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AVIS DE DÉCÈS

Thérèse Bauce (née Garcia)

26 novembre 1942 – 27 janvier 2020
Avis de décès de Thérèse Bauce (née Garcia)
AUX SOINS DE

La Maison Darche Services funéraires

Thérèse Garcia (1942-2020)

| Le 26 novembre 1942, Thérèse Garcia voit le jour à Vic-de-Sault dans le Sud de la France. Son père, Antonio Garcia et sa mère Francesca Del Rio venaient ainsi d’avoir leur troisième fille qui suivait Antoinette l’ainée et Joséphine. Thérèse était la première à naitre en France de cette famille qui avait dû fuir le régime franquiste contre lequel Antonio s’était battu pour libérer son peuple de l’oppression de la dictature.

La vie n’était pas facile à cette époque car dès son jeune âge, Thérèse devait vivre avec le fait que sa mère, atteinte de tuberculose, était en sanatorium. Pendant ce temps, sa grande sœur s’occupait d’elle et Thérèse démontrait sa fougue et sa détermination qui ont marqué toute sa vie. Sportive et déterminée, elle avançait dans la vie quelques soient les embûches qui se dressaient sur son passage. Aux petites heures du matin, elle accompagnait son père aux champignons, ces cèpes que Francesca, sa mère, allait vendre au marché de Foix avec cet objectif familial de pouvoir acheter une maison, chose qu’ils réussirent à faire après de nombreuses années de labeur à ramasser des kilos et des kilos de cèpes dans les montagnes de l’Ariège et à parcourir des centaines de kilomètres d’autobus pour aller les vendre.

Elle et son père, poète de vocation, étaient de ces gens desquels on dit ‘’ils ont du caractère’’. Fiers et parfois têtus, ils inspiraient le respect et une forme d’admiration car ils savaient aller jusqu’au bout de leurs rêves. Pour son père, l’éducation et le travail étaient des priorités avec lesquelles on ne lésine pas. Il faut dire qu’Antonio considérait le sport comme une activité plus ou moins utile et Thérèse était une sportive dans l’âme. Volleyball, ski et tennis étaient ses passions pendant qu’Antonio rouspétait de voir sa fille prioriser le sport au détriment des champignons. Malgré ces divergences d’opinion, ils étaient profondément liés et chacun d’entre eux attendaient beaucoup l’un de l’autre.

Elle eue un frère mais le perdit suite à une pneumonie que le médecin du village n’avait pas voulu soigner car il ne soignait pas les communistes comme il l’avait annoncé avec arrogance à Antonio. Un jour, Valentin, un cousin espagnol, fut recueilli par Antonio et devint ainsi le frère adoptif de Thérèse qui en prit soin avec tout cet amour et cette attention dont elle avait le secret.

C’est à 18 ans, lorsqu’elle était au Collège de jeunes filles à Prade, qu’elle eue cette rencontre déterminante qui allait façonner le cours de sa vie. Il s’appelait Sergio, une étoile montante du football français. Doté d’un charme à couper le souffle, il était incroyablement beau et charmant. Évidemment, le fait qu’il soit sportif et de surcroit italien pouvait, peut-être, causer certains problèmes à une intégration harmonieuse au sein des Garcia. Qu’à cela ne tienne, elle était officiellement éperdument amoureuse de ce jeune garçon de 17 ans qui sera l’amour de sa vie et son compagnon et complice de tous les jours jusqu’à la fin. Malgré ses craintes, Sergio, cette homme extraordinaire, intégra la famille et devint un pilier de celle-ci.

Le coup de foudre fit son œuvre et un enfant naquis de cet amour, Eric naquit le 26 mai 1961. Au cours des années qui suivirent, elle devient sous directrice d’une résidence pour personnes âgées alors que Sergio complète sa formation d’ébéniste puis effectue son service militaire obligatoire.

En 1965, Thérèse prends une décision audacieuse, elle décide de se lancer à la conquête de l’Amérique. C’était l’appel du rêve américain, ce rêve pour lequel tout était possible. Trois malles, un peu d’argent et nous voilà tous les trois en direction du Havre pour embarquer sur un bateau Hollandais, le Ryndam, en direction du Québec. Elle découvrit, lors de la traversée qui dura 7 jours, qu’elle n’avait pas le pied marin et moi que le pied marin est probablement un attribut génétique. Le 13 août 1965, nous débarquons à Québec. Au cours de l’année qui suivie, le périple se continue de Québec à Montréal en passant par des séjours à Sherbrooke et Granby. À Montréal, elle obtient un poste à l’hôpital Saint-Luc où elle gravira les échelons et y passera toute sa carrière.

Même si sa vie était au Québec, elle se faisait un devoir de retourner à chaque année auprès de sa famille pour prendre soin de ses parents, de ses sœurs et de son frère adoptif Valentin qui, après avoir contracté la polio, avait grandement besoin de sa sœur. Elle fut là pour lui, ce qui lui a permis de passer à travers cette dure épreuve.

Toujours à l’affut de nouveaux défis, elle complète un certificat en gestion des ressources humaines et implante, au début des années quatre vingt, le premier système de gestion des ressources humaines informatisé de l’hôpital. Elle avait non seulement des rêves pour elle mais aussi pour sa famille. Elle combina, pendant de nombreuses années, deux emplois dans deux hôpitaux différents. Un de ses deux emplois servait à payer les frais de scolarité de son fils. Le jour à l’hôpital Saint-Luc et la nuit à la Résidence Saint-Georges, sa détermination n’avait aucune limite.

Au milieu de la cinquantaine, elle prend sa retraite. C’était le moment de prendre une pause et de profiter de la vie. Malheureusement, un accident d’auto laisse des séquelles et elle devient épileptique. Partiellement contrôlée, cette maladie bouleversera le restant de ses jours. Cependant, Sergio est là et leur profond amour leur permet de continuer leur chemin de vie ponctué de joies et d’affection. Leur amour est tellement fort que même Roméo et Juliette n’était pas de calibre. Un amour dans une classe à part qui durera pour l’éternité.

L’épilepsie aura finalement raison d’elle en 2018. Une crise majeure et une chute sur le béton la plonge dans un coma. Elle en sort avec un cerveau endommagé et après un an de soin, d’amour et d’affection de Sergio, elle arrive au bout de son chemin de vie. Le 27 janvier 2020, c’est auprès de Dieu qu’elle attendra ceux à qui elle a tellement donné d’amour tout en continuant de veiller sur eux comme elle l’a toujours fait.

* * * * * * * * * *

Le 27 janvier, à l'âge de 77 ans est décédée Thérèse Garcia épouse de Serge Bauce.

Outre son époux, elle laisse dans le deuil son fils Eric (Annie Boucher-Roy), son petit-fils Antoine (Jessica Lamarre), ses arrière-petits-fils Loïc et Nolan, ses soeurs Antoinette et Josette, son cousin Valentin, ses neveux et nièces , beaux-frères et belles-soeur ainsi que de nombreux parents et amis.

La famille vous accueillera le samedi 1 février 2020 de 13h30 à 16h à La Maison Darche, Réseau Dignité, située au 6500, boulevard Cousineau à St-Hubert (J3Y 8Z4). Un hommage aura lieu le samedi 1 février 2020 dès 16h15 au salon.

Au lieu de fleurs, vos condoléances peuvent se traduire par un don à l'Association québécoise de l'épilepsie.

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