l'aimait en retour. Elle y est retournée à maintes reprises et a exploré le nord jusqu'au Labrador, où, lors d'un seul voyage, elle a réalisé vingt tableaux en l’espace de dix jours.
Thérèse a su capter la beauté de la nature dite « ordinaire » pour nous faire découvrir l'extraordinaire. Passionnée par le patrimoine, elle a peint de vieilles fermes, des ponts couverts, des bateaux de pêche, dont plusieurs auraient sombré dans l’oubli s’ils n’avaient pas été immortalisés par l’entremise de ses toiles.
Elle a vendu la plupart de ses tableaux de sa galerie et, à la fin de sa carrière, en a fait don de 150 oeuvres au Patro d'Ottawa pour financer des programmes jeunesse. Elle a également fait don de 83 de ses tableaux portant sur la splendeur de Terre-Neuve-et-Labrador à Shorefast, une association de l'île Fogo. Elle était une visiteuse annuelle particulièrement appréciée de l'île Fogo, où elle se rendait dans les endroits les plus improbables, peignant, se faisant des amis et partageant sa passion contagieuse pour la beauté des lieux.
Thérèse était également appréciée et respectée pour son dévouement au patrimoine et à la culture franco-ontarienne. Elle a reçu de nombreux prix et distinctions pour son dévouement à l’éducation artistique et a été nommée Chevalière de l’Ordre de la Pléiade.
Elle a choisi d’arrêter de peindre après l’âge de 80 ans, car elle reconnaissait que l’excellence dans ses oeuvres diminuait alors qu’elle souhaitait laisser que le meilleur de son art.
Elle a vécu ses dernières années dans la sérénité et plus près de chez elle. Thérèse s’est éteinte paisiblement à l’approche de son 99e anniversaire.
Elle laisse dans le deuil ses enfants Suzanne, Carol (décédée en 2016), Eric, David, Michael et Louise, ses dix petits-enfants, ses nombreux arrière-petits-enfants et une multitude d’amis et d’admirateurs qui auront à vivre dans l’absence de celle dont ils se souviendront avec tendresse.
Les obsèques auront lieu à sa mémoire à la chapelle Racine, Robert et Gauthier le 11 octobre 2025 à 12:00. Sa famille vous invite à présenter ses condoléances au même endroit a partir de 10:00
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