

Il laisse dans le deuil son épouse Mme Thérèse Dallaire, ses enfants: Gervaise (feu Guy Tremblay), André (feu Denise Perron), Linda (Gérald Gagné), France (Bernard Lavallée).
Il était le fils de feu M. Barnabé Houde et de feu Mme Anne-Marie Bergeron et le gendre de feu M. Almène Dallaire et de feu Mme Bernadette Houde.
Il laisse également dans le deuil ses petits-enfants: Patrick (Alexandra), Valérie (Eric), Véronique (Tommy), Francis, Yannick (Josée), Frédéric (Noëlle-Émilie), Vanessa (Steeve), Jessica (Mathieu), Jean-Philippe (Joanie), François (Joannie) Olivier (Vanessa) et Antoine (Clara); ses nombreux arrière-petits-enfants: Léopold, Guillaume, Loïc, Laurence, Arthur, Maélia, Rosanna, Gabriella, Mathias, Florant, Thomas, Élysane, Clara, Noémie, Théo, Louis, Liam, Noah, Florence.
Il était le frère de: feu Lucie (feu Louis-Henri Martel), feu Pierrette (feu Louis-Philippe Gagné), feu Roland (Carmelle Houde), Maurice (feu Jeannette Lavoie, feu Ange-Aimé Côte), Marie- Ange (Feu Emilien Houde), Eva (feu Yvon Gagné), Magella (Diane Pelletier), Marie-Claire (Viateur Gagnon) et feu Gérard-Raymond; le beau-frère de: feu Joseph-Aimé (Madeleine Simard,) André (Marcelle Côté), feu Nicolas, Pierre-Eugene (Angèle Gagné), Il était le parrain de : Paul-Émile Houde et de Marco Dallaire, ainsi que l’oncle de nombreux neveux et nièces.
La famille accueillera les parents et amis à la résidence funéraires de
L'Anse-Saint-Jean, 263 Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean.
Les heures d'accueil sont le vendredi 27 septembre 2024 de 18h à 21h. Samedi le salon sera ouvert à compter de 10h.
Par la suite, la famille vous invite aux funérailles qui auront lieu le samedi 28 septembre 2024 à 14h à l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Anse-Saint-Jean.
M. Houde fut à l'emploi de la Donohue pendant plusieurs années.
La famille remercie le personnel soignant du département de médecine de l’Hôpital de La Baie ainsi que le personnel du CLSC de l’Anse-Saint-Jean pour tous les bons soins reçus.
Pour ceux et celles qui le désirent, une personne bénévole de la Fondation de l’Hôpital de La Baie sera présente au salon afin de recueillir vos dons.
Pour démontrer votre soutien à la famille de M. Houde et partager un souvenir, visitez notre site: www.graveletfils.com. Pour informations : (418) 543-0755.Courriel : [email protected]
Direction funéraire : Résidences funéraires Gravel & Fils.
HOMMAGE
Cher papa,
Aujourd’hui, nous sommes tous réunis pour te dire au revoir. En tant que ta fille, il m’est difficile de trouver les mots justes pour te rendre hommage une dernière fois. Pour toi, les dates étaient importantes, tu nous as quitté un vendredi 13 et aujourd’hui, en ce 28 septembre, tu aurais célébré ton 67e anniversaire de mariage. De là-haut, tu pourras danser cette dernière valse en cette occasion spéciale.
Tu laisses derrière toi ton épouse, tes quatre enfants, tes douze petits-enfants et tes dix-neuf arrière-petits-enfants. Ton départ nous a pris par surprise, mais je crois tout de même que tout s’est passé comme tu l’aurais souhaité : dans le calme, entouré de tes enfants et de ton épouse bien-aimée. Tu disais souvent combien tu étais chanceux de l’avoir à tes côtés pour prendre soin de toi. Maman, nous te remercions du fond du cœur pour tout ce que tu as fait. Papa n’aurait pas pu vivre ces dernières années de cette manière sans tes bons soins, et nous t’en sommes profondément reconnaissants.
Notre père a vécu de la terre et de la forêt. Il a travaillé pour les syndicats et pour la compagnie forestière Donohue jusqu’à la fin des années 70 en tant qu’opérateur de slasher, un équipement forestier de 100 pieds de long. Par la suite, il s’est consacré à diverses activités comme le jardinage, l’élevage de poulets de grains, de poules pondeuses et de chinchillas, ainsi que des travaux de journalier ici et là, pour finalement se tourner vers l’ébénisterie.
Papa, tu as été un fils, un frère, un époux, un père, un grand-père, un arrière-grand-père, un collègue et un ami extraordinaire. Chacun comptait pour toi et tu étais toujours prêt à rendre service à ceux qui en avaient besoin, que ce soit pour offrir un lift avec ton snow ou d’aider la famille pour la récolte des foins.
Il était débrouillard, il réussissait à faire des tâches seul ou plusieurs auraient échoués. Il était ingénieux et il trouvait toujours un moyen d’arriver à ses fins. Entre autres, il m’impressionnait toujours de la façon qu’il s’y prenait pour déplacer des objets lourds sans forcer. Il utilisant un système de rondins qu’il glissait sous les objets pour ensuite les faire rouler où il désirait.
Papa était un précurseur en matière de recyclage, donnant une seconde vie à des objets que personne d’autre n’aurait imaginé. Il transformait une vieille tondeuse en brouette, une balayeuse en coupe-bordure, et utilisait des contenants de lait en plastique pour fabriquer des tiroirs à vis dans son atelier. On le qualifiait de “patenteux”. Pour lui, tout pouvait être recyclé et réutilisé. Lorsqu’un objet était cassé, on le lui apportait et il le réparait. Il pouvait passer des heures à réparer une bouilloire, un grille-pain ou un poêlon électrique. Il était persévérant, il essayait jusqu’à temps qu’il réussisse.
Papa était un grand passionné, toujours animé par de nouveaux projets. Parmi ses réalisations, on compte plusieurs constructions, dont leur première maison au rang Périgny, où ils ont emménagé dès leur mariage, le jour des 20 ans de ma mère. Il a également construit le chalet au lac Dallaire en 1970, la maison actuelle de la rue Dallaire en 1972, et un camp sur son lot à bois à Périgny qu’il visitait avec sa chenille.
Une autre de ses passions était son jardin. Il en était très fier et y passait beaucoup de temps. Particulièrement les patates, il en mangeait dans tous les sens du mot. Fallait les semer à la bonne date, lorsque la lune était à la bonne place, même chose quand c’était le temps de les arracher, fallait suivre les étapes. Les gourganes faisaient également partie de son palmarès de préférences.
La création de chef-d’œuvre était un passe-temps qui est vite devenu une source d’intérêt pour beaucoup. Je suis convaincue que plusieurs d’entre vous possèdent une pièce de collection unique qu’il vous a offert. Mon p’tit dernier a eu le privilège de dormir dans un magnifique berceau fabriqué de ses mains. Avec l’arrivée d’internet, il demandait à maman de lui trouver de nouveaux modèles et, une fois réalisés, il lui demandait de venir inspecter. Il recommençait tant que cela ne passait pas le test.
Papa avait ses superstitions bien à lui. Il ne fallait jamais se couper les ongles le vendredi ou le dimanche, de peur d’avoir des ongles incarnés. À l’approche de Noël ou de son anniversaire, il comptait les petites marques blanches sur ses ongles pour savoir combien de cadeaux il recevrait.
Chaque année, du jour de Noël jusqu’aux rois, il notait le temps qu’il faisait à chaque journée, confirmant que cela reflétait les conditions météorologiques de chaque mois de l’année à venir. Il avait aussi ses dictons : “Les corbeaux chantent, il va pleuvoir”; “Le soleil se couche dans l’eau, il va pleuvoir”; “il y a des traces de pas de souris sur la neige, il y aura un doux temps dans les 10 jours à venir”; “Les feuilles tournent à l’envers avec le vent, il va pleuvoir”; “Les nids de guêpes sont hauts, il y aura beaucoup de neige” et “Les poules sont jouquées, il va pleuvoir”.
Il était un époux attentionné, toujours aux petits soins. Il racontait leur fréquentation et nous disait à quel point il trouvait incroyable que cette belle créature puisse s’intéresser à lui. Elle était trop belle, « qu’il disait ». Encore dernièrement, il en parlait avec plein d’étoiles dans les yeux. Pour lui, c’était important que ma mère se sente bien, qu’elle soit bien habillée. Il avait son cadeau pour chaque occasion. Encore dernièrement ou c’était impossible pour lui de sortir magasiner, il nous donnait la commission d’acheter un cadeau de sa part pour son anniversaire, pour Noël et les autres occasions.
Étant jeune, je me souviens que lorsqu’il revenait de faire des commissions, il lui rapportait toujours une surprise qu’il lui remettait à la cachette. Je me souviens que très souvent il lui préparait son déjeuner le matin. À chaque fois que ma mère lui demandait de lui préparer un petit coin pour semer des nouvelles fleurs sur le terrain, il lui répondait qu’il y en avait déjà assez grand. Mais, le lendemain matin, elle trouvait un nouveau carré prêt pour les nouvelles semences.
Il était un père taquin, lorsqu’il nous demandait un service, il promettait de nous dire son nom. On s’empressait d’exécuter la tâche, impatients de découvrir le nom qu’il nous inventerait.
Quand il rentrait à la maison après une semaine de travail, mon frère et mes sœurs fouillaient dans ses bagages pour voir ce qu’il avait rapporté, il avait toujours une surprise pour chacun. Pendant ce temps, maman lui racontait nos mauvais coups (surtout ceux de mon frère) pour qu’il nous punisse. Il répondait qu’il ne pouvait pas nous punir, ne nous ayant pas vus de la semaine.
Papa était un papa gâteau, incapable de dire non. Il aimait toujours faire plaisir. Il embarquait dans toutes nos folies, que ce soit pour adopter une corneille, un cochon d’Inde, une marmotte, des lapins ou une souris. Un jour, il a vu des petits moutons à vendre dans les petites annonces du Progrès Dimanche. Je lui ai supplié de m’en acheter un, et le lendemain, nous sommes partis chercher mon mouton à Ferland Boileau en pleine tempête de neige.
Il nous fabriquait des jeux en bois recyclé 😊 comme des échasses, des balançoires, des brouettes, des camions, etc. Il m’a fabriqué une cabane tout équipée, je faisais l’envie de toutes les petites filles du village.
Il venait me réveiller chaque matin pour l’école, à 7h, 7h15, 7h30, 7h45. Quand je finissais par me lever, mes toasts étaient prêtes avec les tomates dessus, coupées en 4 pour que ce soit plus facile à manger. Il m’a préparé mon lunch chaque jour de mon secondaire et même lors de ma première année de travail, sandwich paris paté Ketchup.
Papa était aussi un grand-papa présent et attentionné. Je me souviens surtout des tout premiers petits-enfants. À peine savaient-ils dire deux mots qu’ils lui demandaient d’aller voir les poules. Beau temps, mauvais temps, papa sortait avec eux pour faire le tour du poulailler et du jardin. Avec tous les autres, je me souviens qu’il se promenait avec eux dans ses bras pour leur montrer tout ce qui était accroché aux murs dans la maison. Il faisait de chaque moment un événement important. Il se rappelait de la date de fête de chacun, il a même décidé d’arrêter de fumer le jour de la naissance d’un de ses petit-enfant. Il trouvait que c’était une belle date pour ça. Vous, les petits-enfants, vous n’avez peut-être aucun souvenir, mais vous avez tous dansé la calibourdine sur ses genoux, sans exception et aussi…vous avez tous eu droit à la douce berceuse de « queue, les bœufs, les vaches et les cochons… ».
À Noël, il récitait ses 1000 Avé Maria, passant des heures en prières. Il disait avoir repris la relève de sa mère à son décès, priant désormais pour la famille. La nuit de Pâques, c’était la cueillette de l’eau de Pâques et de l’écorce de bouleau qu’il distribuait religieusement à toute la famille par la suite pour que personne ne manque jamais d’argent.
Sa foi en Dieu était exemplaire, Il restait toujours positif dans les épreuves. Lorsqu’il vivait une situation difficile, il disait qu’il mettait ça dans les mains du bon Dieu et que ça allait bien aller. Chaque jour il priait pour toute sa famille et plusieurs autres personnes. Il avait une liste de noms pour qui il récitait des prières spécialement destinées pour chacun d’eux. Je suis certaine que tu iras directement au paradis.
Dernièrement, il s’inquiétait de savoir qui prendrait la relève de prières, après lui. Alors, qui dans la famille prendra ce mandat? Je lance son appel!
Papa, tu n’es plus de ce monde, mais l’amour et les valeurs que tu nous as transmis ne mourront jamais. Tu nous as appris le respect, la tolérance, la gratitude, la reconnaissance et tout dernièrement, la résilience. Tu nous rappelais toujours de non seulement demander au bon Dieu mais aussi, toujours de remercier le bon Dieu pour ce que nous avons. Nous nous souviendrons toujours de tes enseignements, de ta bienveillance et de ta passion pour la vie. Tu aimais la vie et tu avais une foi inébranlable en elle.
Nous te remercions pour tout ce que tu as fait pour nous, pour chaque moment partagé, chaque sourire et chaque conseil. Ta présence nous manquera, mais nous trouverons du réconfort dans les souvenirs précieux que nous avons de toi.
Repose en paix, cher papa. Nous t’aimons et nous te porterons toujours dans nos pensées et nos prières.
C’est maintenant à ton tour de faire un beau dodo. Je t’aime, mon papa couli, mon papa beau.
France
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v.1.18.0