

1928-2018
De Ste-Adèle, le 27 septembre 2018, à l'âge de 90 ans, est décédée Mme Mireille Thomas épouse de M. André Dubé.
Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants Daniel (Marie), Gilles (Anne), Mario (Michèle), Patrice (Josée), Ghyslain (Carole) et Marie-Josée, ses petits-enfants Sarah, Ariane, Jérémie, Caroline, Isabelle, Olivier, Laurence, Émylie, Pierre-André, Myriam et Loïc, ses arrière-petits-enfants Emrys, Elyane, Alys, Rosalie, Félix et Justin, ses soeurs Gisèle (Armand), Micheline (Richard) et Francine (Jean-Marie), son beau-frère Fernand et sa belle-soeur Lucille, neveux et nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.
Elle sera exposée au salon funéraire Guay de Ste-Adèle au:
955 rue Grignon
Ste-Adèle
Le samedi 6 octobre de 14h à 17h, le dimanche 7 octobre de 14h à 17h, de 19h à 21h ainsi que le lundi 8 octobre dès 9h.
Les funérailles auront lieu en l'église de Ste-Adèle le lundi 8 octobre à 11h suivies de l'inhumation au cimetière du même endroit.
Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par des dons à Alzheimer Laurentides.
Hommage à ma mère
Ma mère était une femme distinguée, élégante, tout en étant à la fois modeste, vive, attachante et pétillante. Bref, une grande dame. Maman, j’admire ta maturité et ta jeunesse; je suis tellement fière que tu sois ma mère.
Elle formait avec mon père, son complice de toujours et son grand amour, une équipe du tonnerre.
Elle était une deuxième mère pour ses jeunes sœurs ayant dès l’adolescence prêté main forte à ma grand-mère et pris soin d’elles avec mon père alors qu’ils étaient jeunes mariés.
Elle était une mère aimante, toujours soucieuse du bien-être de ses enfants et éblouie par ses onze petits enfants et ses six arrières petits-enfants qu’elle chérissait tant. Ma mère répétait que sa famille était sa richesse. Elle était aussi entourée de nombreux cousins et cousines et ami(e)s.
Elle carburait au bonheur, petit ou grand; elle s’émerveillait devant une fleur, elle admirait ce qu’elle nommait l’heure exquise, soit le coucher du soleil, elle ne disait jamais non pour une escapade au Québec ou un voyage dans le sud ou outremer. Elle était toujours volontaire pour assister à un spectacle ou un concert à Montréal ou encore voir un film au cinéma.
Elle était aussi dévouée, engagée, impliquée dans sa communauté et une organisatrice hors pair. Elle a notamment fondé et présidé la bibliothèque de Sainte-Adèle pendant vingt cinq ans.
Ma mère a fait preuve plus d’une fois de courage et de détermination. Elle a, entre autre, combattu un cancer à l’âge de 84 ans et a surmonté une chirurgie importante à 85 ans au lendemain de laquelle, elle était assise au fauteuil et marchait dans la chambre d’hôpital au grand étonnement de l’équipe médicale.
Ma mère, à son grand désarroi, a connu des troubles cognitifs qui entraînaient des pertes de mémoire. Elle disait candidement que son coco lui jouait des tours! Heureusement, elle nous a toujours reconnus. Elle était toujours contente de recevoir de la visite, bien sûr celle d’André, son amoureux, qui se rendait tous les jours à la résidence depuis son placement en avril dernier.
Ma mère a été heureuse dans sa vie, elle incarnait la joie de vivre. Elle s’est rapidement adaptée à son nouveau milieu de vie en résidence. Elle appréciait les soins qui lui étaient prodigués, était toujours reconnaissante de ce que chacun faisait pour elle. Les préposées et les infirmières l’aimaient beaucoup, je les comprends.
Maman, du haut de ton étoile sur laquelle je t’imagine en train de te balancer en souriant, veille sur chacun de nous que tu as aimé. Nous tenterons d’être à la hauteur et de te faire honneur. Nous t’aimons encore et t’aimerons toujours.
Marie-Josée Dubé
Sainte-Adèle, 8 octobre 2018
Je veux d’abord vous remercier en mon nom, au nom de mon père André, de mes quatre frères, Daniel, Mario, Patrice, Ghyslain, et de ma sœur, Marie-Josée, de nous accompagner pour dire adieu à notre mère qui a été aux côtés de mon père pendant près de 70 ans. Merci à chacune et chacun d’entre vous de partager notre peine. Nous partageons également la vôtre.
Je connais bien cette église. Enfant, j’ai souvent servi la messe ici, pour des mariages, mais surtout des funérailles. Si c’était durant la semaine, je manquais l’école et on me donnait un dollar. C’était tout un magot à déposer à la caisse populaire ou à donner à la sainte enfance. Ma mère était bien fière. Enfant, je ne pouvais pas imaginer qu’un jour il y aurait une messe pour ma mère dans cette même église.
C’est impossible de vous exprimer en quelques mots, tout ce qu’était ma mère, de vous faire voir son immensité, son amour pour mon père, pour nous ses enfants, ses ambitions de jeunes femmes, ses désirs, son dévouement, sa curiosité, ses engagements.
Les photos projetées au salon funéraire vous ont montrées une parcelle de ce qu’elle a été. En regardant ces photos, j’ai redécouvert sa beauté, je dirais même sa grâce avec ses coiffures sans cesse renouvelées, sa grâce dans ses jolies robes d’été, dans ses simples vêtements de tous les jours ou dans ses tailleurs chics. Elle avait beaucoup de goût, tout comme mon père qui l’avait attendue et choisie comme épouse.
Ma mère était une femme dynamique, une femme moderne, même si, adolescent, je ne la trouvais pas toujours moderne. Elle aimait la nouveauté, mais à l’occasion, elle me trouvait moi, un peu trop avant-gardiste.
Elle est née tout juste avant la crise de 1929 dans son Abitibi qu’elle aimait tant, dans son Abitibi si vivante grâce aux courageuses familles de Collin, Thomas, Bilodeau, Majeau et autres. Ma mère a traversé l’essentiel du 20e siècle en regardant toujours devant, plus loin, en voulant découvrir le monde. À dix ans, seule, elle vient à Montréal en train en passant par Trois-Rivières.
À Senneterre, ma mère a reçu une éducation de grande qualité, grâce à la Congrégation du Sacré-Cœur, des sœurs venues de France en mission en terre de colonisation ; elle a beaucoup aimé l’école ; elle était une élève studieuse, appliquée. Ceux qui ont reçu une lettre, une carte de souhait ou un document écrit de sa main peuvent témoigner de sa calligraphie parfaite, toute en rondeur, et également de son orthographe sans failles.
Ma mère est devenue une femme orchestre accompagnée de mon père. Elle mène tout de front : l’éducation de ses enfants, l’administration des entreprises de son André, les rencontres familiales, les vacances annuelles en Floride, les livres à lire, les activités sociales, les amitiés, les voyages à l’étranger, le camping à Plattsburg ou Saint-Donat, les anniversaires de chacun, les spectacles à voir, les escapades à Burlington, Atlantic City, Charlevoix ou Toronto, les cours à suivre, etc., etc. Encore récemment, elle découpait dans les journaux des publicités de spectacles qui l’intéressaient. Chaque jour, ma mère réussissait à concilier famille, travail et loisir, bien avant que ce soit une préoccupation de notre société.
Ma mère appréciait les chiffres et encore plus les mots. À la fin de chaque année financière, elle faisait la comptabilité de l’entreprise familiale. Avec une immense calculatrice électrique qui faisait un bruit métallique, elle additionnait à la vitesse de l’éclair des tonnes de chiffres, sans même regarder le clavier, et imprimait ces colonnes de chiffres sur un rouleau de papier sans fin. Avec mes yeux d’enfant, ça semblait titanesque, et ça l’était. Je la revois, montant du sous-sol pour préparer notre souper, et dire à mon père, ça balance pas encore ! Mais on va trouver les quelques dollars en trop ou en moins. Et elle finissait toujours par trouver les fameuses erreurs. Elle aimait que ça balance. Elle aimait les choses bien faites. Elle y mettait tous les efforts requis.
Ma mère aimait encore plus les mots que les chiffres. Elle a été une des fondatrices de la bibliothèque de Sainte-Adèle, alors située dans un local du deuxième étage de la chapelle. Les planchers craquaient, mais les étagères en métal gris débordaient de livres à lire. Chaque année, avec d’autres femmes bénévoles, elle partait pour Montréal faire la tournée des librairies et revenait avec une montagne de livres. Si aujourd’hui, ma propre bibliothèque contient des centaines de livres, si j’aime l’histoire, la littérature, la danse, la photographie, le théâtre, ma mère y est pour quelque chose, sans aucun doute.
Ma mère était tout cela et plus encore. Chacun d’entre vous en avez été témoin. Vous avez profité de sa présence, de sa générosité, de son attention, peut-être de ses conseils, de son soutien.
Même avec ses six enfants, je me souviens très bien de moments privilégiés avec ma mère :
•Je me souviens d’après-midi ensoleillés de septembre sur la rue Sigouin avant que j’ai l’âge d’aller à l’école ;
•Je me souviens d’un voyage à Montréal où nous avons dormi tous les deux au sous-sol chez mes grands-parents Thomas à ville Saint-Michel ;
•Je me souviens d’une journée passée à l’expo 67 où Pierre-Elliot Trudeau mange à côté de nous ;
•Je me souviens d’un début de soirée d’été où elle doit aller à Mont-Rolland et me demande de conduire l’auto même si je n’ai pas de permis.
Pour moi, ma maman est partie lentement; elle s'est éloignée de nous progressivement, sans faire de bruit, comme pour ne pas nous peiner. Le choc demeure brutal, mais j'ai eu le temps de la voir s'en aller.
Il y a quelques semaines, j'ai passé près de deux heures, seul avec elle à sa résidence. Un moment que je n’oublierai jamais.
On a parlé un peu, assis dans sa chambre où elle persistait à faire des mots croisés chaque jour;
Il faisait beau, elle voulait faire une marche et aller se balancer dans le jardin. Elle a pris sa canne pour se diriger vers l’extérieur.
À la vue du magnifique chien de la résidence, elle voulait absolument le flatter. Ce qu'elle a fait, avec bonheur, en me disant que lorsque l’animal en aurait assez, il s'en irait tout bonnement. Ce qu'il a fait après quelques minutes. Ma mère et le chien étaient comblés.
En se balançant, ma mère disait trouver bien beau le jardin, les grands arbres, sa résidence. Au pied de la balançoire, il y avait un trou de fourmis dans le sable. Elle m'a demandé ce que c'était. Elle ne savait plus. Je lui ai expliqué, simplement.
À notre marche de retour vers la résidence, devant des plantes desséchées qui jonchaient le sol, elle me dit : si j’avais de l’énergie, je ferais le ménage.
Elle était bien. Elle était paisible, sans beaucoup de mots, avec moins de souvenirs, mais elle était bien. En cette fin d'après-midi ensoleillé de septembre, je l'ai quitté alors qu'elle s'étendait pour se reposer. On s'est fait un signe de la main et un sourire.
Puis, elle m’a dit : Tu diras bonjour à Anne et à tes enfants.
Oui, maman, à bientôt.
J'étais un fils heureux avec sa maman de 90 ans.
Je t’aime maman, tu nous habiteras tous pour toujours.
Gilles
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De Ste-Adèle, le 27 septembre 2018, à l'âge de 90 ans, est décédée Mme Mireille Thomas épouse de M. André Dubé.
Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants Daniel (Marie), Gilles (Anne), Mario (Michèle), Patrice (Josée), Ghyslain (Carole) et Marie-Josée, ses petits-enfants Sarah, Ariane, Jérémie, Caroline, Isabelle, Olivier, Laurence, Émylie, Pierre-André, Myriam et Loïc, ses arrière-petits-enfants Emrys, Elyane, Alys, Rosalie, Félix et Justin, ses soeurs Gisèle (Armand), Micheline (Richard) et Francine (Jean-Marie), son beau-frère Fernand et sa belle-soeur Lucille, neveux et nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.
Elle sera exposée au salon funéraire Guay de Ste-Adèle au:
955 rue Grignon
Ste-Adèle
Le samedi 6 octobre de 14h à 17h, le dimanche 7 octobre de 14h à 17h, de 19h à 21h ainsi que le lundi 8 octobre dès 9h.
Les funérailles auront lieu en l'église de Ste-Adèle le lundi 8 octobre à 11h suivies de l'inhumation au cimetière du même endroit.
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